samedi 18 novembre 2017

L'homme qui voulait être heureux

HISTOIRE

Un touriste vient voir un vieux guérisseur, impressionné par sa réputation. S'ensuivent alors des discussions et des épreuves qui vont transformer le jeune homme.

CRITIQUE

De Laurent Gounelle, j'ai lu Et tu trouveras le trésor qui dort en toi. J'avais bien aimé cette lecture, malgré les conditions désastreuses dans lesquelles je m'y suis plongée.
Pour celui-ci, je l'ai lu bien plus tranquillement. Et, à l'inverse, j'ai pas du tout aimé !

On découvre Julian, professeur, qui veut rencontrer un guérisseur très réputé. Ce dernier va lui apprendre pas mal de choses et va lui faire passer quelques "devoirs", dans le but qu'il puisse évoluer sa pensée...

Le premier problème que je relève est la brièveté du récit : à peine 168 pages. Et comme c'est très court, on pose des bases scientifiques, psychologiques sans jamais les approfondir. C'est dommage car certains points très intéressants méritaient vraiment d'être davantage développés (je pense aux passages avec les placebos).

Ceci dit, les fameux points psychologiques en question ne sont finalement pas si nouveaux que ça. Ce que je veut dire par là ? Disons que si vous vous intéressez un minimum au social, alors les dires de l'auteur dans ce roman vont sûrement vous évoquer quelque chose.
Pour ma part, j'avais déjà eu vent des dires du guérisseur au travers de mes expériences et de mes lectures sur les sujets abordés. Du style : "Nous sommes maîtres de notre destinée", "On a toujours le choix", "On renvoie une image de nous aux autres", etc.
Bref, rien de nouveau sous le soleil.

Et c'est (presque) pareil en ce qui concerne la science.
Je dis "presque" parce que, pour reprendre les passages sur les placebos, je ne me rappelais plus à quel point les croyances peuvent avoir un énorme impact sur les gens. Après tout, il reste encore tellement de zones d'ombres concernant la psyché humaine...
Par contre, j'ai remarqué un truc : le guérisseur nous parle pas mal d'expériences scientifiques, sans jamais citer ses sources. Je ne doute pas que Laurent Gounelle ait fait un travail de recherche considérable concernant ces expériences, mais quand même, il aurait pu au moins citer un site et/ou un livre... Mais c'est mon côté "documentaliste" qui ressort, c'est pour cette raison que j'en parle dans cette chronique.

Pour le reste : comme je l'ai écrit plus haut, c'est tellement court qu'on n'a pas le temps d'assimiler une chose qu'on passe à la suivante. Du coup, ça m'est passé complètement à travers, en plus d'avoir déjà entendu ou lu certains trucs quelque part.

Et c'est pareil pour les personnages. Ils sont soit antipathiques, soit clichés.
Julian, notre narrateur est totalement antipathique. Non seulement il s'étonne des dires du guérisseur (le gars est censé être prof et il a jamais entendu parler du fait qu'on renvoie une image aux autres ?! Il a jamais suivi de cours de psychologie durant ses études ou quoi ?!), mais devient à la fin du roman très imbu de lui-même et se permet de juger les autres sur base de simples observations (cf. scène du café-glacier).
Et je m'interroge du coup sur le but véritable de ce livre : à quoi ça sert de vouloir améliorer quelqu'un si c'est pour le rendre arrogant à la fin de l'histoire ? Ça n'a pas sens et ça loupe complètement le coche.

Quand au guérisseur, il passe son temps à nous abreuver de phrases toutes faites, sans surprise et sans citer ses sources. Bref, j'en retiens rien de spécial le concernant ; je l'ai même trouvé assez cliché par moments.

Il faut quand même reconnaître que L'homme qui voulait être heureux est un roman très accessible, très simple à comprendre. Il peut poser les bases pour commencer des livres sur le développement personnel, mais en ce qui me concerne, ça a un goût de trop peu.

Une lecture très décevante, avec une histoire banale, saupoudré de détails scientifiques et/ou psychologiques dont je connaissais déjà l'existence, ajouté à des personnages soit clichés ou pas du tout attachants.
C'est un bon point de départ en matière de développement personnel, certes, mais si je veux me lancer dans ce genre de lectures, ce n'est clairement pas ce que je recherche.

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