samedi 23 décembre 2017

Le cadeau de l'hiver

HISTOIRE

Pour honorer la promesse faite à son meilleur ami défunt, Merry Olsen accepte d'emménager dans une petite bourgade et de s'occuper de sa fille, Charlène. Mais le premier contact ne se passe pas comme prévu.
Alors que la jeune femme tente peu à peu de gagner la confiance de la petite fille, elle tombe sous le charme de Jack, son voisin. Et ce dernier ne semble pas insensible à son charme...

CRITIQUE

Je cherchais une lecture sans prise de tête en cette fin d'année et mon choix s'est porté sur une romance. 
Alors, je le dis d'emblée : je lis très peu de romances. C'est précisément le genre littéraire que je fuis car, malgré mon côté romantique, j'ai tendance à me prendre le chou. Ce sont soit les personnages qui me gavent, soit la romance qui est très mal amenée. Et quand les deux se rejoignent, c'est encore pire.
Et malheureusement, c'est totalement le cas pour Le cadeau de l'hiver. Ce n'est pas Jennifer Greene qui va me réconcilier avec le genre, mais je dois reconnaître que tout n'est pas mauvais ; le roman a un ou deux points positifs.

L'histoire commence quand Merry Olsen, la trentaine et célibataire, débarque dans une petite bourgade pour s'occuper de Charlène, une petite fille de onze ans qui a perdu son père le jour de Noël. Mais les premiers échanges ne se passent pas très bien...
Parallèlement, elle tombe amoureuse de Jack, son séduisant voisin qui va l'aider à apprivoiser Charlène et ce nouveau quartier dont elle ne connait pratiquement rien.

Evidemment, on se doute bien comment ça va se terminer, donc pas de surprise de ce côté-là de l'histoire. Mais la romance est clairement super mal fichue ; oui, ce sont des adultes consentants, qui éprouvent une attirance physique l'un envers l'autre. Mais le premier baiser qui surgit avant les cent premières pages, alors qu'ils se connaissent à peine : je dis NON.
C'est trop brutal, trop rapide ; j'avoue, je fais partie de ces personnes qui aiment apprendre à connaître les gens avant d'aller plus loin. Vu le genre de livre, j'aurais dû m'y attendre ; mais non, c'est tellement rapide que ça en est pas du tout crédible.

Outre le fait que les deux héros se "trouvent" vite, ils passent le plus clair de leur temps à se dire : "Faut pas qu'on se voie parce que il/elle me rend dingue, mais ça ne m'empêche pas de coucher avec, même si je suis pas sûr(e) des sentiments qu'il/elle éprouve". Et assister à des pensées pareilles pendant 410 pages, c'est chiant et trèèèès long. Et le pire, c'est que ça bouffe une grosse partie de l'histoire ; autant dire que j'ai levé les yeux au ciel à plusieurs reprises !

Malgré tout, je retiens un point positif dans tout ce fatras : la relation Merry/Charlène. Si les deux demoiselles ne s'entendent pas très bien, elles vont peu à peu apprendre à se connaître. J'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteure gère leurs personnalités opposées. Leur début catastrophique va peu à peu se transformer en relation pas complètement mère/fille, mais presque. C'est le point fort du bouquin, la mieux amenée.
J'ai beaucoup aimé aussi la relation entre Charlène et Cooper et Kicker, les jumeaux de Jack. Ils se comportent comme deux grands frères et ont des centres d'intérêts qui les rapprochent.

Par contre, questions personnages, c'est pas du tout la même chose !
On a une "héroïne", Merry, censée être forte et indépendante. Et plus on avance dans l'intrigue, plus on se rend compte qu'elle ne réunit pas vraiment les deux critères...
Qu'elle baisse les bras lorsqu'elle voit comment se déroulent les choses avec Charlène ; pas de souci, je comprends.
Mais la miss a un sens de l'orientation catastrophique, ne sait pas faire la différence entre du foot et du basket, galère pour faire fonctionner la machine à café... Elle est fantasque, mais n'est pas fichue de se débrouiller pour un sou.
Ce genre de personnage cruche au possible me gave au plus haut point ; je n'ai éprouvé aucun attachement, aucune empathie pour Merry.

Et Jack, c'est un peu pareil ; je ne me suis pas attachée à lui, mais pour une raison différente : son obsession pour Merry est telle qu'il oublie tout bon sens. C'est bien beau de vouloir la mettre dans ton lit ; encore faut-il que ton cerveau ne dégouline pas par les oreilles. Je veux dire par là qu'il n'est pas sûr des sentiments qu'elle éprouve pour lui et lui non plus ! Ce qui ne l'empêche pas de coucher avec... Totalement absurde et illogique !

J'ai largement préféré les enfants : Charlène, Cooper et Kicker. Déjà leur relation proche de celle de deux frères et d'une sœur, mais surtout les échanges qu'ils ont entre eux.
Charlène est l'exemple typique du garçon manqué. Elle préfère l'informatique à la mode ; elle est surtout très affectée par la mort de son père et mettra beaucoup de temps à remonter la pente.
N'empêche, heureusement qu'elle est là pour aider Merry, parce que sinon cette dernière serait incapable de s'en sortir seule...
J'ai adoré la maturité qui se dégage de cette petite fille. Elle n'a que onze ans, mais agit plutôt comme si elle en avait seize.

Quand aux jumeaux, ils sont moins développés que Charlène, mais ils forment un duo complémentaire : l'un court après les filles et est très extraverti, l'autre est plus introverti et cherche surtout à avoir une relation stable. Là aussi, ils vont être un énorme pilier, tant pour la petite fille que pour Merry... au point de lui confier leurs plus gros secrets.

Evidemment, ça se lit très vite, même si ça reste une romance contemporaine : l'auteure va à l'essentiel, sans fioriture. De quoi se vider la tête, entre deux lectures plus consistantes. 

Le cadeau de l'hiver est une romance qui ne m'aura pas convaincue. Heureusement que les personnages secondaires sauvent la mise, parce que le couple est tout simplement insupportable, en plus de tomber dans les bras l'un de l'autre d'une façon trop rapide.

Aucun commentaire:

Publier un commentaire