vendredi 21 avril 2017

Le sixième sommeil

HISTOIRE

Ce roman est une plongée au cœur du sommeil, et plus particulièrement des cinq phases de ce dernier. Mais des recherches prouveraient l'existence d'une sixième phase, là où tout serait possible...

CRITIQUE

Difficile de résumer un récit de Bernard Werber, ce dernier étant d'ailleurs centré sur un sujet bien spécifique : le sommeil. Avec un thème pareil, pas étonnant qu'il se soit trouvé dans ma PAL de Printemps.
Et si le pitch de départ semblait sympathique, je suis ressortie très déçue de cette lecture.

On suit une famille où le sommeil fait partie intégrante de leur vie puisque la mère est neuropsychologue et travaille justement dans un département pour aider les personnes atteintes de troubles du sommeil. Le fils suit le même chemin, mais poussera les recherches de sa mère bien au-delà de ce qu'elle avait réalisé.

Le roman est, comme écrit plus haut, une énorme déception.
Pourtant, tout avait bien commencé au départ ; j'ai dévoré les 100 premières pages, passionnée par ce que je lisais. On découvre des aspects scientifiques du sommeil dont je ne soupçonnais même pas l'existence. C'est informatif, sans pour autant être lourd ; je n'ai pas vu le temps passer.
Et puis, passé le cap des 100 pages, un événement se produit qui va mener le roman dans un trip totalement WTF.

C'est clairement à partir de ce moment-là que j'ai décroché. Et je n'ai plus ressenti l'intérêt qui m'avait happée dès les premières pages. Déjà parce que l'histoire perdait de son sens à mes yeux, mais surtout parce que je ne voyais jamais où l'auteur voulait en venir. Et c'est encore le cas après avoir terminé le livre !

Certes, on a droit à quelques moments surprenants (surtout vers la fin), mais le fameux "projet secret" de la mère n'est pas si secret que ça, pour peu qu'on arrive à deviner en quoi ça consiste (il faut dire aussi que le titre n'est pas super discret...). Mais ce fameux projet est totalement oublié pendant un tiers du livre jusqu'à ce qu'il revienne au centre de l'attention vers le dernier tiers qui lui est intégralement consacré (on en parle quand même dans les 100 premières pages, mais c'est peu abordé) !
Le reste du temps, je n'ai pas du tout accroché ; c'est plat et ennuyeux alors qu'avec un sujet pareil (le sommeil) et l'exploration de ce dernier (un peu à la manière des Thanatonautes et la mort), y avait de quoi développer. Mais c'est mal amené je trouve : en fait, je pensais que la découverte du sixième sommeil prendrait TOUT le livre... Et puis, dans mes souvenirs, les Thanatonautes était plus passionnant à lire...

Si l'histoire ne m'a pas beaucoup plu, les personnages, eux, sont très creux !
Aucun d'entre eux n'est véritablement développé, ce sont vraiment des personnages de papier. Je n'ai ressenti aucun attachement, aucune empathie ; je ne me sentais pas concernée par ce qui leur arrivait.
Et comme les protagonistes ne sont pas très travaillés, forcément, les relations non plus. Cela donne d'ailleurs lieu à des moments vraiment surprenants, voire WTF (cf. les dernières scènes avec Lucie qui cloît la première partie du roman).

Ce qui est bien avec Bernard Werber, c'est qu'il arrive à proposer des sujets variés avec une plume accessible au grand public. Bon, parfois faut s'accrocher, mais il sait nous présenter les choses de manière imagée, sans pour autant que ce soit compliqué. Et encore une fois le cas ici.

Si les 100 premières pages m'ont plu, Le sixième sommeil prend un virage totalement WTF qui m'a décrochée pour ne plus jamais m'y tenir totalement. L'histoire est plate et les personnages creux. 
Reste le style accessible et imagé, mais ça reste une amère déception.

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