mercredi 3 janvier 2018

Thérapie

HISTOIRE

Josy, la fille de l'éminent psychiatre Viktor Larenz a disparu. Quatre ans s'écoulent, et toujours aucune trace de la petite.
Un séjour sur une petite île va lui permettre de faire la connaissance d'Anna, une auteur de livres pour enfants, atteinte d'une schizophrénie très particulière : les personnages de ses romans prennent vie.
Et rapidement, Viktor fait le lien entre l'histoire d'Anna et la sienne. Dès lors, il n'a plus qu'une obsession : entendre la fin du récit.

CRITIQUE

J'ai acheté ce titre d'occasion par hasard, car le résumé me tentait bien. J'ai bien fait : ce fut mon premier Sebastian Fitzek et ce ne sera pas le dernier, car j'ai adoré !

Viktor Larenz n'a jamais pu remonter la pente depuis la disparition de son unique fille, Josy. Mais sa rencontre avec la mystérieuse Anna va le bouleverser : il est persuadé que son histoire contient des indices sur la disparition de sa fille.

L'histoire est le plus gros point fort du roman. On commence en douceur pour finir par quelque chose d'énorme !
En fait, durant ma lecture, j'étais partie sur un autre scénario : mais l'auteur a su me surprendre et m'entraîner sur une autre piste qui m'a laissée sans voix ! Je ne m'y attendais pas du tout ! J'en suis ressortie presque assommée, tant je n'en revenais pas de l'épilogue !

Le récit commence donc doucement et monde peu à peu dans l'angoisse, la tension, pour se terminer sur des révélations de malade !
Je ne me suis pas du tout ennuyée : c'est un vrai page-turner, qui vous pousse à tourner les pages, jusqu'à l'ultime dénouement.

Le style de l'auteur joue à merveille sur la tension, l'angoisse, la peur ; comme Viktor, on se pose beaucoup de questions. On partage ses doutes, ses questionnements, d'autant plus que toute l'intrigue ne se centre que sur lui. On reste donc constamment dans l'ignorance, ayant les révélations par petites touches.

On pourrait regretter la brièveté du récit (dans les 300 pages), mais finalement, ce n'est pas vraiment un défaut : inutile d'en rajouter, mais surtout, je ne vois pas ce que l'auteur aurait pu nous raconter de plus. Le contenu proposé est largement suffisant.

Bien qu'on suive Viktor et qu'on partage ses émotions et sentiments, j'ai pourtant eu du mal à m'attacher à lui. Le fait qu'il soit isolé du monde durant une partie de l'intrigue, son comportement vis-à-vis des autres... Je ne sais pas ; je n'ai eu d'atomes crochus avec lui.

Pareil pour les autres ; je n'ai pas ressenti de sentiment d'attache. Sans doute parce que, finalement, tout est centré sur l'intrigue, au détriment de la sympathie qu'on peut éprouver pour les protagonistes.

Comme je l'ai écrit, la plume de l'auteur est incisive ; on va à l'essentiel, sans fioritures et on passe un moment incroyable qui nous laisse pantois. Cela me donne très envie de découvrir ses autres romans !

Ma première rencontre avec Sebastian Fitzek est une réussite : l'histoire est prenante en plus d'être géniale et sa plume est très addictive ! Je regrette juste des personnages finalement peu attachants.

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