mercredi 28 février 2018

La maison des murmures

HISTOIRE

Sarah, fille d'un starlette assassinée, est engagée pour un étrange travail : retrouver un magnétophone, qui contiendrait le dernier témoignage de Rex Feinis, ancienne célébrité, décédé dans un tremblement de terre.
Seulement, Sarah va se rendre compte que son travail dépasse le cadre d'une simple trouvaille...

CRITIQUE

Si vous me suivez depuis un moment, vous savez que Serge Brussolo est un de mes écrivains préférés. Ce que j'aime surtout, c'est son imagination débordante !
Et il prouve, une fois encore, qu'il n'a pas son pareil pour inventer des histoires farfelues, mais diablement cohérentes. C'est précisément le cas de cette Maison des murmures.

Le travail de Sara est, à priori, simple : retrouver un vieux magnétophone dans des containers laissés à l'abandon. Mais les dit-containers contiennent ce qu'il reste de la maison de Rex Feiris, une célébrité décédée dans le tremblement de terre qui a ravagé sa demeure. Or, on raconte d'étranges rumeurs et légendes sur Feiris et sur sa maison, surnommée "La Maison des murmures". Et Sara va s'apercevoir que les légendes contiennent une part de vérité.

Ce que j'ai beaucoup aimé dans l'histoire, c'est l'imagination débordante de l'auteur. Il nous propose plusieurs aspects fantastiques, notamment une histoire de pacte sanglant, de personnages de fictions qui prennent vie... Mais est-ce que tout cela est bien réel ?

Car le génie du récit, c'est de nous plonger constamment dans le doute : est-ce que ce ne serait pas le fruit de personnes en déficience mentale ? Ou bien y-a-t-il vraiment un aspect fantastique derrière tout cela ?
Durant toute ma lecture, je me demandais où était le rêve, ou était le fantasme ? Même la fin laisse planer le doute, sans jamais avoir une confirmation ou une infirmation des deux points de vue. A mes yeux, elles se tiennent parfaitement.

Outre le doute permanent, on a aussi une tension de plus en plus forte qui s'installe. On se demande, comme Sarah, où on a bien pu tomber ! Je ne me suis pas ennuyée une seconde, désireuse de savoir ce qui allait lui arriver. Et de ce point de vue là, je suis en partie satisfaite.
C'est surtout la fin qui m'a déçue ; comme pour Les Emmurés, l'auteur n'apporte pas de réelle conclusion à son récit, nous laissant dans le désarroi. D'autant plus que la tension n'est pas complètement retombée, et qu'il reste encore une part d'angoisse qui traverse la vie de notre héroïne.
Bref, si le récit est bien amené (les révélations sont surprenantes), la fin m'a déçue.

Ce que je retiens aussi de ce texte, c'est le côté "nostalgique". On plonge dans les années 50/60, dans une époque trouble, où le cinéma souffre de la concurrence télévisuelle, de plus en plus présente dans les foyers. Les films en noir et blanc sont d'ailleurs très dépeints et servent d'ailleurs le propos principal du récit. Outre l'aspect cinématographique, on plonge aussi dans la mélancolie de certains personnages, qui regrettent l'époque où ils étaient adulés, mais ne sont plus que l'ombre d'eux-même.
Y a un vrai travail de recherche qui conduit à cette ambiance très particulière que j'ai beaucoup aimé.

Sarah est un personnage attachant par moment, car je l'ai trouvée plutôt "passive" dans sa façon de réagir par rapport aux événements. Ce n'est qu'à la fin qu'elle se décide enfin à se bouger les fesses et à tenter de s'en sortir par tous les moyens.
Ça a donc été en dent-de-scie durant toute ma lecture avec elle. Tantôt cruche, tantôt attachante. Dans tous les cas, elle est oubliable.

Quand aux autres, s'ils apportent tous leur contribution à l'histoire, il n'en ressort finalement pas grand chose. Entre les personnes abjectes qui ne pensent qu'à la drogue et la baise (Antonia ou les deux mecs qui l'accompagnent, dans les scènes avec les containers) et ceux avec une personnalité plus étranges (feu-Feiris qui semblait avoir une influence considérable sur Hollywood ou encore le mentor de Sarah), y en a pas vraiment un qui se révèle attachant.
En revanche, ils se démarquent chacun du lot, de part leur personnalité et leur passé. En fait, ils sont plus marquants que l'héroïne elle-même !

Si Serge Brussolo n'a pas son pareil pour raconter ses histoires, c'est toujours d'une manière fluide, avec toutefois cette ambiance très particulière qui le caractérise. 

Cette Maison des murmures a de quoi donner bien des frissons. Bon, c'est pas le meilleur Brussolo que j'ai lu, mais j'ai adoré l'ambiance mélancolique et nostalgique qui se dégage, sans parler de l'histoire sombre et angoissante. Reste une héroïne à étoffer davantage et des persos secondaires à rendre plus attachants.

lundi 26 février 2018

Hôtel Vendôme

HISTOIRE

Hugues peut être fier de sa réussite : en quelques années, son hôtel est devenu prospère. Une passion de l'hôtellerie qu'il a transmis à sa fille unique, Héloïse.
Durant plusieurs années, l'hôtel Vendôme sera le théâtre de moments de joie, de bonheur, mais aussi de drames.

CRITIQUE

Je n'avais jamais lu Danielle Steel, alors que c'est une auteure qui occupe constamment le top 10 de meilleures ventes, à chaque titre paru. Je voulais donc voir de quoi il en retourne et j'ai emprunté ce roman car c'était celui dont le résumé me parlait le plus.
Eh bien, même si ça se lit vite, quand on gratte la surface, on se rend compte que c'est le vide intersidéral. Rien n'est développé : ni l'histoire, ni les personnages.

On va suivre un père et sa fille durant plusieurs années, avec pour décor principal leur hôtel, le Vendôme. Ce dernier, très populaire, est régulièrement occupé par des stars ou des personnalités influentes. Hugues et Héloïse vont passer par différents stades de leur vie, avec l'hôtel en toile de fond.

Et, qu'on se le dise : l'histoire ne casse pas des briques. Et cela pour deux raisons.
La première étant le nombre de descriptions inutiles, qui alourdissent le produit fini. L'auteure passe son temps à nous expliquer que l'hôtel Vendôme est génial, que le personnel est extra et fait super bien son taf... OK, c'est du haut de gamme, mais si la perfection existait, ça se saurait. Or, à part un problème de fuite au début du roman, une évacuation et une remise en question de la décoration de certaines chambres, y a jamais de gros problèmes. Les quelques soucis cités n'apportent aucun impact sur la vie des personnages, ou presque. A part pour pondre une romance entre le père et la décoratrice, mais en dehors de ça, y a d'enjeu.

Et puisqu'on en parle, en temps que deuxième raison négative, les quelques "bons" éléments d'intrigue sont balayés en un tour de main. On a bien une scène censée être dramatique, mais qui est rapidement expédiée. Pareil pour les soucis familiaux, qui n'apportent pas grand chose et ne semblent pas affecter la personnalité de nos protagonistes.
En fait, j'ai l'impression que l'auteure ne veut pas tomber dans le mélo-dramatique et veut limiter la "casse" à tout prix. Sauf que par ce procédé, on tue dans l’œuf les propos vraiment intéressants du récit et cela le plombe complètement.

Surtout que, comme écrit plus haut, Mme Steel ne cesse de souligner la grandeur de l'hôtel et le professionnalisme parfait de ses employés. Sans compter le fait que le père et la fille traversent des moments "parfaits" dans leur vie : elle réussi brillamment ses études et a toujours des idées qui font mouche, lui a du bol de tomber sur LA femme de sa vie, à la première décoratrice d'intérieur qu'il rencontre. Décidément, ils sont tellement parfaits qu'ils en deviennent fades... ou presque !

Héloïse, notre héroïne de base, est juste insupportable. C'est l'exemple typique de la meuf qui n'a jamais surmonté son complexe d'Electre. Elle ne supporte pas que son père puisse refaire sa vie, alors que Mademoiselle peut batifoler comme bon lui semble ! En fait, elle apparaît plus comme une petite fille capricieuse, qui fait marcher son petit monde à la baguette, que comme une redoutable femme d'affaire.

Concernant son père, Hugues, c'est un peu pareil : je n'ai pas aimé le personnages, parce que je le trouve fade, en plus d'être dépourvu de personnalité marquante.
C'est vrai qu'il dirige un hôtel de luxe, mais en dehors de son côté "patron", il ne dégage aucun charisme. Et c'est encore pire quand il trouve l'amour ; il se transforme en mec transis, complètement gaga, ce qui m'horripile au plus haut point !
Mais surtout, il manque cruellement d'autorité sur sa fille unique. OK, leur passé familial joue un rôle, mais c'est pas parce que tu diriges une entreprise que tu peux pas veiller sur ta fille ! Et c'est pas comme si tu ne pouvais pas engager une nounou ou demander à quelques membres de ton personnel de garder un œil sur elle !

Concernant les autres, ils sont très secondaires, et n'apportent pas grand chose. A part Nathalie, le grand amour d'Hugues, et encore ; elle se limite à être la copine du père et la nouvelle décoratrice de l'hôtel.

Le style n'est pas très recherché ; en fait, on va à l'essentiel, sans jamais approfondir les choses. Ça se lit vite, mais l'ensemble est vite oubliable.

C'était la première fois que je lisais Danielle Steel. Je réitérerais certainement l'expérience, mais pas dans un futur proche. Parce que clairement ce titre est décevant : à priori on passe un bon moment, mais tout est creux et fade, que ce soient l'histoire ou les personnages.

dimanche 25 février 2018

Pour toujours... jusqu'à demain

HISTOIRE

Suite à la mort de son père, Macy vit repliée sur elle-même. Son univers se limite à son travail à la bibliothèque et sa mère, accaparée par son besoin de se rendre utile.
Et puis, elle rencontre Wish et tout change. Au contact de ses membres, l'adolescente s'ouvre de nouveau à la vie et redécouvre la chaleur de l'amitié et de l'amour.

CRITIQUE

J'ai choisi ce titre pour mon Challenge ABC Jeunesse/Young Adult. De Sarah Dessen, je n'ai lu qu'un livre, que j'avais apprécié, mais sans plus.
Et c'est pareil avec ce titre : j'ai passé un agréable moment, mais il ne restera pas longtemps dans ma mémoire. La preuve : j'ai déjà oublié pas mal d'éléments concernant l'histoire et les personnages. Mais je vais essayer d'être la plus complète possible sur cette chronique.

Dans ce livre, Macy, notre héroïne, a perdu son père récemment. Ce n'est qu'au contact d'inconnus qu'elle va peu à peu sourire à nouveau à la vie, et faire le ménage dans sa vie professionnelle et personnelle.

Bon, l'histoire en elle-même n'est pas criante d'originalité : une ado, à la dérive depuis la perte d'un proche, va reprendre du poil de la bête suite à des rencontres inattendues. J'ai déjà lu ça quelque part, mais Sarah Dessen nous propose une jolie histoire, pleine de bons sentiments.

Certaines scènes m'ont beaucoup touchée, notamment celles où Macy se confie à Tim ou encore les dernières pages, avec sa mère. L'auteure arrive à distiller l'émotion, sans jamais en faire trop. Elle nous offre ainsi un récit touchant, qui peut parler à tout le monde.
Mais ce que j'ai préféré, ce sont les passages culinaires : en effet, Macy va se retrouver dans une affaire de traiteur, à devoir préparer et apporter les plats aux clients. Cela donne lieu à des situations rocambolesques, parfois drôles, mais qui ont le mérite d'enrichir et renforcer les relations entre les personnages.

Et puisqu'on parle d'eux, j'avoue avoir eu du mal avec Macy.
Elle a une vie réglée au millimètre près, pour ne plus souffrir. Sauf qu'elle va se rendre peu à peu compte que ce qu'elle vit n'est pas forcément la bonne solution ; ses nouveaux amis vont lui faire prendre conscience qu'elle peut à nouveau sourire à la vie.
Cependant, là où nous lecteurs, avons capté les gros trucs, l'adolescente met un temps fou à les cerner. Ce qui en devient très agaçant.

Autre perso avec lequel j'ai eu du mal : Jason.
Petit ami de Macy, c'est le cliché du type très intelligent, mais qui ne veut pas s'engager parce que trop occupé à ses activités (para)scolaires. Et bien sûr, il a du mal à comprendre l'épreuve que traverse sa copine.
Faut bien justifier le fait que Macy va tomber dans les bras de Tim ! C'est tellement forcé que ça en est risible, je trouve.

Idem pour la mère, que j'ai eu le plus grand mal à cerner. Quitte à la détester.
Sur ce coup là, j'aurais bien aimé avoir son point de vue ; voir comment elle gère son deuil, au travers de son boulot ou encore, sa relation avec ses filles.
J'ai trouvé le changement de comportement assez brutal, bien que bienvenue.

En revanche, j'ai préféré la bande que constitue Wish, le fameux traiteur pour lequel Macy va travailler.
Le groupe est soudé et chaque interaction avec eux marche à fond. Ce sont de loin les personnages les plus intéressants à suivre. Surtout Tim, dont l'histoire est très touchante.

Ça se lit vite et bien ; Sarah Dessen arrive à nous livrer des tranches de vie, des moments forts et douloureux. Mais aussi des moments de joie qui donnent le sourire.

Un roman jeunesse globalement sympa, même si je regrette le choix de la narration et une narratrice un peu molle du genou.

jeudi 22 février 2018

Memorex

HISTOIRE

Cela fait un an que la mère de Rhéa est morte dans un attentat. Un an que son frère jumeau, Aïki, fuit son contact, alors qu'ils étaient si proches. Un an de non-dits et de ressentiments, qui risquent fort d'éclater sur Star Island, à l'occasion des retrouvailles familiales.

CRITIQUE

Cindy van Wilder est une auteure belge dont je n'avais encore jamais lu les romans. Et je me suis dis que, la découvrir à l'occasion du New Year Book Challenge serait une bonne idée. D'autant plus que je ne lis pas souvent de la SF.
Et bien, je devrais en lire plus souvent parce que non seulement j'ai découvert une nouvelle auteure à suivre, mais en plus, j'ai kiffé ce livre !

Rhéa a perdu sa mère dans un attentat, il y a tout juste un an. A l'occasion de cet "anniversaire", son père, avec qui elle est en conflit, l'invite sur Star Island. Aïki, son frère jumeau est aussi de la partie, malgré leur relation devenue distante.
Sur place, les rancœurs, les non-dits et les secrets explosent ; la vie de Rhéa ne sera plus jamais la même.

L'auteure prend le temps de placer le décor et les personnages. Durant les 60 premières pages, on fait la connaissance de Rhéa et de son entourage. On découvre aussi le décor de Star Island, qui servira de huit-clos durant toute l'intrigue.

Le point de vue est majoritairement celui de Rhéa, mais les chapitres sont entrecoupés de passages en italiques, qui sont, soit des extraits de journaux intimes, soit des moments-clés du passé des personnages. Cela permet d'en apprendre davantage sur eux ou la situation (passée et/ou actuelle), et d'emboîter peu à peu les pièces du puzzle.

Une fois l'élément déclencheur survenu, c'est parti pour une série de révélations et de rebondissements qui font qu'on a envie de poursuivre cette lecture jusqu'au bout. Pour ma part, je ne me suis pas ennuyée une seconde !
C'est d'autant plus angoissant que tout se déroule en huit-clos. On a une scène où la famille se retrouve enfermée dans une pièce, ce qui accentue la tension, le suspens... quand elle ne provoque pas carrément un sentiment claustrophobe. 

Le roman a un côté "thriller", saupoudré d'une touche de science-fiction. Les deux sont habilement mélangés, ce qui fait de Memorex un titre parfait pour ceux et celles qui veulent découvrir ces deux genres. Très accessible, et en même temps profond, car vu la thématique proposée, elle peut lancer bien des débats.

Car, à travers ce roman d'anticipation, l'auteure propose une réflexion sur l'éthique scientifique : peut-on tout se permettre au nom de la science ? Peut-on jouer à l'apprenti sorcier afin de défier les lois de la nature ? Peut-on jouer avec la mémoire des gens, sous prétexte de préserver ceux qu'on aime ?
Tout un questionnement très intéressant, qui vous poursuit, même après avoir terminé le livre.

J'ai trouvé les personnages très travaillés et attachants. 
A commencer par Rhéa, notre narratrice.
On découvre une jeune fille très affectée par la mort de sa mère, pleine de rancœur envers son père et sa tante. Elle va peu à peu découvrir le véritable visage de son entourage et percer le mystère planant autour de l'attentat.
Je l'ai trouvée très attachante, très marquée par les événements qu'elle a traversé. Cela l'oblige à devenir mature, ce qui se ressent dans sa façon de parler.
J'ai beaucoup aimé aussi sa manière de gérer tout ce qui va lui tomber dessus. Elle se montre courageuse, un peu peureuse, mais avec ce qu'elle traverse, c'est bien normal...

J'ai adoré aussi le personnage d'Holly, la petite amie d'Aïki (frère jumeau de Rhéa). Archétype de la fille populaire, qui aime la mode et la beauté, elle va se révéler peu à peu et nous démontrer qu'elle en a dans la cervelle ! Sa façon de réagir par rapport aux événements est juste incroyable : elle m'a bluffée durant tout le texte ! A tel point que, comme Rhéa, mon regard sur elle a totalement changé.

Le père et le frère sont plus en retrait, même si la fin explique leur comportement. Cependant, ils se révèlent plus complexes qu'il n'y paraît : à la fois monstres et victimes, ils sont tiraillés entre leurs désirs et ce qu'ils sont réellement. C'est dommage que le récit ne leur donne pas plus de profondeur, car ils sont les plus intéressants à suivre.

L'écriture est fluide et addictive. De plus, l'auteure sait mettre le lecteur en condition et le plonger dans les méandres de l'être humain, pour le meilleur et pour le pire. Une belle plongée au cœur d'une science qui finit par échapper à tout contrôle.

Memorex est un excellent roman d'anticipation ! Cindy van Wilder est une auteure à suivre et je me ferais un plaisir de lire ses autres textes, notamment sa saga des Outrepasseurs.

mardi 20 février 2018

La vérité sur l'affaire Harry Québert

HISTOIRE

Marcus Goldman souffre du syndrome de la page blanche. Or, il doit impérativement envoyer son prochain manuscrit à son éditeur dans les plus brefs délais.
Mais voilà que resurgit une affaire, vieille de 33 ans : son ami et ancien professeur Harry Québert est accusé du meurtre d'une adolescente de 15 ans, avec laquelle il aurait eu une liaison.
Marcus part alors dans la petite ville d'Aurora pour tenter de découvrir le fin mot de l'histoire...

CRITIQUE

Cela fait un moment que je lorgnais sur les titres de Joël Dicker et le résumé de ce titre me parlait plus que Le livre des Baltimore. C'est donc sans a priori que je me suis lancée dans l'aventure Harry Québert, et j'ai passé un bon moment, même si pas mal de défauts sont à relever.

Tout l'intrigue se centre sur deux éléments : le meurtre de la jeune Nola Kellergan, 15 ans à l'époque et sur les soucis de Marcus concernant l'écriture de son deuxième roman. Les deux vont se télescoper, puisque notre héros décide d'écrire un ouvrage sur l'affaire Harry Québert, et tenter de prouver son innocence en remuant le passé.

Le côté "enquête" est, de loin, la partie la plus intéressante de l'histoire. L'auteur arrive à distiller le suspens et la tension, ce qui fait qu'on devient rapidement accro.
Le bouquin fait plus de 600 pages, mais je ne les ai pas vu filer. Je voulais absolument connaître le fin mot de l'histoire, découvrir ce qui était arrivé à Nola. D'autant plus qu'on se rend compte qu'Aurora est un petit patelin où les habitants ont bien des choses à cacher...

Bon, le fait qu'un type débarque de nulle part et trouve des indices, 33 ans après les faits, que la police n'avait pas relevé avant (ce qui pourrait la faire passer pour incompétente) peut manquer de crédibilité. Mais perso, ce genre de procédé ne me pose pas de problème. En plus, M. Dicker apporte une explication pour justifier ce fait.

J'ai été transportée par le récit, ayant été surprise par le twist final. Je ne l'avais pas vu venir !
En revanche, je relève un gros point négatif : j'ai l'impression que l'auteur en fait trop.
Je veux dire par là que les éléments s'accumulent, au risque de sombrer dans le surplus. J'ai trouvé certaines révélations tellement énormes qu'au bout d'un moment, j'ai fini par ne plus y croire. OK, je veux bien que les habitants aient leurs secrets, mais faut pas en faire des caisses non plus !

C'est d'autant plus dommageable que mon intérêt pour le livre s'en est vu diminué. Pas complètement bien sûr, mais ce point mine la lecture.

Un autre aspect que j'ai moins aimé : les réflexions sur le métier d'écrivain. Ce point aurait pourtant pu être très intéressant, mais finalement, cela ne l'est pas tant que ça. Chaque chapitre débute par un conseil donné par Harry à Marcus sur la façon d'écrire un livre.
C'est sympa, certes, mais premièrement, si on s'intéresse de près ou de loin à l'écriture, ces conseils ont un air de déjà-vu ; deuxièmement, j'ai trouvé par moment que certains conseils étaient pompeux.

De plus, l'idée d'écrire un livre sur l'affaire Harry Québert était sympa... si là encore, l'auteur n'en faisait pas des tonnes !
L'éditeur utilise des stratagèmes commerciaux (douteux) pour promouvoir le futur roman de Marcus. Sauf qu''encore une fois, la publicité est tellement énorme que ça en devient grotesque.

Est-ce que les personnages sauvent le livre de ces quelques éléments négatifs ? Même pas !
En fait, je les ai tous détestés !

A commencer par Marcus et Harry qui ont le même point commun : un ego surdimensionné.
Ils sont persuadés d'écrire LE chef-d'oeuvre de leur vie ; et quand ils sont au sommet de leur gloire, ils se permettent de se brûler les ailes... quitte à se retrouver dans la panade par la suite.
Je les ai trouvés imbus d'eux-mêmes et insupportables. Même le background d'Harry n'a pas changer mon regard sur lui ; c'est pas tant le fait qu'il soit tombé amoureux d'une gamine de 15 ans qui me pose problème, c'est plutôt l'idée qu'il se transforme limite en papa-gâteau (ou plutôt en papa-gaga-de-sa-chérie), ce qui lui fait perdre tout attachement !

Nola est l'archétype même de la petite blonde écervelée, qui ne connaît pas grand chose à la vie. Certes, elle va faire des choses par amour et a un vécu difficile ; mais son âge trahit son comportement, assez immature (les "Henry chéri !" avec sa voix de midinette me sont sortis par les trous du nez !).

Quand aux autres personnages, entre la meuf envahissante et son mari un peu benêt, la serveuse éperdue, le mystérieux milliardaire et j'en passe, les clichés s'accumulent. On apprend à connaître la plupart d'entre eux, mais je n'ai jamais éprouvé d'attachement pour quelqu'un en particulier.

Heureusement, l'ensemble se lit vite malgré le pavé. L'addiction ressentie fait qu'on tourne les pages rapidement. Après, à mes yeux, ça ne vaut pas non plus un prix littéraire...

La vérité sur l'affaire Harry Québert est un roman sympa : on passe un bon moment, mais les personnages sont détestables et/ou pas attachants. Si l'histoire est addictive, elle souffre de quelques défauts qui plombent l'ambiance pourtant sombre.

samedi 17 février 2018

La vérité sur Alice

HISTOIRE

Alice est une traînée. Tout le monde le sait ; elle aurait couché avec deux garçons lors d'une soirée. Et puis, les inscriptions dans les toilettes des filles suffisent, non ?
Mais est-ce vraiment la vérité ?

CRITIQUE

Encore un livre sur le harcèlement scolaire ? Oui, d'autant plus qu'il avait aussi des avis positifs, même si moindres que Blacklistée. Mais cela m'a donnée envie de découvrir le titre.
Ceci dit, je l'ai encore moins apprécié que Blacklistée. En fait, je n'ai pas aimé du tout.

Connaît-on vraiment la vérité sur Alice ? Est-elle vraiment une traînée ? C'est en tout cas ce qu'on raconte dans les couloirs du lycée. Elle aurait couché avec deux garçons, à la suite au cours d'une soirée.
Mais quatre personnages vont apporter la lumière sur cette affaire... et nous montrer que les apparences sont trompeuses.

Comme je viens de l'écrire, le récit se suit à travers quatre points de vue : l'ex-meilleure amie d'Alice ; son admirateur secret ; le meilleur copain de l'un des garçons concerné par l'affaire ; et l'organisatrice de la fameuse soirée où tout se serait déroulé.
Pour un roman dont le titre porte sur Alice, je regrette qu'on n'ait pas de chapitre avec son point de vue. On en a bien un, mais il est unique et n'arrive que très tardivement (la toute fin). Je pensais qu'elle nous parlerais de son vécu, de son ressentiment par rapport à cette rumeur et de son impact sur sa vie quotidienne et scolaire.

Les quatre points de vue s'alternent successivement, mais je trouve que le début est confus ; on a du mal à cerner qui est qui au début. Les chapitres débutent par les prénoms des personnages, mais ils dévoilent leur rôle progressivement. Après la confusion du début, j'ai pu m'y retrouver plus facilement.

Ceci dit, je trouve qu'on ne mesure pas assez l'impact de la rumeur sur Alice et les personnes gravitant autour d'elle.
Car on se rend compte que certains personnages veulent se protéger, quitte à mentir pour éviter que les squelettes sortent du placard. Quitte ainsi à ruiner la vie d'une adolescente.
Mais l'auteure n'approfondit pas les choses, on reste en surface. Il faut dire que le livre n'est pas bien épais (200 pages à peine). Du coup, le côté "harcèlement scolaire" n'est pas abordé en profondeur et sous tous les angles... ce qu'arrivait à faire Blacklistée.

Du coup, l'histoire souffre de ce gros défaut. Et un deuxième vient s'ajouter : en dehors de cette fameuse rumeur, il ne se passe pas grand chose d'intéressant. Oui, on voit Alice et son admirateur secret se rapprocher, on découvre les secrets de chacun, mais cela ne suffit pas. Ça reste banal dans l'ensemble ; je ne me suis jamais sentie concernée par ce que vivait les personnages. Et pas seulement parce qu'il ne se passe pas grand chose ; ça manque aussi d'émotion. De la part d'un livre avec un thème aussi dur, c'est un comble !

Les personnages ne sont pas très attachants, en plus de souffrir d'un manque de profondeur flagrant.
A commencer par Alice, la principale concernée. Le fait qu'on ne connaisse pas son point de vue sur la question est déjà un handicap, d'autant plus qu'elle m'a laissée une sale impression qu'elle se fichait de ce qui lui arrivait.

Les autres ont beau avoir un minimum de développement, je n'ai jamais pu m'attacher à aucun d'entre eux. Ils m'ont laissée indifférente... sauf peut-être l'admirateur d'Alice (et encore).

Le style n'est pas très recherché ; ça reste de la littérature YA et ça se lit vite.

Un roman qui aurait pu être bon, de part son thème, mais je le trouve raté. En cause : des personnages pas du tout attachants, même si la plupart d'entre eux sont développés ou encore une histoire qui manque d'émotion.

vendredi 16 février 2018

Les secrets d'une blogueuse amoureuse, tome 1

HISTOIRE

Kayla est l'Oracle, la spécialiste de l'amour. Pour cinq dollars, elle vous prodiguera ses précieux conseils. Pourtant, la demoiselle est loin d'avoir collectionné les amoureux ! Et quand e beau Jared entre dans son champ de vision, les ennuis ne sont pas loin !

CRITIQUE

Voilà une nouvelle relecture, puisqu'il faisait partie des nouveautés jeunesse de la bibliothèque. Et comme j'avais adoré lors de ma première lecture, je voulais voir si le constat était le même.
Et je confirme : mon ressenti n'a pas changé, des années plus tard. Car j'ai passé un excellent moment avec ce titre !

Kayla est une adolescente simple, qui passe son temps entre le lycée et ses amis. Sauf qu'elle a un secret : elle est l'Oracle, cette conseillère en amour, qui vous donnera ses astuces, moyennant cinq dollars.
Le jour où Jared débarque dans sa vie, la jeune fille perd peu à peu ses moyens. Entre son identité secrète et son amour naissant, elle va devoir jongler pour ne pas perdre pied !

Ce que j'ai adoré, ce sont les moments où Kayla devient l'Oracle et dispense ses conseils à ceux et celles qui l'appelle. J'ai trouvé qu'elle s'en sortait de manière professionnelle, pour quelqu'un qui a peu d'expériences en matière de relations amoureuses. L'aspect "blog/site Internet" est le gros point fort du récit.

Evidemment, s'il ne brille pas par son originalité, j'ai adoré suivre Kayla dans sa vie de tous les jours, que ce soit avec ses amis, Jared ou sa famille (surtout sa sœur, qui lui demande souvent conseil pour ses rendez-vous galants). J'ai beaucoup aimé le début de relation entre Kayla et Jared ; on a droit aux premiers émois amoureux, côté Kayla puisque c'est notre narratrice.

Bon, soyons francs : y a un aspect qui me gave dans les romances, que j'ai malheureusement retrouvé ici. C'est quand la fille part dans un délire comme quoi le mec en question ne l'aime pas, craque pour une autre (souvent la bimbo du lycée), etc. Je déteste ce genre de considérations dans les romances, même s'il s'agit d'un passage "obligé". Heureusement, ça ne dure pas longtemps.

Les personnages sont hyper attachants ; à commencer par Kayla.
Je l'ai trouvée très mature par rapport à son job d'Oracle ; elle n'hésite jamais à se lancer à fond pour aider les personnes du mieux qu'elle peut. Pareil au lycée : que ce soit pour des anonymes ou ses proches, si un projet lui tient à cœur, elle n'hésite pas à aller au bout de l'idée !
J'ai trouvé son couple avec Jared tout mignon, malgré le fait qu'elle m'ait agacée à un moment donné, suite à ce que j'ai écrit précédemment. Le fait qu'elle s'imagine un scénario, au lieu de parler directement avec la personne concernée, c'est le genre de choses qui me font lever les yeux au ciel.

J'ai beaucoup aimé Jared aussi. C'est un garçon très doué en dessin, qui semble à priori parfait. Mais on imagine bien qu'il cache bien son jeu ! Les petites piques qu'il se lance avec Kayla sont géniaux, en plus d'être tout mignon avec sa dulcinée !

Les amis de la jeune fille sont ultra attachants. Ils apportent chacun leur petit plus, qui enrichissent la personnalité de l'héroïne. J'ai hâte de les retrouver dans le deuxième tome !
Même commentaire pour la famille, et plus particulièrement la grande sœur de Kayla. Et vu ses problèmes sentimentaux, j'espère que cette dernière va trouver une solution pour l'aider !

Bon, faut pas se leurrer, Darkiss oblige (une collection Harlequin, je le rappelle), y a pas de recherche dans l'écriture. Ça se lit vite et très bien. Il faut dire que la police est grande, ce qui apporte un certain confort de lecture. Bon, c'est pas forcément la meilleure méthode de lecture, mais elle permet d'engloutir le livre en quelques heures.

Les secrets d'une blogueuse amoureuse est un excellent roman, avec des personnages attachants et un côté "blog" qui apporte un rafraîchissement bienvenu !

mercredi 14 février 2018

Blacklistée

HISTOIRE

Regan Flay est l'une des filles les plus populaires du lycée. Mais le jour où ses messages et propos deviennent publics, tout bascule. Ses amies lui tournent le dos, elle fait l'objet d'un lynchage sans précédent... Seul Nolan s'intéresse à elle.
Arrivera-t-elle à remonter la pente ?

CRITIQUE

Voilà un titre que je souhaitais lire depuis sa sortie en VF, au vu des commentaires dithyrambiques. De plus, il traite d'un sujet difficile : le harcèlement scolaire.
Et pourtant, je m'attendais à autre chose. Non pas que je n'ai pas aimé, mais je m'attendais à un récit beaucoup plus poignant.

Regan passe son temps à jaser sur les autres, souvent pour obtenir ce qu'elle veut. Ses meilleures amies savent qu'elle n'a pas sa langue dans sa poche.
Mais un jour, ses propos qu'elle tenait sur les réseaux sociaux sont affichés sur les murs du lycée.
Pour Regan, la descente aux enfers commence...

Le gros souci que j'ai avec l'histoire, c'est que je m'attendais à ce qu'elle me prenne vraiment aux tripes. Mais cela n'a pas été le cas.
Bien sûr, le roman a ses moments touchants ; je pense notamment à cette scène où Regan voit les commentaires sur un groupe Facebook dont elle est le sujet principal. A ce moment-là, j'ai trouvé qu'elle était dramatique. Et aussi parce qu'elle m'a rappelée des moments douloureux, suite à mon histoire personnelle.

Ceci dit, je n'ai non plus été happée par le récit, au point de poursuivre absolument ma lecture. En fait, je trouve que Cole Gibsen reste encore assez "gentillet" dans son propos. Les ados peuvent se montrer vraiment cruels entre eux, mais ce point n'est pas suffisamment mis en avant.

Le thème du harcèlement scolaire est cependant bien traité et est même assez "complet", dans la mesure où l'on sent tout l'impact sur la personne concernée (insultes quotidiennes tant au lycée que sur les réseaux sociaux, pour ne citer qu'un exemple). De plus, Regan était elle-même une sorte d'harceleuse, avant d'être elle-même harcelée. Ce qui permet d'avoir deux points de vue radicalement différent sur une même situation.

Le point central reste la romance qui se noue progressivement entre Nolan et Regan... alors que cette dernière ne peut pas le saquer. Du moins au début.
Ça reste assez cliché, même si l'adolescent représente la bouée de sauvetage au milieu de l'océan tourmenté que traverse Regan. Cela donne lieu à des scènes assez touchantes.

En fait, avec le recul, mon gros reproche reste l'inégalité entre l'émotion promise et celle fournie dans le bouquin. Je trouve finalement que deux ou trois scènes m'ont vraiment marquée. Notamment la fin, qui amène une belle note d'espoir pour le futur. C'est d'ailleurs le gros point fort du récit ; j'ai adoré la façon dont l'auteure conclut son propos. J'ai quitté le livre, le sourire aux lèvres, avec l'idée que l'humanité n'est pas toujours noire et qu'elle peut aussi faire le bien !

Par contre, j'ai eu du mal avec Regan, au début du récit. Le fait qu'elle parle des autres sur le dos, pour obtenir ce qu'elle veut, c'est le genre de choses que je condamne chez un personnage.
Mais à mesure qu'on avance dans le texte, on s'aperçoit qu'elle n'a pas la vie facile. Avec une mère qui veut absolument qu'elle soit parfaite en tout point, et qu'elle suive le chemin qu'elle a tracé pour elle. Regan étouffe sous le joug maternel, mais ne sait pas quoi faire pour en sortir.
Il en ressort une ado attachante, qui affronte ces épreuves et va peu à peu s'affirmer. Elle a finalement su me convaincre, alors que c'était pas gagné au départ ! Alors que c'est la narratrice, elle nous raconte son calvaire et son évolution.

En revanche, Nolan m'a moins convaincue. Je l'ai trouvé assez étrange dans sa façon d'être avec Regan, même si la fin apporte une explication. Mais je ne l'ai pas trouvé attachant, j'ai même éprouvé de l'indifférence.

Les persos secondaires sont assez en retrait, même s'ils apportent un plus à leur façon dans l'histoire de Regan. Mais comme ils ne m'ont pas marquée plus que ça, j'en ai rien retenu de spécial.

Malgré tout, le livre est très ancré dans son époque et Cole Gibsen nous parle de son récit avec réalisme, sans jamais faire dans la surenchère. Mais paradoxalement, j'ai eu l'impression qu'elle n'osait pas aller au bout des choses, quitte à rester dans un ton soft.

Blacklistée est un roman qui traite bien du harcèlement scolaire, même si le propos reste assez "gentil". L'auteure ne va pas suffisamment en profondeur et les personnages sont soit en retrait, soit peu attachants, à l'exception de Regan la mieux travaillée du lot.

mardi 13 février 2018

Phobos, tome 1

HISTOIRE

Dans le cadre du programme Genesis, six garçons et six filles sont choisis pour coloniser Phobos et former les futurs couples qui bâtiront leur nid, une fois sur place.
Léonor, avec ses compagnes de voyage va rencontrer chaque garçon à travers des séances de speed-dating et tenter de trouver son futur époux...

CRITIQUE

Phobos est LA saga SF Young Adult qui a fait beaucoup parler d'elle sur la blogosphère. Je voulais découvrir la plume de Victor Dixen et voir ce que cette saga avait dans le ventre.
Encore une fois, un roman unanimement plébiscité ne m'aura pas convaincue.

Léonor, avec cinq autres filles et six garçons, participent au programme Genesis, où ils devront former les premiers couples à coloniser Mars... ou plutôt Phobos, l'un de ses satellites. A travers des séances de speed-dating, ils vont apprendre à se connaître et les premières affinités naissent... ainsi que les premières rivalités !

Honnêtement, un pitch pareil ne me tentait pas des masses. Je voulais surtout voir comment le côté SF allait être exploité ; et finalement, l'histoire est plutôt bien passé, malgré les facilités scénaristiques que j'ai pu relever.

L'une d'elle, au début du livre, aurait pu être mieux traitée, mais il faut bien justifier les révélations qui arriveront aux oreilles de nos apprentis astronautes !
Ceci dit, l'auteur a réussi à happer mon intérêt pour son roman. J'aimais beaucoup ce qu'il proposait, au travers des scènes baptisées "Champs" et "Contre-champs", même si j'ai préféré ces derniers.

En effet, les scènes "Contre-champs" dépeignent une vision du programme Genesis finalement très peu reluisante. Et on se rend compte que cette émission de télé-réalité cache une vérité plus sordide que ce qu'annonçait le résumé. Rien que pour cet élément, j'ai été séduite par les idées de M. Dixen. Et cela me donne envie de lire la suite, d'autant plus qu'il mets en place deux ou trois intrigues qui risquent fort de s'emboîter les unes aux autres pour les tomes à venir.
Elles sont d'autant plus réussies, qu'étant à la troisième personne du singulier, on peut se balader d'un groupe à l'autre, même si le programme Genesis reste l'élément commun, à différents échelles.

En revanche, les scènes "Champs" m'ont beaucoup moins plues, et ce pour deux raisons.
La première est le choix de la narration. L'auteur a pris le parti de suivre seulement Léonor. Et donc, uniquement le compartiment des filles.
J'aurais tellement aimé avoir le point de vue des autres filles et des six garçons, quitte à se balader d'un point de vue à un autre à chaque "Champ". Ça aurait été génial de percevoir leurs opinions, notamment par rapport aux speed-datings.
Surtout que notre Léonor est loin d'être une véritable héroïne pour moi.

La deuxième raison est qu'il ne se passe pas grand chose d'intéressant. Passée la découverte de leur compartiment, les filles passent plus leur temps à discuter de leurs séances de speed-dating, quand elles ne sont pas occupées de leur côté.
Heureusement que les scènes "Contre-Champs" sont plus intéressants ; ce sont finalement ces passages qui m'ont convaincue de poursuivre cette lecture.

Et puisqu'on parle des speed-dating, autant le dire d'emblée : j'en ai aimé aucun !
Je sais que le but est de former les futurs couples et qu'ils sont plongés dans une situation exceptionnelle, mais je ne lis pas de la SF pour me retrouver avec des scènes ou filles et garçons se rentrent dedans à coup de drague ultra lourde ! Perso, j'ai levé les yeux au ciel à plusieurs reprises, tellement je trouvais ces scènes ridicules.

Autre gros point négatif : les personnages.
N'en déplaise à certains, je trouve que Léonor est une grosse Mary-Sue, malgré les tentatives de l'auteur pour essayer de la paraître plus "normale".
Sauf que la demoiselle a un physique de rêve (on insiste énormément sur sa chevelure rousse), est la seule qui découvre LE truc important du roman, ne veut pas suivre les règles (parce que c'est bien connu, l'héroïne ne fait jamais comme tout le monde !) et veut imposer les siennes... Bref, Léonor n'a pas vraiment de défaut.
Je dis "vraiment" parce que Victor Dixen essaie de nous faire croire qu'elle a des défauts. Qu'elle complexe énormément à cause d'une brûlure (qu'elle a baptisé d'ailleurs la Salamandre) ou encore qu'elle hésite entre deux garçons, quitte à se faire passer pour une manipulatrice.
Le problème ? L'auteur force tellement le trait que ça en devient risible. Perso, j'ai eu du mal à croire qu'on pouvait autant complexer sur une blessure, même si Léonor entretient le mystère autour d'elle.

Et comme c’est notre narratrice, on ne voit l'aventure qu'à travers ses yeux. Ce qui diminue fortement l'approfondissement des autres personnages.
Les autres filles et les garçons sont réduits à leur physique et à deux ou trois traits de caractères. On a bien quelques éléments de passé pour certains d'entre eux, mais c'est exposé à la va-vite, si bien qu'on finit par oublier ces détails.
La seule qui m'a vraiment semblé intéressante, c'est Safia. De part son passé, elle m'a beaucoup touchée. Elle apporte la touche de sensibilité et de douceur bienvenue dans le groupe. J'espère qu'elle se dévoilera davantage dans les autres tomes (même commentaire pour les autres) !

L'écriture est très cinématographique. Déjà par les termes "Champs" et "Contre-champs" pour les différents chapitres, mais aussi au vu des descriptions fournies.
Ces dernières sont très vivantes, tant et si bien qu'on imagine parfaitement les scènes dans la tête. Cela rend l'ensemble très immersif, ce qui reste un gros point fort du récit.

Malgré sa mise en scène soignée, digne d'un film, ce premier tome ne m'a pas convaincue. En cause : une histoire inégale et des personnages pas très développés, d'autant plus que l'héroïne est insupportable, en plus d'être proche de la Mary-Sue.
Ceci dit, l'ensemble m'a suffisamment intriguée pour me donner envie de lire la suite.

samedi 10 février 2018

Strom, tome 1 : Le Collectionneur

HISTOIRE

Les jumeaux Raphaël et Raphaëlle semblent ordinaires. Pourtant, leur vie bascule le jour où leur parrain leur révèle qu'il est un Chevalier de l'Insolite et qu'il fait partie d'une étrange confrérie, à laquelle les deux enfants sont invités à y entrer.
Là, ils vont apprendre à maîtriser leurs facultés, dont le Strom. Mais un mystérieux Collectionneur vient perturber leur découverte de l'Insolite ; aux jumeaux de l'arrêter et de percer le mystère entourant le personnage...

CRITIQUE

J'avais lu ce livre des années auparavant, à l'époque où seul ce premier tome était sorti. J'avais apprécié cette lecture, même si je ne l'avais pas trouvé exceptionnelle.
Je l'ai relu dans le cadre du Challenge des Douze Thèmes, pour celui de Février, à savoir : lire le premier tome d'une saga.
Verdict : mon avis n'a toujours pas changé. Ça reste sympa, mais sans plus.

Ce premier volet nous présente les jumeaux Raphaël et Raphaëlle et leur découverte de la confrérie où ils deviendront un jour, ils l'espèrent, Chevalier. Mais avant, ils doivent suivre une formation pour leur permettre d'apprendre à maîtriser le Strom et de découvrir que le monde n'est pas celui qu'on croit...

Vous l'aurez sans doute compris, il s'agit clairement d'un tome d'introduction. On découvre, en même temps que les jumeaux cette fameuse confrérie et tout ce qu'elle représente.
Et on se rend compte que le monde n'est finalement pas celui qu'on croit !
J'ai beaucoup aimé cette partie de l'histoire, où les auteurs s'amusent à revisiter des pans de notre monde (tant du point de vue historique que pour la faune) pour les remodeler à la sauce "Strom". C'est, pour moi, la plus grande qualité du livre, d'autant plus que la fin laisse présager des trucs énormes, qui risquent fort de faire vaciller la confrérie !

Je regrette cependant qu'on reste constamment en surface, malgré les explications fournies. Ça reste très introductif, alors qu'on a matière à approfondir les choses. Peut-être que ça évoluera dans les tomes suivants ; j'attends donc de voir ce que les auteurs nous réservent pour la suite.

Le récit en lui-même est plutôt plaisant à suivre, même si c'est un roman destiné à la jeunesse. Je trouve que ça reste simple, voire simpliste. Y a beaucoup de facilités quand même. Certaines situations sont facilement désarçonnées, alors qu'il y avait matière à créer des scènes vraiment dramatiques.
Après, pour découvrir le genre fantastique, ce premier volet est parfait. Très accessible, il permet d'appréhender les premiers aspects d'un roman fantastique, pour que lecteur ait envie par la suite de découvrir d'autres romans du même genre, mais plus poussés.

Je ne me suis pas ennuyée, mais c'était pas l'extase non plus. La faute aux éléments qui sont soit résolus facilement, soit aux situations exposées auparavant qui ne se révèlent pas aussi menaçants qu'on le croyait.
La fin en est le parfait exemple.
Durant tout le livre, on nous pond une menace, d'autant plus mystérieuse qu'on ne connait rien de ses objectifs et de ses motivations. Même la confrérie ne sait pas à quoi s'attendre.
Et finalement, la menace n'en n'est pas une ! On se retrouve avec une séquence qui ne tient pas ses promesses, même si elle apporte une petite touche d'émotion bienvenue.
N'empêche, si c'est pour nous parler d'une grave menace durant plus de 200 pages pour qu'on se retrouve avec une scène pareille au final, ça n'en valait pas la peine !

Les personnages sont assez attachants, même si, là encore, je relève quelques facilités.
J'ai largement préféré Raphaëlle à son frère. Déjà, elle est plus réceptive que lui en ce qui concerne l'Insolite et surtout le Strom. Et aussi parce qu'elle est plus posée et a soif de découverte. Je me suis totalement reconnue en elle, même si je regrette qu'elle apprenne tout très facilement.

Je me suis moins attachée à son frère, par contre. Idem pour les autres personnages, excepté leur parrain, qui semble avoir un passé intéressant, encore une fois très peu exploité dans ce volet. Là aussi, j'ai hâte de voir s'il va évoluer dans les volumes suivants.

L'écriture des deux auteurs est très fluide, cela permet de se plonger très facilement dans le récit. Le gros souci est clairement le manque de développement dans le scénario et les personnages et l'absence de véritable enjeu.

Strom est un bon point de départ pour ceux et celles qui veulent découvrir le genre fantastique. Pour ma part, je cherche des récits beaucoup plus développés, mais il n'empêche que je l'ai trouvé sympa. C'est juste que ce premier tome ne m'a pas transcendée.

vendredi 9 février 2018

Les Emmurés

HISTOIRE

Parce qu'elle a raté le scoop de sa carrière, Jeanne est envoyée par son patron dans un immeuble où des personnes emmurées vivantes ont été retrouvées des années auparavant. La jeune femme est chargée de faire un papier vendeur où l'horreur côtoie la personnalité extravagante et dérangeante de l'architecte, M. Malestrazza.
Mais elle va vite déchanter en découvrant que la vérité est encore bien plus terrifiante que ce qu'elle croyait.

CRITIQUE

Serge Brussolo est un de mes auteurs préférés. Il y a des années, j'ai lu ce titre et j'avais dévoré en une journée, tellement je l'avais adoré.
Je l'ai choisi dans le cadre du Valentine's Day Challenge pour voir si mon avis a changé.
Et aujourd'hui, j'ai un avis beaucoup plus mitigé. N'hésitez pas à lire ma chronique si vous voulez en savoir plus !

Notre héroïne, Jeanne, doit enquêter sur une série de meurtres particulièrement sinistres : des personnes emmurées vivantes ont toutes été retrouvées dans le même immeuble. Les quelques personnes qui y vivent encore craignent que le tueur n'ait jamais quitté les lieux et qu'il se terre entre les murs. Au point qu'ils lui font des offrandes, dans l'espoir d'être épargné.
Dans cette atmosphère pesante, notre journaliste va vite se rendre compte que la réalité est encore plus incroyable que les rumeurs qui circulent dans l'immeuble.

Avant toute chose, je tiens à préciser une chose : si vous êtes féministe, alors ce livre vous fera grincer des dents. Car il présente une image de la femme particulièrement dégradante.
En effet, dans ce roman, les femmes sont majoritairement considérées comme des esclaves au service des hommes, et doivent subvenir à tous leurs besoins (sexuels de préférence).
D'ailleurs, Jeanne elle-même semble n'être attirée que par des hommes brutaux et semble même prendre du plaisir à se faire brutaliser et insulter. J'ai du mal à comprendre comment on peut éprouver du plaisir à ce genre de situation... Mais bon, il faut de tout pour faire un monde...

Quoi qu'il en soit, l'histoire est clairement divisée en deux parties.
La première se centre sur l'histoire de l'immeuble et les meurtres qui ont eu lieu. C'est la partie que j'ai préféré.
On entre vite dans une ambiance pesante, sombre, voire glauque. Déjà, avec cette histoire d'emmurés, y a de quoi flipper ! Mais le fait que les résidents croient dur comme fer que le tueur vit toujours entre leurs murs, au point de lui faire des offrandes, y a carrément de quoi se barrer en courant !

J'ai adoré cette ambiance, très bien dépeinte, à tel point qu'on dirait plutôt qu'on visionne un film, plutôt que lire un livre ! Serge Brussolo n'a pas son pareil pour décrire des sensations étranges et bizarres dont lui seul a le secret. J'ai ressenti exactement les mêmes émotions que Jeanne ; j'étais vraiment prise dans l'histoire, désireuse de poursuivre afin de connaître la suite.

Et puis, arrive la deuxième partie.
Même si je l'ai trouvée aussi plaisante, j'ai moins accroché. Déjà, je ne me rappelais pas ce moment de l'intrigue, mais surtout, il faut bien avouer qu'il ne se passe plus grand chose, même si cette partie est riche en révélations. Et une fois encore, l'auteur nous démontre qu'il possède une imagination débordante ; ce qu'il nous révèle au sujet des emmurés et du passé de l'architecte a de quoi vous glacer le sang !

Par contre, je regrette une fin bâclée, qui aurait mérité plus de travail, quitte à ajouter une cinquantaine de pages supplémentaires. Cela donne l'impression que le roman n'a pas été achevé, sentiment que je n'aime pas du tout retrouver quand j'en termine un.

Autre point négatif : je n'ai pas trouvé Jeanne attachante.
Désolée, mais les héroïnes qui éprouvent du plaisir à être maltraitée ou brutalisée par les hommes, très peu pour moi. Je l'ai trouvée aussi assez passive, dans la mesure où elle se laisse facilement dicter sa conduite. OK, elle va vire des événements exceptionnels, mais je n'ai éprouvé aucune empathie pour elle.

Pareil pour les hommes, qui n'ont pas non plus une image reluisante. La grande majorité d'entre eux sont des brutes, pour qui les femmes doivent être leurs poupées dociles et faire tout ce qu'il veulent.
C'est le cas de Pierrot, un gamin de 12/13 ans, mais qui se comporte comme s'il en avait vingt. Il a une vision féminine perverse, ce qui m'a mise très mal à l'aise, surtout vu son âge.
Mais c'est bien le seul qui m'a vraiment marqué, tous les autres étant secondaires, voire tertiaires à l'histoire.

Je reconnais cependant que le style est vraiment superbe : on plonge rapidement dans une ambiance sombre, étrange et pesante, ce qui fait que, malgré ses défauts, j'ai eu du mal à décrocher du récit et, surtout, de cette sensation oppressante qui fait qu'on a du mal à se la sortir de la tête !

Malheureusement, Les Emmurés n'aura pas tenu toutes ses promesses. Je retiens cependant les très bonnes idées de l'auteur, mais la vision des femmes dépeinte dans ce roman et les personnages détestables auront eu raison d'elles.

mardi 6 février 2018

Agatha Raison, tome 1 : La Quiche Fatale

HISTOIRE

Agatha Raison profite d'une retraite anticipée pour s'installer dans la campagne anglaise où elle s'ennuie rapidement. Le concours de quiches du village serait une bonne occasion de se faire remarquer et de s'attirer les bonnes grâces de ses voisins.
Mais le juge du concours est retrouvé mort après avoir dégusté une part de sa quiche. Alors que les soupçons se dirigent vers elle, Agatha va alors tenter de démasquer elle-même le coupable...

CRITIQUE

Je voyais pas mal de titres de la saga Agatha Raison, que ce soit en librairie "classique" ou en librairie d'occasion. Et quand j'ai vu le premier tome à la bibliothèque, je l'ai emprunté. Et je ne regrette pas : j'ai passé un bon moment, même si ce policier ne révolutionne pas le genre (à mes yeux).

Agatha Raisin, la cinquantaine, emménage en pleine campagne anglaise pour profiter de sa retraite anticipée. Mais elle ne tarde pas à s'ennuyer, d'autant plus que les habitants ne lui réservent pas un accueil des plus chaleureux. Pour remédier à ce fait, elle participe au concours de quiches qui devrait lui rapporter un capital sympathie auprès des villageois. Pas de bol, l'arbitre meurt empoisonnée, après avoir goûté sa quiche !
Pour écarter tous les soupçons, Agatha va enquêter...

Il faut quand même reconnaître que l'enquête en elle-même ne casse pas trois pattes à un canard. D'ailleurs, on ne peut pas vraiment parler d'enquête. On a bien quelques éléments de temps à autre, mais on passe plus notre temps à suivre Agatha dans sa nouvelle vie (où elle dépense sans compter, d'ailleurs) que dans sa première grande enquête.
Le twist final n'est pas vraiment surprenant ; l'auteur ne cherche pas vraiment à nous offrir un jeu de piste et nous dévoile l'identité du coupable sur un plateau d'argent. Du coup, je n'ai pas été surprise par cet élément de l'intrigue.

L'histoire se centre vraiment sur les premiers pas d'Agatha dans la campagne anglaise. En effet, elle a passé toute sa carrière à Londres, en pleine ville. Femme active, elle se retrouve du jour au lendemain sans réelle activité à exercer. Elle va peu à peu se familiariser avec son nouvel environnement, de part ses déplacements et ses discussions avec les habitants.

Et on se rend compte que ces derniers ont manifestement bien des choses à cacher ! Derrière ses façades paisibles, bien des cadavres se cachent dans le placard. Et Agatha, par sa présence et ses interrogations, va les déterrer, ce qui ne va pas plaire à tout le monde.

J'ai beaucoup aimé cet aspect de l'histoire, où une citadine pur jus se (re)découvre dans la campagne et son regard par rapport à la ville de Londres après un séjour loin de tout. L'auteur souligne clairement le contraste entre la ville et la campagne, point que j'ai particulièrement apprécié.

M.C.Beaton soigne aussi les relations entre les protagonistes. Que ce soit l'héroïne avec ses nouveaux voisins ou ses anciens collègues, on prend le temps de poser les bases et de présenter différents aspects des relations humaines, sans doute le point le plus intéressant de tout l'ouvrage.

En revanche, ce qui me chagrine, c'est la présentation d'Agatha.
A lire le résumé, on dirait que notre bonne femme a un sacré caractère, qu'elle ne se laisse pas démordre, au point de déranger. Alors, pour ce deuxième point, je suis entièrement d'accord.
Mais pour le caractère, je reste sceptique.

Elle montre certes par moment un caractère de cochon, mais elle plus donnée l'impression d'être une femme un peu paumée, qui ne sait pas trop à quoi s'accrocher. Elle se lance dans l'enquête, en dilettante, au grand désespoir des policiers (dont un en particulier qui va malgré tout s'attacher à elle).
Elle se laisse souvent porter par les autres, alors qu'elle tend à tout garder pour elle.
Du coup, j'attends Agatha dans les prochains tomes, voir si elle va s'améliorer ou au contraire, stagner.

Pareil pour les autres personnages, du moins certains d'entre eux ; je pense qu'on va les revoir dans les autres volumes, en espérant qu'ils vont davantage se dévoiler. Je pense notamment aux collègues d'Agatha ou encore à certains flics, qui la suivent et tentent désespérément de lui faire la leçon !

J'ai trouvé que l'ensemble était immersif, que l'auteur dépeint une ambiance vraiment distincte, tant entre la campagne que la ville, ainsi que le côté enquête et le côté "découverte d'une nouvelle vie".

J'ai passé un agréable moment avec ce livre, même si je ne le trouve pas exceptionnel. J'attends Agatha et ses nouveaux amis dans de nouvelles aventures, en espérant qu'ils se révéleront davantage.

lundi 5 février 2018

Les garçons ne tricotent pas (en public)

HISTOIRE

Parce qu'il a volé de l'alcool dans un supermarché, Ben est en probation. Il doit notamment suivre des cours de tricot, ce qui, à priori, peut sembler rasoir !
Mais le jeune garçon se découvre rapidement une passion dévorante pour le tricot. Passion qu'il essaie de cacher à sa famille et ses amis...

CRITIQUE

J'avais repéré ce titre à sa sortie et il me faisait déjà de l’œil. Quand je l'ai vu à la bibliothèque, je n'ai pas hésité à l'emprunter.
Résultat : j'ai passé un excellent moment ! J'ai beaucoup ri et j'ai adoré le personnage principal, fan de tricot, prêt à se mettre dans des situations désespérées pour préserver son "secret" !

Ben Fletcher est dans un sacré pétrin. Surpris en flagrant délit de vol, en plus d'avoir renversé une vieille dame (heureusement sans blessure grave), le jeune garçon doit suivre un parcours de réinsertion pour jeunes délinquants. Parmi les activités imposées, il doit suivre des cours de tricot.
Si cette perspective ne l'enchante guère, il va rapidement se rendre compte qu'il éprouve une véritable passion pour le tricot. Mais il décide de cacher la vérité à son entourage, quitte à se dépatouiller dans le mensonge...

Ce que j'ai adoré dans le récit, c'est l'humour présent durant tout le récit. J'ai beaucoup souri, et même franchement rit par moment, tant certaines situations étaient cocasses !

Le roman est construit comme un journal intime, où Ben nous raconte ses aventures, sur une durée de huit mois.
Et il nous présente sa famille, déjantée au possible et ses copains, plus proches de la racaille que de véritables potes. Il nous raconte aussi ses folles aventures, dont le vol de la bouteille d'alcool au supermarché et ses premiers pas dans le tricot. Et plus on avance, plus on voit qu'il devient accro à cette activité.

Ce que j'ai beaucoup aimé aussi, ce sont les explications fournies par Mme Hooper, la prof de tricot. Elle nous montre les premiers pas dans ce domaine, le vocabulaire utilisé... J'ai trouvé que c'était un bon début pour les néophytes et que ce livre peut être un bon point de départ pour celui ou celle désireux d'en apprendre davantage sur le tricot. Et pour ceux et celles qui le pratiquent régulièrement, certaines situations risquent fort de vous parler !
J'ai apprécié aussi l'influence des nouvelles technologies sur le tricot, notamment avec les podcasts. Ça m'a rappelée la période où j'écoutais beaucoup de podcasts sur le tricot, la couture, le crochet durant mes différentes occupations. Le fait de voir Ben faire pareil m'a fait sourire.

Je ne me suis pas ennuyée durant ma lecture. J'ai aimé suivre Ben dans ses pérégrinations, le voir se dépêtrer dans ses mensonges pour ne pas avouer sa nouvelle passion à ses proches (surtout son père) et surtout suivre un garçon bien, désireux de se racheter de sa faute. Ce dernier point est d'ailleurs l'occasion de montrer qu'il ne faut pas se fier aux apparences et que, derrière les façades revêches, peuvent se cacher des personnes intéressantes, mais qui souffrent d'un passé lourd à porter. 

L'auteur sait aussi verser dans l'émotion, ce qui m'a à la fois surprise et ravie. On jongle facilement entre différents sentiments ; rire, tristesse, colère... On passe de l'un à l'autre, mais toujours avec une parfaite transition.

Evidemment, il ne pouvait pas ne pas avoir de défaut ! J'ai trouvé que la fin était trop "facile", en plus d'être clichée à souhait. C'est le genre de scénario qu'on voit régulièrement dans d'autres livres, et même dans des films et séries.

De plus, j'ai trouvé que c'était assez peu crédible que des adultes demandent à un ado de régler leurs problèmes de couple, aussi mature soit-il.

Ben est un narrateur ultra attachant. Ça fait du bien de suivre un adolescent assez mature, vivant dans une famille assez spécifique, entre la mère magicienne et le père très "mec" pour qui un garçon doit faire des trucs de garçons. On a aussi la petite sœur, Molly, assez en retrait.
On découvre en même temps que lui sa découverte du tricot, ses premiers pas dans ce domaine, et cette nouvelle passion qui devient dévorante.
J'ai aussi trouvé mignon ses sentiments pour Megan et pour Mlle Swallow, qui enseigne la poterie. Cela va le mener dans de drôles de situations, où il va avoir bien du mal à déclarer sa flamme !

Concernant sa famille, j'ai largement préféré la mère au père. Déjà, elle a un caractère assez déjanté, en plus de son métier de magicienne qui l'oblige à voyager. Mais elle se montre très compréhensive et complice.
En revanche, ça a été plus mitigé du côté du père. J'ai pas apprécié et compris sa réaction par rapport à la nouvelle passion de son fils.

J'ai eu du mal à m'attacher aux potes de Ben. Je pensais avoir en face des racailles qui enfreignent les lois comme bon leur semble, mais ils m'ont agréablement surprise vers la fin, vu comment ils sauvent Ben d'une situation très délicate.

Bref, l'auteur propose des personnages vivants, qui ne m'ont pas laissée indifférente. C'est d'autant plus remarquable qu'il s'agit d'un one-shot !

Le tout est porté par une plume très ancrée dans l'esprit de l'ado d'aujourd'hui qu'est Ben. On dirait vraiment que ce roman a été écrit par un jeune garçon de 16 ans, le tout mélangeant habilement une palette d'émotions, dont certaines à laquelle je ne m'attendais pas forcément.

Voilà une merveilleuse découverte qui m'a donnée la banane durant plusieurs heures ! J'ai vraiment passé un excellent moment avec ce livre et je vous le conseille vivement !

dimanche 4 février 2018

Aristote et Dante découvrent les Secrets de l'Univers

HISTOIRE

Aristote se sent perdu : il n'a pas vraiment d'amis et sa famille, attentionnée, ne veut pas entendre parler de son grand frère, en prison.
Puis, il rencontre Dante et tout va changer ; entre les deux garçons, une profonde amitié se noue. Ensemble, ils vont tenter de percer les secrets de l'univers...

CRITIQUE

A la base, ce livre ne me tentait pas. Mais en visionnant cette vidéo, j'ai eu envie de découvrir ce titre, qui, au moment de sa sortie, a été encensé par les lecteurs.
Pour ma part, voilà encore un livre qui ne m'aura pas séduite. Je vais expliquer le pourquoi du comment dans cette chronique.

Globalement, je ne m'attendais pas à ce que j'ai trouvé à l'intérieur de ce livre.
Je savais d'avance que l'amitié entre Aristote et Dante deviendrait bien plus que ça, mais cela ne m'a pas dérangée, bien au contraire : l'homosexualité est un thème encore peu abordé en littérature jeunesse, et étant sensible à cette cause, j'applaudis l'auteur qui se lance là-dedans.

Mais le gros souci, c'est qu'il ne se passe pas grand chose. Je m'attendais vraiment à la découverte progressive des sentiments l'un envers l'autre, en plus de découvrir des ambiances familiales différentes pour nos deux garçons. Si ce deuxième point est respecté, le premier pas tellement.
Déjà, Ari met un temps fou à comprendre ses sentiments, et passe plus son temps à éviter les confrontations qu'à vraiment chercher les réponses aux questions qu'il se pose.

Ensuite, je pensais qu'on aurait deux points de vue : celui d'Ari et celui de Dante. Mais l'auteur a pris le parti de suivre le récit uniquement aux travers des yeux d'Ari. Ce choix m'a énormément déçue : j'aurais tellement aimé connaître l'opinion de Dante sur certains événements, voir comment il aurait pu découvrir aussi ses sentiments pour Ari, etc. Idem pour les membres de leurs familles, voir comment ils vivent l'homosexualité de leurs fils, les non-dits qui étouffent les relations, etc.

Il faut vraiment attendre les dernières pages pour qu'il se passe enfin un truc ; et l'émotion est enfin au rendez-vous, mais beaucoup trop tard. Le roman m'avait déjà perdue bien avant, j'aurais aimé que ces éléments débarquent plus tôt.

Autre point qui m'a agacée : les dialogues. J'avais l'impression par moment de lire du Amélie Nothomb. Ses romans sont souvent composés à 95% de dialogues pour 5% de narration. Bon, on n'est pas au même niveau, mais y en a énormément, et la plupart ne font pas avancer le schmilblick. De plus, les personnages répètent deux fois la même phrase, procédé très énervant qui se reproduit plus d'une dizaine de fois !

Aristote est un narrateur très agaçant. En fait, je l'ai trouvé insupportable !
Déjà qu'il capte très tardivement ses sentiments pour Dante, mais je l'ai trouvé lourd, tant dans sa manière de se comporter que dans ses dialogues (voir plus haut).
En plus, je l'ai trouvé incroyablement long à la détente. Il veut découvrir la vérité sur son grand frère, en prison, mais quand il a l'occasion de le faire (à l'insu de ses parents), non, il fait comme si de rien n'était ! J'avais juste envie d'entrer dans le bouquin et de lui dire : "Mais mec, bouge-toi les fesses !".

Heureusement, Dante est nettement mieux. C'est un peu l'archétype du gars qui aime lire, qui possède une grande culture générale et n'a pas peur d'afficher son homosexualité.
De plus, sa famille est très chaleureuse, à l'inverse de celle d'Ari, assez renfermée. On comprend vers la fin pourquoi elle se comporte de cette manière, mais j'ai eu plus d'atomes crochus avec les parents de Dante que ceux d'Ari.

Mais je reconnais un truc au roman, c'est l'écriture, très fluide. J'ai beau ne pas avoir accroché à cette lecture, elle fut rapide car l'auteur a une plume fluide, qui permet de lire à grande vitesse. Il faut dire aussi que la grande place accordée aux dialogues jouent beaucoup...

Encore un livre encensé par la blogosphère, mais qui ne m'a pas séduite. Pourtant le sujet me plaisait, mais il n'a pas été traité comme je m'y attendais. Dommage !

samedi 3 février 2018

[Bilan] Janvier 2018


Une nouvelle année a démarré et je compte bien la mettre à profil pour me remettre sérieusement à la lecture ! Et quoi de mieux que de vous présenter le premier bilan mensuel de 2018, avec toutes mes lectures de Janvier !
Globalement, je suis satisfaite car j'ai lu 17 livres. Ceci dit, je décompte quand même pas mal de flops, au détriment des découvertes et des flops.

Mais entrons dans le vif du sujet et voici donc les flops, belles lectures et tops de Janvier 2018 !

FLOPS

  • Troubles => Un roman auto-édité qui m'a moyennement convaincue alors que le contexte "hôpital psychiatrique" avait de quoi séduire. Désolée, mais les héroïnes qui chialent dès qu'on leur fait une remarque, très peu pour moi.
  • Le crime d'Halloween => Un récit assez long, même si le dénouement m'a surprise.
  • La Prophétie des Andes => Un livre de pseudo-développement personnel où les incohérences s'enchaînent et la personnalité du héros fait assez peur voir. Je lirais pas la suite de sitôt !
  • Au fond de l'eau => Si l'ambiance est travaillée, c'est très confus et les personnages ne sont pas attachants.
  • Love Letters to the Dead => Les émotions promises ne sont jamais arrivées et l'héroïne ne m'a pas toujours convaincue.
  • Les apparences => C'est trèèèèèès long et les personnages (surtout Nick) sont imbuvables !
  • La fille d'avant => Je ne lis pas de thriller pour me retrouver avec un ersatz de Cinquante Nuances de Grey ! Le concept de maison high-tech est géniale, mais finalement très peu exploitée.
  • La ferme => Ça part en vrille et le narrateur est tellement endormi qu'on se demande sérieusement s'il se sent concerné par ce qui lui arrive.
  • Les Ailes d'Alexanne, tome 3 : Le Faucheur => Rien ne va dans ce troisième tome : histoire, personnages, relations... J'ai déjà dit que c'était trop jeunesse, mais là, c'est tellement visible que ça en devient agaçant !
  • Les Thanatonautes => L'idée est géniale, mais l'auteur part dans tous les sens et les personnages ne sont pas du tout attachants.
BELLES LECTURES

  • L'ancre des rêves => Une manière de revisiter les secrets de famille originale et onirique.
  • Hantée => Une maison hantée cherche à éliminer sa rivale. Angoissant par moment, même si on n'est pas dans l'horreur absolue. Et Delilah est ultra attachante, en plus d'être forte !
  • Code 93 => Un petit thriller sympa, même s'il n'est pas transcendant.
  • L'île des rêves interdits => Un roman jeunesse assez sympathique, qui aurait mérité davantage d’approfondissements, tant dans l'univers que dans l'histoire des personnages.
TOPS

  • Le crime de l'Orient-Express => Un superbe roman policier où l'auteure nous entraîne sur un véritable jeu de piste !
  • Chaque soir à 11 heures => Énorme surprise, ce roman est moins gnan-gnan qu'il n'y paraît. L'héroïne est très attachante et l'histoire est finalement assez sombre.
  • L'Ombre du Vent => Relecture dans le cadre d'une lecture commune et quel plaisir de retrouver la plume d'un de mes auteurs chouchous ! L'histoire est à la fois magnifique et tragique, le tout sous une Barcelone de l'entre-deux guerres.

Voilà, je vous donne donc rendez-vous le mois prochain pour le bilan de Février !

vendredi 2 février 2018

Les Thanatonautes

HISTOIRE

Michael Pinson, médecin spécialisé dans la réanimation, se lance, avec son ami d'enfance Raoul Razorbak dans un pari fou : explorer la mort.
Ils vont tenter ainsi de répondre à cette fameuse question : y-a-t-il une vie après la mort ?

CRITIQUE

J'avais lu ce titre bien des années auparavant. A l'époque, je commençais à peine sur la blogosphère littéraire et je me souviens l'avoir adoré. Mais c'était huit ou neuf ans en arrière.
Aujourd'hui, j'ai un avis beaucoup plus mitigé.

Pourtant, le postulat de base est géniale : explorer la mort et voir s'il existe bel et bien une vie dans l'au-delà. L'auteur aurait pu ainsi mettre cette idée à profil pour nous exposer sa vision des choses, au travers d'expériences de mort imminente, ou encore de données scientifiques.

Mais deux problèmes se posent : ces éléments n’apparaissent que dans les cent premières pages et sont rapidement jetées aux oubliettes. Et j'ai eu l'impression de lire davantage un roman de science-fiction qu'un roman scientifique.

Pourtant, comme je viens de l'écrire, les cent premières pages étaient plutôt plaisantes à lire. Le narrateur, Michael nous raconte sa vie, sa rencontre avec Raoul et ses différentes expériences avec la mort.
Puis, quand les deux hommes se lancent à la conquête de ce qu'ils appelleront : "Le Continent Ultime", ça part en cacahuètes.

Bien évidemment, vu le pitch, je m'attendais à un récit d'exploration. Sauf que ça part un peu dans tous les sens : visions du passé d'un coté, fantasmes inassouvis/inavoués de l'autre, découverte de la vraie beauté, etc. En soi, ces sujets auraient pu mener à de vrais débats, philosophiques par exemple (notamment sur la vraie beauté, décrite dans l'au-delà). Mais plus on progresse dans l'histoire, plus je trouvais que ça devenait gros, au point d'en n'être pas crédible.

De plus, la découverte de ces "zones" de la mort ont un impact sur le monde. Et déjà les premiers émois m'ont semblé invraisemblables... jusqu'à arriver dans un monde pseudo-parfait où le Mal n'existe plus. Non, désolée, j'adhère pas à ce type de vision. Partant du principe que tout n'est pas blanc ou noir, mais qu'il existe des nuances de gris, je n'étais pas convaincue par ce que l'auteur me vendait.

L'ensemble est aussi très répétitif. C'est très schématique, mais voilà en gros comment ça se passe : découverte d'une zone = impact sur le monde + rencontre avec de nouveaux personnages. Puis, découverte d'une deuxième zone = re-impact sur le monde + re-rencontres avec d'autres personnes, etc.
Ça devient long et très ennuyeux, à force. Et comme la version poche fait quand même 503 pages, autant dire que j'ai peiné pour arriver au bout de cette lecture.

Vous l'aurez compris, l'histoire n'est pas passionnante à suivre. A cela s'ajoutent les incohérences que j'ai pu relever : comment se fait-il que des gens peuvent thanatonauter sans souci, alors que les scientifiques eux-mêmes n'en sont qu'aux balbutiements de cette nouvelle pratique ? Et comment leurs ennemis connaissent l'endroit exact pour les débusquer dans l'au-delà ? Ce ne sont que des exemples, mais l'auteur ne donne jamais d'éléments précis et se contente du strict minimum. C'est quand même balot pour un roman qui se veut scientifique !

On a aussi droit à des scènes surréalistes, comme celle entre Michael et Nadine. Le coup des âmes-sœurs qui débarque de nulle part, sans préparation, c'est juste pas possible !

Les personnages ne sont pas en reste. Bon sang, j'ai l'impression que Bernard Werber a un mal de chien à créer des personnages attachants.
Michael est le mec qui laisse les autres dicter sa conduite, même s'il tente parfois de se rebeller. Après, il est à fond dans son rôle de thanatonaute, mais il n'a jamais réussi à me convaincre.

Pareil pour son ami, Raoul, qui m'a l'air de souffrir de sérieux problèmes psychologiques. Son obsession de la mort n'aide déjà pas à le cerner, mais son comportement est assez curieux : je pense notamment à la scène avec Michael, passé la moitié du livre, où ils se disputent violemment. J'ai pas trop compris pourquoi il se lâche d'un coup, mais je l'ai trouvé détestable.

Les femmes ont un rôle secondaire plus ou moins important, mais elles ne m'ont pas marquée. Je n'en retiens rien de spécial les concernant.

Bernard Werber aime nous abreuver de détails scientifiques, mais on dirait que par moment, il oublie que tous ses lecteurs n'ont pas fait de bac sciences/maths pros. On se retrouve dès lors avec des passages bourrés de détails auxquels on roule des yeux parce qu'on ne comprend pas les mots qu'il emploie. Désolée, mais je ne lis pas de roman pour me dire qu'il me faut constamment un dictionnaire à portée de main. Et j'ai autre chose à faire de mon temps que de chercher la définition d'un mot.

Encore un roman de l'auteur que je n'ai pas apprécié. Pourtant, un sujet aussi tabou que la mort avait de quoi donner quelque chose de génial sur le papier. Malheureusement, je trouve qu'on passe à côté et qu'on se retrouve dans un récit d'exploration à la Jules Verne pas intéressant, avec des personnages pas du tout attachant. Et le style lourd n'arrange pas les choses.