lundi 26 février 2018

Hôtel Vendôme

HISTOIRE

Hugues peut être fier de sa réussite : en quelques années, son hôtel est devenu prospère. Une passion de l'hôtellerie qu'il a transmis à sa fille unique, Héloïse.
Durant plusieurs années, l'hôtel Vendôme sera le théâtre de moments de joie, de bonheur, mais aussi de drames.

CRITIQUE

Je n'avais jamais lu Danielle Steel, alors que c'est une auteure qui occupe constamment le top 10 de meilleures ventes, à chaque titre paru. Je voulais donc voir de quoi il en retourne et j'ai emprunté ce roman car c'était celui dont le résumé me parlait le plus.
Eh bien, même si ça se lit vite, quand on gratte la surface, on se rend compte que c'est le vide intersidéral. Rien n'est développé : ni l'histoire, ni les personnages.

On va suivre un père et sa fille durant plusieurs années, avec pour décor principal leur hôtel, le Vendôme. Ce dernier, très populaire, est régulièrement occupé par des stars ou des personnalités influentes. Hugues et Héloïse vont passer par différents stades de leur vie, avec l'hôtel en toile de fond.

Et, qu'on se le dise : l'histoire ne casse pas des briques. Et cela pour deux raisons.
La première étant le nombre de descriptions inutiles, qui alourdissent le produit fini. L'auteure passe son temps à nous expliquer que l'hôtel Vendôme est génial, que le personnel est extra et fait super bien son taf... OK, c'est du haut de gamme, mais si la perfection existait, ça se saurait. Or, à part un problème de fuite au début du roman, une évacuation et une remise en question de la décoration de certaines chambres, y a jamais de gros problèmes. Les quelques soucis cités n'apportent aucun impact sur la vie des personnages, ou presque. A part pour pondre une romance entre le père et la décoratrice, mais en dehors de ça, y a d'enjeu.

Et puisqu'on en parle, en temps que deuxième raison négative, les quelques "bons" éléments d'intrigue sont balayés en un tour de main. On a bien une scène censée être dramatique, mais qui est rapidement expédiée. Pareil pour les soucis familiaux, qui n'apportent pas grand chose et ne semblent pas affecter la personnalité de nos protagonistes.
En fait, j'ai l'impression que l'auteure ne veut pas tomber dans le mélo-dramatique et veut limiter la "casse" à tout prix. Sauf que par ce procédé, on tue dans l’œuf les propos vraiment intéressants du récit et cela le plombe complètement.

Surtout que, comme écrit plus haut, Mme Steel ne cesse de souligner la grandeur de l'hôtel et le professionnalisme parfait de ses employés. Sans compter le fait que le père et la fille traversent des moments "parfaits" dans leur vie : elle réussi brillamment ses études et a toujours des idées qui font mouche, lui a du bol de tomber sur LA femme de sa vie, à la première décoratrice d'intérieur qu'il rencontre. Décidément, ils sont tellement parfaits qu'ils en deviennent fades... ou presque !

Héloïse, notre héroïne de base, est juste insupportable. C'est l'exemple typique de la meuf qui n'a jamais surmonté son complexe d'Electre. Elle ne supporte pas que son père puisse refaire sa vie, alors que Mademoiselle peut batifoler comme bon lui semble ! En fait, elle apparaît plus comme une petite fille capricieuse, qui fait marcher son petit monde à la baguette, que comme une redoutable femme d'affaire.

Concernant son père, Hugues, c'est un peu pareil : je n'ai pas aimé le personnages, parce que je le trouve fade, en plus d'être dépourvu de personnalité marquante.
C'est vrai qu'il dirige un hôtel de luxe, mais en dehors de son côté "patron", il ne dégage aucun charisme. Et c'est encore pire quand il trouve l'amour ; il se transforme en mec transis, complètement gaga, ce qui m'horripile au plus haut point !
Mais surtout, il manque cruellement d'autorité sur sa fille unique. OK, leur passé familial joue un rôle, mais c'est pas parce que tu diriges une entreprise que tu peux pas veiller sur ta fille ! Et c'est pas comme si tu ne pouvais pas engager une nounou ou demander à quelques membres de ton personnel de garder un œil sur elle !

Concernant les autres, ils sont très secondaires, et n'apportent pas grand chose. A part Nathalie, le grand amour d'Hugues, et encore ; elle se limite à être la copine du père et la nouvelle décoratrice de l'hôtel.

Le style n'est pas très recherché ; en fait, on va à l'essentiel, sans jamais approfondir les choses. Ça se lit vite, mais l'ensemble est vite oubliable.

C'était la première fois que je lisais Danielle Steel. Je réitérerais certainement l'expérience, mais pas dans un futur proche. Parce que clairement ce titre est décevant : à priori on passe un bon moment, mais tout est creux et fade, que ce soient l'histoire ou les personnages.

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