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dimanche 21 février 2021

La petite faiseuse de livres, tome 1

HISTOIRE

Une ancienne étudiante bibliovore se réincarne en petite fille, dans un monde dominé par l'illettrisme, où les livres sont uniquement accessibles par l'élite.

Qu'à cela ne tienne, si les livres ne peuvent venir à elle, alors elle les fabriquera elle-même !

CRITIQUE

Un manga qui parle de livres, pour les amoureux des livres ? Comment ne pas craquer ?! Je suis parvenue à trouver le tome 1 sur Vinted ; aussitôt reçu, aussitôt lu ! Et j'ai totalement kiffé ce premier volet et vais me mettre en quête des autres tomes dans les semaines à venir, tant j'ai hâte de retrouver Maïn !

Maïn est en réalité une étudiante bibliovore qui s'est réincarnée dans le corps de cette petite fille, chétive et malade, dans un monde où l'illettrisme est monnaie courante. Les livres ne sont réservés qu'à la noblesse. Peu importe, notre héroïne décide de prendre les choses en main ; si elle ne peut pas accéder aux livres, alors elle va les fabriquer !

Un pitch comme celui-ci ne pouvait que me tenter ! Et l'histoire commence déjà bien : Maïn est désespérée de vivre dans un univers où les livres n'existent que pour une poignée de gens ! Elle va alors utiliser ses connaissances pour en fabriquer ! Mais les embûches sont grandes, à commencer par la santé physique de la petite fille, très fragile.

De plus, elle doit composer avec sa nouvelle famille, et ne pas trop se trahir : car même si physiquement, elle a six ans, elle a conservé sa mentalité de jeune étudiante d'une vingtaine d'années. Ce qui fait qu'elle a un vocabulaire très élevé et emploie parfois des mots incompréhensibles pour son entourage. Cela l'oblige à s'adapter à chaque nouvelle situation.

J'ai beaucoup aimé cet aspect du livre, le fait que notre héroïne doit se fondre dans la masse. Comme elle ne connaisse pas le lieu, ni même l'époque où elle a atterrit, lui fait poser pas mal de questions. On découvre, comme elle, ce monde, ce qui renforce l'immersion du lecteur. Bien sûr, on a encore pas mal de questions en tête, mais les éléments fournis sont déjà riches en infos. Mais rassurez-vous, on n'est pas non plus noyés dans la masse ; j'ai même appris pas mal de choses (notamment faire son propre shampooing, à base d'huile de fruit).

On a aussi les premiers pas de Maïn dans sa fabrication des livres. Ses connaissances poussées vont lui permettre de rassembler les premiers ingrédients pour fabriquer du papier (celui qu'on connaît n'est pas accessible à tous, on s'en sert uniquement pour le courrier administratif). J'ai hâte de voir ses progressions dans les tomes suivants !

J'ai adoré Maïn, cette petite fille à la mentalité de jeune femme, qui apprend très vite à s'adapter, bien qu'elle se pose des tas de questions sur son nouveau mode de vie. Son envie de livres est si forte qu'elle est prête à les fabriquer elle-même... quitte à s'attirer l'étonnement de sa nouvelle famille. Il me tarde de la revoir, tant j'ai complètement craqué pour elle !

Les proches sont tout aussi attachants ; la mère, le père et la grande sœur. Ils sont très protecteurs envers Maïn, de part son côté maladif ; mais ils ont tendance à un peu trop la couver, ce qui provoque parfois des situations cocasses. Ceci dit, j'ai aussi hâte de retrouver tout ce petit monde dans les autres volets.

On a aussi un trio de garçons, amis proches de la sœur aînée de Maïn, dont l'un d'eux semble avoir un faible pour cette dernière. Et quelque chose me dit qu'il va jouer un rôle plus important à l'avenir. On verra bien !

Les dessins sont très mignons ; les enfants sont adorables, mais les auteurs nous offrent aussi des planches très jolies à regarder.

Un premier tome génial, qui nous présente une héroïne ultra attachante, prête à tout pour ses livres qu'elle aime tant ! J'ai hâte de lire les volets suivants !

samedi 20 février 2021

Les carnets de l'Apothicaire, tome 1

HISTOIRE

Mao Mao est devenue servante à la cour impériale, après avoir été enlevée. Intelligente et vive, elle essaie de faire profil bas et de cacher ses talents d'apothicaire et sa passion pour les poisons.

Mais les intrigues de la cour vont l'amener à croiser Jinshi, haut-fonctionnaire, très intéressé par ses talents. Ce dernier va la nommer goûteuse personnelle d'une des favorites de l'empereur ; un poste aussi important que dangereux...

CRITIQUE

Voilà un titre que je voulais lire dès sa sortie, tant le pitch m'intéressait. Les intrigues de cour sont un sujet que j'aime beaucoup, et on peut dire que j'ai été servie !

Ce premier tome est assez introductif et met bien en place les premières intrigues et les personnages. Surtout Mao Mao, l'héroïne, capable de créer des poisons et de reconnaître les symptômes au premier coup d'œil. Cette capacité d'observation va l'amener à devenir goûteuse personnelle d'une des favorites de l'empereur et à croiser la route de Jinshi, un homme aussi mystérieux que séduisant.

On découvre donc un huit-clos où les complots sont légions ; le moindre faux pas peut être fatal ! Notre héroïne le sait bien, puisqu'elle essaie d'être la plus discrète possible.

J'ai beaucoup aimé ce contexte particulier, dans le palais impérial. Je ne sais pas à quelle période historique se rattache le manga ; on n'a pas d'indice temporel là-dessus, ce qui est dommage. Par contre, le fait de rester constamment en huit-clos donne au lecteur le sentiment d'être piégé. On se demande à quelle sauce Mao Mao va être mangée, et surtout, ce qui va arriver, tant on a l'impression que tout peut exploser à n'importe quel moment !

Du coup, j'ai bien accroché au récit, même si on sent que tout reste introductif. Mais les éléments mis en place donnent suffisamment envie pour qu'on ait envie de lire la suite : les favorites de l'empereur et leurs dames de compagnie, les morts de nouveau-nés, Jinshi lui-même, etc. Bref, pas mal d'éléments instaurés, qui ne demandent qu'à être développés dans les tomes suivants.

Les personnages sont aussi introduits, et ne demandent qu'à être davantage mis en avant. A commencer par Mao Mao, une experte en poisons, qui peut en fabriquer, pourvu qu'on lui laisse les ingrédients, le temps et la place nécessaires.

On sent qu'elle a déjà un parcours de vie difficile. Ayant travaillé dans une maison close avant son enlèvement, elle a eu l'occasion de vivre pas mal de choses ; autant d'expériences qui ont forgé tant son talent d'apothicaire que son caractère. Son insensibilité au charme de Jinshi va provoquer bien des situations cocasses !

Son intelligence va lui être utile dans ce véritable nid de serpents ! Même après avoir été repérée par Jinshi, elle tente de rester la plus discrète possible ; pas évident quand on est devenue goûteuse et dame de compagnie d'une des favorites de l'empereur ! D'autant plus qu'elle est régulièrement sollicitée pour les évènements relatés dans ce premier volet.

Bref, un portrait très intéressant, que j'ai hâte de retrouver pour la suite !

Par contre, j'ai eu beaucoup plus de mal avec Jinshi. Déjà, j'aime pas la façon dont il s'approche un peu trop près de Mao Mao, mais surtout, son côté "charmeur" m'a laissée indifférente. Bon, il s'en sert pour des raisons politiques, mais quand même, je ne me suis pas attachée à lui. J'espère que ça va s'améliorer par la suite, parce que ce personnage est quand même mystérieux. Je suis curieuse de voir comment il a accédé au poste qu'il occupe, et comment il est arrivé au palais impérial.

D'autres personnages semblent intéressants, notamment la favorite à laquelle Mao Mao est attachée au service (je me rappelle plus son nom) et ses dames de compagnie ; l'eunuque au service de Jinshi ; autant de personnages qu'il me tarde de retrouver par la suite, car ils m'ont vraiment intrigués.

J'ai beaucoup aimé le style graphique ; certaines planches sont vraiment superbes à voir !

Un premier tome introductif, mais qui met tout en place ; personnages et intrigues de cour. Ne reste plus qu'à développer tout ça dans les tomes suivants ! En tout cas, cette série semble prometteuse !

dimanche 14 février 2021

Isabella Bird, femme exploratrice, tome 1

HISTOIRE

Au 19ème siècle, l'exploratrice Isabella Bird décide de voyager au Japon, par des chemins peu empruntés, afin d'en découvrir toute la culture. Avec l'aide d'Ito, son guide-interprète, elle raconte ses péripéties dans ses lettres destinées à sa sœur.

CRITIQUE

Voilà des années que je n'avais plus lu un manga ! Et pour marquer le coup, quoi de mieux que de se lancer sur les traces d'une femme de caractère, dont je ne connaissais même pas l'existence avant que ce manga ne tombe entre mes mains ?

Ce premier tome est assez introductif, puisqu'il met en scène Isabella à ses débuts, lorsqu'elle arrive au Japon. Or, dans un pays où elle ne connaît ni les coutumes, ni la langue, elle aura besoin d'un guide-interprète bien mener à bien son expédition. Sa rencontre avec un certain Ito va lui permettre d'effectuer ses premiers pas et découvrir les us et coutumes des insulaires.

Graphiquement, c'est super chouette ! On a un souci du détail, certes pas aussi poussé que dans Bride Stories, mais quand même, Taiga Sassa nous offre quelques planches vraiment agréables à regarder ! Un style plutôt sympa, qui participe à l'immersion du lecteur dans le manga.

Car l'histoire se déroule à la fin du 19ème siècle. Le Japon commence à s'ouvrir au monde et Isabella souhaite prendre des routes peu empruntées pour traverser le pays. Ce qui n'est pas sans s'attirer les moqueries de ses contemporains !

J'ai beaucoup aimé cette immersion dans le Japon du 19ème siècle, découvrir les us et coutumes de l'époque. Je ne sais pas si certaines traditions ont perduré de nos jours, mais voir ce qui se faisait durant cette période sur papier est grandement appréciable !

Le/la mangaka nous offre également un véritable choc des cultures, que ce soit avec Isabella qui apprend certaines choses qui la choque ou l'intrigue (cf. la cérémonie du chignon). Mais les Japonais aussi sont intrigués lorsqu'ils voient des étrangers débarquer en ville ! Cela donne lieu à des scènes tantôt cocasses, tantôt cruelles, comme lorsqu'un lord anglais tient des propos racistes vis-à-vis d'Ito. Propos aussitôt condamnés par Isabella, qui n'hésite pas à abandonner le confort et le luxe pour se tourner vers une auberge plus "modeste" pour rejoindre son guide-interprète.

Ce genre de scènes montre bien le caractère d'Isabella. Une femme qui a déjà un parcours impressionnant, puisqu'on apprend très vite qu'elle a déjà effectué plusieurs explorations, qu'elle a transcris dans des carnets de voyage. Cette fois, elle souhaite traverser le Japon, et veut y arriver, quitte à s'attirer les sarcasmes de ses pairs (surtout des hommes). Heureusement, elle aura plusieurs soutiens en cours de route, qui vont l'aider, l'appuyer et la guider pour qu'elle puisse préparer au mieux son voyage.

Une femme de caractère, qui sait ce qu'elle veut, mais qui sait aussi se montrer humble. Les deux derniers chapitres de ce premier tome le montre bien, mais Isabella a du cœur et se monte reconnaissante envers les personnes qui l'aident. Mais on a aussi des passages où elle doute, se décourage et ne sait pas comment se comporter lorsqu'elle fait face à des situations aux antipodes de l'éducation qu'elle a reçue. Elle n'en n'est que plus attachante et on souhaite de tout cœur qu'elle réussisse dans son entreprise !

Par contre, j'ai eu plus de mal avec Ito, le guide-interprète de la jeune femme. Déjà que son air constamment blasé n'aide pas, mais il semble cacher pas mal de choses. Manifestement, son parcours professionnel est énorme, mais il ne se dévoile guère. Pas dans ce premier tome, en tout cas. Je suppose qu'on en saura plus dans les volets suivants, mais une chose est sûre : sans lui, Isabella serait souvent dans le pétrin ! En plus de traduire et de la guider, il la conseille et n'hésite pas à lui donner son point de vue sur certaines situations.

Bref, un homme mystérieux, mais qui se révèle vite indispensable pour notre exploratrice et dont il me tarde maintenant d'en apprendre plus.

Un premier tome introductif, mais qui mets bien les personnages en place et nous offre un duo intéressant, même si j'ai eu du mal avec Ito. le tout servi par un style graphique très joli, dont certaines planches sont un régal pour les yeux ! Il ne me reste plus qu'à lire la suite pour retrouver Isabella dans son voyage au Japon !

lundi 1 mai 2017

Le maître des livres, tome 2

HISTOIRE

Mikoshiba continue de conseiller les usagers de la bibliothèque pour enfants "La Rose Trémière".
Que ce soit une femme amoureuse de son patron, un adolescent désireux d'illustrer des livres pour enfants ou encore un père qui souhaite se réconcilier avec sa fille ; tous vont, au travers de la littérature enfantine, se retrouver et donner un nouveau sens à leur vie.

CRITIQUE

Le premier tome a été un tel coup de cœur que je n'ai pas pu m'empêcher d'emprunter directement les tomes suivants ! Et ce manga est toujours aussi géniallissime à lire ! A tel point point que j'envisage sérieusement d'acheter les tomes pour commencer ma mangathèque personnelle !

On retrouve ici Mikoshiba, notre bibliothécaire toujours aussi passionné mais toujours aussi rustre quand il s'agit de parler (le pauvre M. Miyamoto en fait régulièrement les frais !), avec ses deux jolies collègues et les usagers (nouveaux ou fréquents) qui se retrouvent au travers des histoires qu'ils lisent.

Ce qui m'a beaucoup plus dans ce deuxième tome, c'est qu'on apprend à connaître davantage nos personnages. Notamment sur Kayo qui, vous allez voir, a une vie de famille difficile. La séquence avec son père est d'ailleurs très touchante.
Mikoshiba aussi nous révèle une nouvelle surprise à la fin du manga ; je n'en dirais rien pour ne pas spoiler, mais sachez que cela risque de provoquer bien des remous au sein de la bibliothèque et de son équipe !

Mais ce que j'aime plus que tout dans cette série, c'est la place de la littérature dans la vie de nos protagonistes. Quel que ce soit le genre littéraire, chaque nouveau venu trouve matière à réfléchir à sa vie personnelle et tenter, par la suite, de sortir du problème auquel il est confronté. Et comme souvent, les livres en question, forment un parallèle avec les tourments que traversent nos héros.
Et une fois encore, Umiharu Shinohara nous présente des récits pas toujours connus dans nos contrées, mais pas toujours. De temps en temps, il présente des récits qu'on peut trouver facilement dans les rayons des librairies et/ou des bibliothèques.

Parmi les nouveaux venus, on a un adolescent désireux d'illustrer des livres pour enfants. Rêve qu'il préfère garder secret, par peur des moqueries de ses camarades.
J'ai adoré la scène où il raconte sa première histoire à des petits ; la façon dont ils sont à fond dans le récit, comment les dessins sont présentés... Bref, un moment tout simplement savoureux qui reste d'ailleurs mon préféré sur les tomes que j'ai lu jusqu'à présent !

J'ai beaucoup aimé aussi la scène avec le vieil homme qui souhaite retrouver un titre pour honorer la mémoire d'un ami d'enfance. La façon dont Mikoshiba gère le problème est tout simplement fantastique : je me suis totalement reconnue là-dedans !

Bref, tout ce petit monde est plus attachant que jamais. Que ce soit les persos principaux ou secondaires, ils ont tous ce petit quelque chose qui fait qu'ils marquent de leur empreinte les murs de "La Rose Trémière". A tel point que j'ai toujours ce petit pincement au cœur quand j'ai terminé la lecture de ce deuxième tome.

Le coup de crayon est toujours aussi agréable à l’œil, même si c'est pas non plus exceptionnel. J'aime toujours autant le chara-design des persos féminins, plus "agréables" à regarder que celui de ces messieurs.

Ce deuxième volet est toujours aussi succulent ; on en apprend plus sur nos personnages et la littérature reste le centre de ce manga puisqu'il permet à nos héros de tirer les leçons de leur vie respective.
Tout simplement géniallissime !

samedi 29 avril 2017

Liselotte et la forêt des sorcières, tome 1

HISTOIRE

Liselotte vit avec ses deux domestiques, Alto et Anna, dans une maison située en retrait, en pleine campagne.
On raconte que la forêt qui l'entoure est peuplée de sorcières. Un jour, Liselotte en croise une sur sa route. Il faudra l'intervention d'un mystérieux jeune homme pour la sortir de ce mauvais pas...

CRITIQUE

De Natsuki Takaya, j'en garde un bon souvenir avec Fruit Baskets. J'avais bien aimé le manga, même si je ne suis jamais arrivée au bout des 23 volumes. Et je précise que je n'ai jamais visionné l'animé.
J'avais également commencé Twinkle Stars des années auparavant, mais là encore, je n'ai jamais conclu cette série.
Et voilà que je me lance dans Liselotte et la forêt des sorcières, une série dont le pitch de ce premier tome me tentait énormément.
Je pense donner ma chance au tome deux, parce que là, c'est pas très concluant...

Comme le titre l'indique, on suit Liselotte, une jeune demoiselle qui vit dans un trou perdu, avec pour seuls compagnies ses deux domestiques : Anna et Alto, des jumeaux qui veillent à son bien-être et sa sécurité.
Mais l'arrivée d'un jeune homme aux yeux roses pâles va chambouler le quotidien de notre trio...

Ce qui m'a déçue dans ce volet, c'est qu'on reste énormément dans l'introduction. Certes, c'est bien de présenter les personnages et le contexte ; mais en dehors de la sorcière que Liselotte rencontre et son sauvetage, y a pas grand chose qui se passe.

On a bien l'arrivée d'Engetsu (l'homme mystérieux dont il est question) et celle d'un quatrième personnages, assez drôle, je vous l'avoue. Mais y a pas beaucoup d'actions, et l'aspect fantastique est aussi peu présent.

En fait, la mangaka ne donne guère d'indications sur les sorcières et la forêt entourant la maisonnée. Ça reste très flou et on n'apprend pas grand chose. Ceci dit, vu la fin intriguante, cela me donne envie de poursuivre la série, afin de voir si elle évoluera par la suite.

Si l'histoire n'est pas très passionnante, les personnages eux, le sont davantage. Enfin, sauf l'héroïne principale.
Parce que Liselotte est clairement une grosse tête de linotte (non, non, j'ai pas fait exprès d'utiliser ce mot !) ; elle change constamment d'avis comme de chemise, ramène un type qu'elle ne connaît guère chez elle et le laisse s'installer tranquillement chez elle, se montre parfois gnan-gan dans ses réflexions...
Bref, une héroïne assez cruche à laquelle je ne me suis pas attachée du tout !
MAIS... Je l'écrit en majuscule, parce que, malgré tout, la jeune femme semble posséder un passé mystérieux.
On apprend une ou deux choses sur sa présence dans cette curieuse maison, mais de manière suffisamment développé pour qu'on ait tous les éléments en main. Résultat : elle a quand même ce petit côté "intriguant" qui donne envie d'en apprendre plus sur elle. Elle ne part donc pas complètement sur une note négative.

Pourtant, j'ai largement préféré les autres persos qui gravitent autour d'elle. A commencer par Alto et Anna, les jumeaux.
Et Liselotte a du bol d'avoir deux domestiques bien plus terre-à-terre qu'elle, qui prennent soin d'elle et veillent sur sa sécurité !
Je les ai trouvés très attachants et les mieux développés de toux ceux qu'on croise dans ce premier tome. Enfin, "développé", c'est un bien grand mot, mais ce sont les plus présents, et donc, les mieux traités dans le caractère.

On a aussi Engetsu, le type hyper mystérieux que Liselotte semble d'ailleurs bien connaître. A ce stade, je peux pas trop en dire quoi que ce soit ; il a l'air de cacher bien des choses.
Et concernant le quatrième bonhomme, j'en dirais pas grand chose pour vous laisser la surprise, vous sachez qu'il apporte la touche d'humour en plus dans le récit et que je l'ai trouvé tout simplement succulent à suivre !

Je retiens aussi le coup de crayon de Natsuki Takaya, reconnaissable facilement ; les yeux de ses personnages très grands (plus encore que ceux qu'on a l'habitude de voir dans les mangas, mais ce n'est que mon point de vue) et une proportion à dessiner des visages très doux. Ce qui est très flagrant pour les protagonistes féminins.

Il fallait bien qu'un manga soit tôt ou tard un flop. Et c'est tombé sur Liselotte et la forêt des sorcières. L'histoire est très introductive et l'héroïne est assez cruche.
Mais je retiens le grand mystère qui plane autour de ce volet et le chara-design de tout ce petit monde. C'est pour ces deux raisons que je poursuivrais la série, en espérant qu'elle s'améliore dans les tomes suivants.

vendredi 28 avril 2017

Orange, tome 1

HISTOIRE

Un matin, Naho reçoit une drôle de lettre : il s'agirait de la Naho du futur qui lui écrirait du temps où elle était au lycée, afin qu'elle puisse changer le cours de l'histoire !
Faut-il croire cette histoire abracadabrante ? Naho va pourtant vite s'apercevoir que les événements décrits dans les lettres se réalisent vraiment.
Mais peut-elle vraiment changer le futur ?

CRITIQUE

Je suis tombée sur ce titre par hasard, et j'ai trouvé la couverture toute mignonne. Et comme je voulais continuer ma redécouverte du manga, suite à mes précédentes lectures très positives dans ce genre, je l'ai donc emprunté.
Verdict ? Encore une série que je vais suivre de près car j'ai beaucoup aimé ce premier tome. Et comme la série est courte (cinq volumes à peine), je compte bien la poursuivre jusqu'au bout !

Orange met en scène Naho, une lycéenne qui vit sa vie tranquille avec sa petite bande d'amis. Ils vont même accueillir Kakeru, le nouvel élève qui va rapidement trouver ses marques.
Mais Naho a un secret : elle a reçu des lettres de sa future elle ! C'est la Naho âgée d'une trentaine d'années qui lui écrit pour qu'elle puisse changer les événements survenus au lycée.
Mais la version ado de Naho hésite : doit-elle y croire ? Et surtout, peut-elle vraiment changer le cours des choses ?


C'est tout ce questionnement qui est au centre de ce premier tome. Naho, au début incrédule, va peu à peu essayer de modifier son présent pour que son futur soit modifié. Mais est-ce que ces changements vont altérer sa future version d'elle-même ? Voire celle de ses proches ?
Je trouve dommage que le manga ne montre pas l'influence des agissements de la Naho ado sur la Naho du futur. Peut-être en parlerons-nous dans les tomes suivants, mais cette absence de conséquences sur le passé et et le futur m'ont vraiment fait défaut. Ce qui explique pourquoi ce manga n'est pas un coup de cœur.

En revanche, j'ai beaucoup aimé la façon dont l'intrigue est amenée, au travers de ces fameuses lettres. Et surtout, la réflexion qu'elles apportent : peut-on vraiment effacer les regrets du passé ? Ne risque-t-on pas d'en créer de nouveaux ?
C'est autant de questions auxquelles Naho (ado) est confrontée. Et c'est ce cheminement intérieur qui va la pousser à accomplir des actions qu'elle ne se pensait pas capable de faire (cf. le match de base-ball). C'est aussi l'occasion pour elle de se positionner par rapport à Kakeru, le nouvel élève de sa classe, auquel elle va éprouver des sentiments très forts.
Bref, l'histoire se révèle doucement et nous montre deux visions : celle de Naho au lycée et la Naho du futur (même si ses apparitions sont plutôt brèves) où on la voit avec ses anciens camarades ; et on se rend compte qu'elle est rongée par le regret. Ce qu'elle dévoile d'ailleurs dans ce volet ne fait que confirmer sa motivation à demander à sa version lycéenne de modifier le temps.

Les personnages présentés sont tellement attachants !
A commencer par Naho (version lycée), qui va petit à petit se découvrir une force insoupçonnée, grâce aux lettres qu'elle a reçu. Elle se pose beaucoup de questions, certes, mais elle ne se contente pas d'être passive en se demandant sans arrêt si ce qu'elle vit est vrai ou pas. Elle finit par prendre les choses en main, malgré ses hésitations parfaitement compréhensifs.
Une héroïne vraiment attachante qui risque fort d'évoluer par la suite. Et j'ai hâte de voir ça !
On a aussi Kakeru, mystérieux, mais qui se révèle aussi. Bon, beaucoup plus en douceur que Naho, mais je le trouve très intéressant.
Les autres persos de la bande sont tous sympas, même si plus en retrait par rapport aux deux autres cités précédemment. Mais ils apportent chacun leur touche personnelle et offrent des moments d'amitié bienvenus dans ce récit.

J'aime beaucoup le chara-design de tout ce petit monde ! Surtout Naho, qui possède, je trouve, un visage très doux. L'ensemble est très agréable à regarder.

Voilà un nouveau manga que je vais suivre de près ! Une histoire mêlant présent et futur, des personnages attachants et un coup de crayon agréable font d'Orange une belle découverte à savourer comme le fruit dont elle porte le titre !

mardi 25 avril 2017

Le maître des livres, tome 1

HISTOIRE

A la bibliothèque "La Rose Trémière", Mikoshiba n'hésite jamais à guider les usagers qui cherchent un livre précis.
Que ce soit un adulte ou un enfant, ses méthodes, parfois rustres, permettent surtout de découvrir des tranches de vie.

CRITIQUE

Pour continuer sur ma lancée avec les mangas, j'ai voulu découvrir cette série, centrée sur les livres. En tant que lectrice assidue et fréquentant régulièrement les bibliothèques, cela ne pouvait que me parler.
Verdict : ce premier tome est mon premier coup de cœur depuis que je me suis remise à la lecture !

Pourtant, pas de fantastique, pas de suspens ; juste Mikoshiba et ses collègues qui font tourner une bibliothèque spécialisée sur les livres pour enfants. Au travers de ce bâtiment et de plusieurs livres, on découvre des personnages secondaires qui traversent tous un moment difficile dans leur vie ; la lecture sera une sorte de catharsis qui va leur permettre de dépasser leurs difficultés et mieux s'ouvrir au monde.

Evidemment, avec un thème pareil, je ne pouvais qu'être conquise : chaque personnage se retrouve dans son histoire personnel au travers d'un récit fourni par Mikoshiba, la plupart du temps. Pour le mangaka, c'est l'occasion de nous conter ces petits aspects de la vie quotidienne qui trouvent un parallèle parfois troublant avec les romans dont il est question dans ce premier volet.

Les livres sont donc LE point central de la série, puisque non seulement ils permettent aux protagonistes de faire le point sur eux-mêmes, mais c'est aussi l'occasion de découvrir des titres pas forcément connus dans nos contrées.
Et les quelques romans présentés sont de genres différents : aventure, suspens, policier, conte... Umiharu Shinohara a l'excellente idée de dévoiler plusieurs types d'histoires, susceptibles de plaire à tous. Et de nous rappeler qu'il n'y a pas d'âge pour apprécier des livres pour enfants !

Les personnages, qu'ils soient principaux ou secondaires, sont hyper attachants.
A commencer par Mikoshiba, le bibliothécaire. Avec ses manières rustres, il peut détonner, mais il se révèle passionné par son métier et vraiment désireux d'aider les usagers dans leurs requêtes. Cela le rend d'autant plus attachant que ce premier tome nous permet de trouver l'origine de son amour pour la lecture.
Ses deux collègues féminines, Kayo et Mizuho sont tout aussi passionnées, même si plus en retrait. J'ai hâte d'en apprendre plus sur elles dans les volumes suivants !

On a aussi M. Miyamoto, premier personnage qui ouvre le récit et qui va se révéler un usager assidu après sa rencontre avec Mikoshiba. Il semble cacher pas mal de choses, mais il se révèle très gentil, malgré les sautes d'humeur de l'unique bibliothécaire masculin auquel il fait régulièrement les frais. Mais son rôle risque fort d'être plus important dans la suite de la série !

Parmi les autres protagonistes, on a pêle-mêle un jeune garçon qui va découvrir que chaque livre peut renfermer un potentiel trésor ; une mère hyper protectrice qui va devoir apprendre à lâcher du lest pour son petit garçon...
Bref, une galerie qui ne demande qu'à s'étoffer, même si on risque de les recroiser par la suite.

Pour terminer sur le coup de crayon, faut pas s'attendre à un sens du détail très poussé. Si les dessins sont très sympas, je n'en retiens rien d'exceptionnel. Mais j'apprécie tout particulièrement le chara-design des personnages féminins, même si certaines d'entre elles ont presque tendance à se ressembler. Mais ce petit détail ne m'a pas empêchée d'apprécier ce manga, bien au contraire !

A tous les amoureux des livres et des bibliothécaires, ce manga est fait pour vous ! Un coup de cœur magistral qui me donne non seulement envie de lire la suite, mais aussi de vous faire partager plus que jamais mon amour des livres !

lundi 24 avril 2017

Bride Stories, tome 1

HISTOIRE

A 20 ans, Amir est mariée à un garçon de huit ans son cadet. Elle vit désormais dans une tribu totalement différente de la sienne et doit apprendre à vivre dans sa nouvelle communauté.
Mais sa famille, qui a trouvé un arrangement matrimonial plus avantageux, décide de faire marche arrière et de la récupérer.

CRITIQUE

Depuis que j'ai repris la lecture, j'ai eu l'envie de me remettre aux mangas. Il faut savoir que je suis davantage tournée vers les romans que les bandes dessinées, qu'elles soient franco-belges, japonaises ou autre.
Mais j'ai malgré tout décidé de retenter l'aventure en empruntant quelques séries, pour recommencer l'aventure du manga, et Bride Stories fait partie de ceux-là. Suite aux avis très positifs sur la blogosphère, j'ai voulu découvrir le style graphique de Kaoru Mori à travers cette saga et j'en suis très contente ; c'est une très belle surprise !

On suit donc Amir dans sa nouvelle vie, à la suite de son mariage avec un garçon de huit ans son cadet, Karluk. Malgré leur différence, les époux vont apprendre à se connaître et à s'apprécier mutuellement. Jusqu'au jour où la famille d'Amir décide de la récupérer, ayant trouvé un mariage plus avantageux pour leur clan.

Ce que je retiendrais surtout de ce manga, c'est le coup de crayon formidable de la mangaka. Elle apporte un soin tout particulier aux détails : que ce soit les vêtements, la faune ou la flore, chaque planche est un régal pour les yeux. Rien que la couverture offre un travail splendide, mais à l'intérieur, c'est carrément de l'orfèvrerie !

L'histoire en elle-même est plutôt plaisante, même si pas extraordinaire : on suit Amir dans sa nouvelle vie d'épouse, au sein de sa belle-famille et de sa tribu.
J'ai d'ailleurs été agréablement surprise par la façon dont elle gère ce nouveau départ ; elle n'hésite jamais à rendre service et ses relations avec sa belle-famille sont au beau fixe.
On suit donc leur quotidien, dans l'Asie centrale du 19ème siècle. Evidemment, autre époque, autres mœurs. Cela peut paraître surprenant, voire choquant qu'une femme de 20 ans épouse un gamin d'à peine 12 ans. Pourtant, ce qui était un barrage pour moi au début est rapidement tombé et cet élément ne m'a plus dérangée durant ma lecture.
Je me suis même surprise à penser qu'Amir et Karluk forment un couple tout mignon. On ne ressent pas l'amour attendu, mais malgré tout, un petit quelque chose se passe entre eux. Ils s'apprécient mutuellement et s'entraident constamment.
Non vraiment, j'ai beaucoup aimé ce petit couple^^

Amir est une héroïne que j'affectionne beaucoup. Déjà, son chara-design me plaît énormément ; ensuite, elle a une personnalité affirmée. Elle pratique la chasse avec dextérité et se montre d'une gentillesse et d'une générosité exemplaire. Je pense surtout à la fin avec Karluk ; son dévouement envers son mari est tout simplement exemplaire !

Karluk est un garçon très gentil, même s'il est plus enfantin. Logique, me direz-vous, suite à son âge. Pourtant, il se révèle tout aussi attentionné envers sa femme et sa famille. On sent qu'il est très attaché à eux et que c'est réciproque.

Comme écrit plus haut, nous sommes au 19ème siècle, dans le quotidien d'une tribu d'Asie centrale. J'ai adoré cet aspect historique très bien mis en avant où j'ai appris pas mal de choses de cette époque. Déjà par le sens très poussé du détail, mais je ne serais pas surprise si la mangaka s'est documentée avant de se lancer dans sa série : parce que j'ai vraiment eu l'impression de "lire" un documentaire. Mais pas du tout ennuyeux et terriblement passionnant ! 

Bride Stories ne pouvait pas être un meilleur point de départ pour redécouvrir les mangas. Kaoru Mori possède un sens du détail tout simplement extraordinaire et l'histoire, proche du documentaire, est très sympa à suivre.
Une très jolie découverte !