samedi 9 décembre 2017

Les Petites Reines

HISTOIRE

Mireille, Astrid et Hakima ont remporté un concours Facebook, attribuant les prix des Boudins d'Or, d'Argent et de Bronze.
Les trois adolescentes se lancent alors dans un pari fou : relier Bourg-en-Bresse et Paris, à vélo, en vendant des boudins ! Et chacune a des raisons de se rendre dans la capitale française : parviendront-elles à atteindre leur objectif ?

CRITIQUE

Je me suis lancée dans ce titre, suite aux vidéos de Jess et Mélisendre, qui l'avaient beaucoup aimé. J'ai aussi vu d'autres avis, tout aussi positifs.
Pour ma part, ça l'a pas vraiment fait.

Le pitch de base est un concours Facebook attribuant des prix particuliers : les Boudins d'Or, d'Argent et de Bronze. Et les gagnantes sont Mireille, Astrid et Hakima.
Si la première s'en moque royalement, étant habituée depuis des années aux insultes sur son poids, les deux autres sont anéanties. Mais leur rencontre va donner lieu à une idée dingue : se rendre à Paris, à vélo, en vendant des boudins pour payer leurs frais, afin d'accomplir un objectif personnel.

Un résumé pareil, à priori loufoque, m'a pourtant séduite. Bon, on peut s'interroger sur le fait que les parents laissent leurs filles partir seules, pratiquement sans argent, avec un pick-up, des boudins et des vélos, avec le grand frère de l'une d'elles... et ce, sans aucun problème.
Ce n'est pas ce point qui m'a dérangée. Au contraire : cette aventure va être l'occasion pour le quatuor de faire de belles rencontres, de se surpasser. Leur épopée ne laissera d'ailleurs pas indifférent, puisque les "Boudins" (comme elles se surnomment) vont rapidement faire l'objet d'une médiatisation sans précédent. Si elles reçoivent des commentaires bienveillants, d'autres en profitent pour cracher leur venin, sous couvert d'anonymat. Acte de lâcheté par excellence.

A travers le parcours de ces adolescentes au physique "pas dans la norme", l'auteure aborde des sujets difficiles, comme le harcèlement scolaire ; voir un concours désignant les filles les plus laides sur Facebook et les commentaires insultants sont, hélas, une triste réalité : étant Youtubeuse, je côtoie régulièrement ce dernier point. Alors forcément, cela me parle.
Clémentine Beauvais aborde ce sujet avec délicatesse et cela passe très bien.

Si le message est une réussite et l'histoire pas mal du tout, c'est clairement du côté des personnages et de la narration que ce roman pose problème. Sans parler du ton.

Je ne suis pas contre l'auto-dérision, surtout dans ce genre de situation, bien au contraire. Mais là, l'auteure en fait trop.
Mireille, notre narratrice, habituée aux critiques sur son physique prend le tout avec légèreté. Je dirais même avec TROP de légèreté. Elle se permet parfois un discours très lourd qui m'a fait lever les yeux au ciel à plusieurs reprises. Je déteste ces personnes qui balancent des trucs et se croient drôles alors qu'en fait, pas du tout. Je l'avoue, je suis une fille qui ne rit pas beaucoup. Il faut dire que je suis une grande adepte de l'humour noir.
Tout ça pour dire que, si j'ai souri une ou deux fois au début du récit, ça n'a plus été le cas par la suite. L'humour de ce roman m'a agacée.

Du coup, je ne me suis pas du tout attachée à Mireille, qui m'a gonflée, même si son caractère force l'admiration. Elle ne se laisse pas avoir et n'hésite pas à se plonger dans des situations loufoques. Mais son humour agaçant m'a laissée de marbre. Même si elle remonte le moral des troupes, je n'ai pas vraiment eu d'empathie pour elle.

Le fait que tout soit racontée de son point de vue restreint le roman puisqu'on ne suit que ses pérégrinations, à travers ses yeux. Or, j'aurais adoré connaître l'avis d'Astrid, Hakima et Kader (grand frère de cette dernière) sur leurs aventures et leur façon de gérer les différentes situations et leur célébrité grandissante.
De même, j'aurais aussi aimé avoir un avis extérieur à leur épopée ; celui des parents, par exemple. Ou encore celui des journalistes, tant ceux du journal télévisé que de la presse et/ou de la radio.
Bref, y avait largement matière à multiplier les points de vue, quitte à rallonger le bouquin. C'est, pour moi, le plus gros point noir du roman.

Malgré cela, Les Petites Reines se lit très vite et permet de passer un moment assez agréable, pour peu qu'on soit sensible à son humour, ce qui n'a pas été mon cas.

Un livre qui a eu de très bons avis sur la blogosphère, mais en ce qui me concerne, c'est presque loupé. La faut en grande partie à l'humour très lourd et une choix de narration pas judicieux.
Mais le message véhiculé est une réussite et l'histoire en elle-même est plutôt plaisante.

vendredi 8 décembre 2017

Les Substituts, tome 1

HISTOIRE

Tya vit dans une société divisée en plusieurs factions. Elle est une Substitut, un être d'une intelligence très limitée et travaille au sein d'une famille aisée.
Mais, suite au bug de sa puce, elle accède à des connaissances et un langage qu'elle n'est pas censé connaître. C'est le début de la remise en question et de la découverte d'elle-même et du monde qui l'entoure.

CRITIQUE

Suite à l'avis de Mélisendre, j'ai voulu tenter l'aventure avec cette nouvelle saga et je ne suis pas déçue ; j'ai passé un bon moment, malgré les défauts que j'ai pu relever.

Nous sommes dans un monde visiblement dystopique où Tya, notre héroïne, est une Substitut. Comme tous les Substituts, elle possède une intelligence très limitée et doit travailler pour subvenir aux besoins de sa famille.
Or, un bug de sa puce va tout changer : elle va non seulement perfectionner son langage, mais aussi accéder à des connaissances dont elle ne soupçonnait même pas l'existence. C'est le début d'une incroyable aventure qui commence pour la jeune fille.

Le gros point fort du roman, c'est la forme apportée au récit : le début montre clairement les limites langagières de Tya. Elle dit des phrases courtes, avec un vocabulaire très pauvre.
Et plus on avance dans l'histoire, plus sa connaissance du langage s'améliore et, par conséquent, son vocabulaire s'enrichit. les discours plus que minimes du début font place à de véritables descriptions où elle mets des mots sur ses pensées, ce qu'elle voit, ressent.
Le fait que la forme participe au fond est génial ; cela me rappelle Des fleurs pour Algernon de Daniel Kayes, dont la forme est dans la même veine que ce roman.

Si le fond est sympa, il est clairement moins travaillé que la forme.
J'ai beaucoup aimé le monde mis en place par Johan Heliot ; à la fois dystopie et anticipation, il montre une société formatée à partir du niveau d’intelligence de chaque individu. On apprend qu'il existe plusieurs "factions" : les Substituts, les Hauts, les Très-Hauts, la Horde... Bref, tout se petit monde évolue dans cette communauté, même si elles sont séparées. Personne ne se mélange.
L'auteur prend le temps de mettre en place les différents éléments de son univers, qu'on découvre en même temps que Tya, la narratrice. Cela montre surtout qu'il est plus complexe qu'il n'y paraît et laisse présager quelque chose de plus grand pour le deuxième tome.

L'univers est intéressant ; l'histoire l'est moins.
En fait, je ne pensais pas que Tya aurait accédé à une plus grande intelligence bien plus tard dans le bouquin. J'ai été surprise donc quand son discours s'améliore, d'autant plus que ça  n'arrive pas vraiment en douceur.
Mais ce n'est pas grave ; je me suis rapidement habituée au changement de style.
En revanche, à un moment donné, le récit a pris une tournure qui ne m'a pas beaucoup plu ; les passages avec la Horde sont bien trop courts, à tel point que j'aurais aimé plus de développement de ce côté-là. Pareil pour ce qui suit l'épisode Horde ; là encore, plus de développement m'aurait plu.
En fait, j'avais oublié à quel point le roman n'est pas long ; 322 pages. C'est vrai qu'on va à l'essentiel et qu'on ne s'attarde pas sur les détails. Ce qui donne un livre qui va assez vite, malgré ses quelques passages plus calmes où Tya parfait ses connaissances grâce à ses rencontres.

Et puisqu'on parle de Tya, voilà une héroïne à laquelle je me suis attachée. Assez limitée au départ, elle va, à mesure que grandit son intelligence, se rendre compte de l'atroce condition des Substituts et des conditions dans lesquelles ce monde a été créée et son évolution dans le temps.
J'ai beaucoup aimé cette jeune demoiselle de 14 ans qui porte rapidement le destin de tout un peuple sur ses épaules. Etant la narratrice, elle apprend, apprivoise, découvre en même temps que le lecteur.
J'ai hâte de la retrouver dans le tome deux afin de voir la façon dont elle gère le rôle qui lui est attribué !

Je ne parlerais pas des autres personnages, étant donné qu'on ne suit que Tya. Certains semblent intéressants (Cox), d'autres me semblent fades. Sans compter la romance pas du tout crédible, en plus d'arriver comme un cheveu sur la soupe. Heureusement, ce point occupe très peu de place dans l'intrigue, ce qui fait totalement mon bonheur. Je déteste les récits où les histoires d'amour prennent TROP de place dans un livre.

Johan Heliot a une plume qui, comme écrit plus haut, participe clairement à l'intelligence de plus en plus développée de l'héroïne, ce qui renforce non seulement l'attachement au personnage, mais aussi l'immersion à ce monde SF.

Un premier tome très sympa, malgré une histoire en dents-de-scie et des personnages secondaires peu développés, au profil de l'héroïne. Mais je retiens la plume, géniale, et ce monde auquel j'ai la désagréable impression qu'on s'y rapproche de plus en plus.

jeudi 7 décembre 2017

La tresse

HISTOIRE

Smila, Giulia et Sarah. Trois femmes qui vivent dans trois pays différents (Inde, Italie et Canada) et qui sont à un tournant de leur vie où elles peuvent tout changer.
Vont-elles saisir la minuscule lueur d'espoir qui se présentera à elles ?

CRITIQUE

Ce livre remporte un beau succès, tant en librairie que sur la blogosphère. Et comme il faisait partie des nouveautés de la bibliothèque, je l'ai emprunté afin de découvrir par moi-même ce qui plaît autant dans cette histoire.
Sûrement la note d'espoir qui parsème le cheminement des trois histoires qu'on suit. Malheureusement, en dehors de ce point, je n'ai pas du tout adhéré.

La tresse met dont en scène trois femmes, de trois pays différents : Smila, Giulia et Sarah.
La première veut que sa fille aille à l'école pour ne pas suivre la même voie que sa mère, à savoir ramasseuse de crottes ; la deuxième veut sauver l'entreprise familiale au bord de la faillite ; et la troisième, avocate réputée apprend qu'elle a un cancer.
On va donc les suivre au travers de leur parcours de vie et leur façon de changer les choses afin de la rendre meilleure, tant pour elles que pour les proches.

J'ai cru comprendre que Laeticia Colombani voulait donner la parole aux femmes à travers ce roman. Intention louable, mais une bonne intention ne fait pas forcément un bon livre.

Pour commencer, le texte se compose à 95% de narration pour 5% de dialogues. On passe le plus clair de notre temps à suivre les pensées de ces femmes, leurs désarrois intérieurs. L'idée en elle-même est plutôt sympa, mais elle souffre de deux problèmes : les répétitions (l'auteure aime à rappeler des éléments qu'on avait déjà découvert quelques chapitres auparavant), mais surtout, je trouve ce choix assez étrange pour un roman censé donner la parole aux femmes...

Autre souci : les informations fournies dans les chapitres. Je ne doute pas que Mlle Colombani a fait des recherches, notamment sur les Intouchables. Mais vu la façon dont elle nous présente les choses, on dirait davantage la retranscription d'un reportage télé qu'une véritable tranche de vie. Cela me donne la très désagréable impression que le texte ne reflète pas vraiment la réalité.

Si la petite touche d'espoir est la bienvenue (surtout en cette période sombre), l'auteure n'apporte pas de réelle conclusion à son roman. On ne sait pas vraiment ce qu'il advient des héroïnes ; je déteste ce genre de fin. Déjà, c'est frustrant et cela me donne une impression de m'être fait arnaquer...

Un autre problème se pose : l'identification.
Je ne me suis attachée qu'à Smila. De part sa condition d'Intouchable, elle veut absolument que sa fille aille à l'école pour ne pas effectuer le même métier, à savoir ramasser la merde des autres dans leurs maisons.
J'ai beaucoup aimé suivre cette mère de famille, prête à tout pour offrir un avenir digne à son unique fille ; j'ai aimé son courage, sa foi au dieu Vishnou, sa détermination. Elle m'a impressionnée.

Je n'en dirais pas autant des deux autres.
Giulia, c'est la jeune femme italienne qui vit dans une famille très traditionnelle. Elle est très famille et veut tout faire pour sauver l'entreprise fondée par son père, au bord de la faillite.
Elle ne m'a pas spécialement séduite, elle m'est apparue assez fade. Et bien sûr, elle est pas fichue de trouver la solution seule, il lui faut un mec pour la trouver à sa place !
Bref, une demoiselle assez nunuche.

Sarah, elle, est avocate dans un prestigieux cabinet. Elle a parfaitement réussi sa vie professionnelle, mais sacrifie sa vie familiale puisqu'elle n'a pas vu grandir ses enfants.
Or, tout bascule quand elle apprend qu'elle a un cancer.
Je pensais qu'on allait suivre son combat contre la maladie, mais pas du tout ; en fait, la seule chose qui la préoccupe, c'est que personne ne doit connaître l'existence de son cancer. Elle ne veut pas être rejetée et qu'on lui prenne sa place. C'est la seule chose qui importe finalement, ce qui m'a insupportée. Qu'elle ne veut pas qu'on soit au courant, d'accord, mais avec une telle mentalité, je trouve cela ridicule !

Concernant le style, je ne dirais pas que c'est mauvais, mais c'est très haché et pas exceptionnel. L'auteure va droit au but, donne très peu de descriptions et donne l'impression de suivre des tranches de vie au travers d'un reportage télé qu'au travers d'une fiction.

La tresse avait tout pour me faire passer un bon moment ; même pas !
Je me retrouve avec un style assez pauvre, des personnages pas hyper attachants et des histoires sans conclusion, bien qu'apportant un moment d'espérance.

mardi 5 décembre 2017

Le Puits des Mémoires, tome 3 : Les Terres de cristal

HISTOIRE

Olen, Karib et Nils sont sur la dernière ligne droite qui les conduira droit vers leur passé... droit vers les réponses qu'ils cherchent depuis un an.
Mais les dangers restent nombreux et leurs ennemis les traquent dans l'ombre...

CRITIQUE

Dès que j'ai le troisième volet dans le rayon nouveautés de la bibliothèque près de chez moi, je me suis empressée de l'emprunter ! D'une part parce que je voulais connaître le fin mot de l'histoire après un superbe tome deux ; d'autre part parce que cela me fait une nouvelle saga terminée qui vient s'ajouter à la (maigre) liste.

On retrouve notre trio dans leurs dernières aventures où ils vont enfin trouver les réponses aux questions qu'ils se posent depuis l'accident sur la montagne. Mais dangers et trahisons les attendent au tournant.

Comme promis, ce dernier volet clôt les aventures d'Olen, Karib et Nils et apportent tous les éléments qui nous apportent enfin toutes les réponses. De ce fait, j'ai été ravie de voir comment Gabriel Katz nous amène vers la vérité ; en douceur, avec son lot de révélations fracassantes. En tout cas, ça a fait mouche !

Par contre, là où le bât blesse, c'est la façon dont les choses se déroulent.
Autant certaines scènes sont marquantes, autant d'autres ne sont finalement pas intéressantes (la relation Oranie/Olen qui plombe un peu l'ambiance sombre et complotiste, même si on salue l'idée d'avoir au moins une alliée).
On a aussi les soucis réglés de façon trop rapide et trop facilement ; c'est surtout la fin qui souffre de ce problème. C'est très frustrant car l'auteur amène un truc quand même énorme, et qui se résout (presque) en deux temps, trois mouvements.

Ceci dit, j'ai apprécié malgré tout suivre les personnages ; et ce qui est génial, c'est qu'on ne s'attarde pas que sur notre trio. On suit aussi d'autres protagonistes, qui apportent leur petite touche à l'histoire. C'était déjà le cas dans les deux tomes précédents, mais qu'est-ce que j'aime ce type de narration ! C'est enrichissant et permet d'avoir un autre point de vue sur la problématique abordée.

L'univers s'enrichit plus que jamais, avec sa magie noire et ses enjeux politiques. Tout n'est pas rose, loin de là : nos héros vont l'apprendre à leurs dépends.
Je pense que le monde décrit dans cette trilogie pourrait s'étoffer davantage, mais j'en suis satisfaite : après tout, l'intérêt principal consiste à suivre trois amnésiques en quête de la vérité.

En revanche, ce troisième tome permet de découvrir une nouvelle zone géographique : les fameuses Terres de cristal, objet de tous les fantasmes et de toutes les craintes.
Gabriel Katz décrit si bien ses paysages enneigées, ses villages glacés que je m'y suis totalement immergée. Il a aussi l'excellente idée de ne pas se fier qu'à la vue pour les descriptions : il fait aussi appel principalement au toucher. C'était limite si je ne pouvais pas sentir le mordant du froid sur ma peau !

Parmi les trois, Karib est définitivement mon préféré.
Déjà, c'est le seul à maîtriser la magie (et encore) ; malgré son amnésie, il maîtrise de mieux en mieux la politique et l'économie de Woltan (dû surtout à sa position sociale). Bref, un véritable pilier pour les deux autres, car c'est peut-être le plus fort physiquement, mais il se montre calme (moins que Nils malgré tout) et de bon conseil. De plus, il a l'art de se mettre dans des situations délicates (cf. l'arrivée dans les Terres de cristal).
Bref, un colosse qui m'a totalement séduite !

Olen est celui qui a le plus changé. De tombeur, il passe au statut d'être déchu, vu tout ce qui va lui tomber dessus. Il va mettre pas mal de temps à se remettre d'aplomb, malgré la présence de ses amis et d'Oranie à ses côtés.
Mais quand il reprend du poil de la bête, c'est un nouvel homme qui se dresse : j'ai été impressionnée par sa capacité à tourner le dos à son ancienne vie pour se consacrer intégralement à la nouvelle !
Si le personnage ne m'avait pas spécialement séduite dans le premier tome, ici, il a su me toucher et le rendre plus attachant que jamais !

Quand à Nils... Un homme font je savais pas quoi penser dans les deux premiers volets. Et même si c'est l'être qui est le plus mis en avant de part son passé, je reste de marbre.
C'est un combattant redoutable, qui cache de terribles cicatrices et qui va rencontrer d'anciennes connaissances qui vont lui (ré)apprendre qui il est.
Il se dévoile véritablement dans ce troisième tome ; et pourtant, je n'ai pas réussi à vraiment m'attacher à lui. Je pense que Nils restera toujours un mystère pour moi.

Encore une fois, l'auteur sait nous tenir en haleine et nous raconter son histoire en distillant habilement les éléments : révélations, descriptions, évolution des personnages... Une plume qui nous transporte dans le monde de Woltan que j'ai quitté avec regret.

Malgré quelques couacs, ce dernier tome conclut de façon très satisfaisante cette trilogie. Une excellente découverte fantasy que je vous invite à lire et que j'ai dû quitter avec un pincement au cœur. Bon sang, qu'est-ce que ces trois lascars vont me manquer !

lundi 4 décembre 2017

Le fantôme de Sarah Fisher

HISTOIRE

Sarah Fisher se réveille dans un endroit inconnu, avec des vêtements qui ne lui appartiennent pas. Très vite, la vérité s'impose : elle est devenue un fantôme !
Elle va alors enquêter pour découvrir ce qui s'est passé avant sa mort...

CRITIQUE

J'ai emprunté ce livre par curiosité car le résumé me parlait.
Le résultat donne un roman plutôt sympa pour la jeunesse. Mais je suis clairement pas (plus) le public cible !

Sarah Fisher, devenue fantôme, veut percer le mystère entourant sa mort. Pour cette raison, elle va devenir une revenante et retourner sur les lieux où elle vécu.

L'histoire, très courte (à peine 133 pages) ne souffre d'aucun temps mort et on va direct à l'essentiel. Et c'est bien là mon plus gros problème : non seulement on n'a pas le temps de souffler, mais on doit aussi composer avec les éléments qui arrivent bien trop rapidement.

Je pense notamment à la mythologie "fantômatique". On nous balance tous les éléments de façon rapide et on doit rapidement assimiler. Heureusement, y a pas grand chose, donc on retient assez vite et facilement.

Autre problème : la cohérence. Encore une fois, ça va très vite, mais je trouve quand même que certains détails sont énormes dans l'intrigue : genre un flic qui trouve tout à fait logique d'embarquer deux petites filles dans ses investigations. Je veux bien qu'on soit dans de la fiction, mais je trouve qu'on est dans le grand n'importe quoi !

Pour le reste, j'ai malgré tout été prise car je voulais aussi percer le mystère entourant la mort de Sarah. Je me doutais du nom du coupable et le twist final ne m'a pas surprise. Ceci dit, je ne me suis pas ennuyée une seconde.

Sarah est une demoiselle très attachante, avec qui on partage son aventure. La narration est à la troisième personne, mais l'auteure reste constamment avec elle. Plutôt sympa, même si j'aurais aimé avoir la même scène selon différents points de vue. Histoire d'apporter plus de richesse à l'ensemble.

Le style d'Agnès Laroche est percutant et va droit au but. Très pratique au vu du lectorat visé ; les jeunes lecteurs y trouveront leur compte, d'autant que la police de caractère est assez grande.

Le fantôme de Sarah Fisher est un bon début pour des jeunes lecteurs désireux de se lancer dans le policier, avec une touche de fantastique en plus. Je ne suis clairement pas le public cible, mais je l'ai quand même trouvé sympa !

dimanche 3 décembre 2017

Avant toi

HISTOIRE

Après avoir perdu son boulot, Lou accepte un contrat de six mois en tant qu'aide pour un tétraplégique. Mais ce dernier, Will, accueille mal la jeune femme et tout ne semble pas se dérouler sous les meilleurs auspices.
Rapidement, cependant, Lou va découvrir que son travail consiste surtout à empêcher Will de mettre fin à ses jours...

CRITIQUE

Ce roman a été encensé par pas mal de personnes sur la blogosphère. Quand c'est le cas, j'évite de lire le livre en question, de peur d'être déçue, mais surtout pour pouvoir le savourer une fois le buzz passé. Ce fut le cas pour Avant toi ; même si j'ai passé un bon moment, je suis loin des avis ultra enthousiastes que j'ai pu lire.

Lou, une jeune anglaise, perd son travail et accepte dès lors un poste d'aide pour une personne handicapée. Il s'appelle Will et veut mettre fin à ses jours. La demoiselle a six mois pour l'empêcher d'accomplir son projet...

Ce qui m'a surtout déçue, c'est que je n'ai pas ressenti l'émotion tellement décrite par d'autres lecteurs. Bien sûr, j'ai eu des moments où j'ai été touchée, mais ce fut pas l'extase.

Pourtant, ce récit parle de sujets difficiles : le handicap évidemment, mais aussi du chômage et de l'euthanasie. Et de nous rappeler que ce dernier sujet provoque encore bien des débats ; il suffit de voir les réactions des différents personnages.
Jojo Moyes aborde ces sujets avec délicatesse, sans jamais être racoleur ; elle a le mérite de présenter les problèmes sous différentes facettes. Par exemple, le handicap vécu par Will, mais aussi par les membres de sa famille, Nathan, son aide-soignant et les personnes "extérieures" à ses soucis.
Idem pour l'euthanasie et le chômage, ce qui apporte un petit plus.

J'ai écrit "petit plus" parce que le choix de la narration n'est pas vraiment propice à ce type de récit.
C'est Lou notre narratrice, avec de temps en temps des chapitres qui donnent la voix à d'autres personnages (Nathan, Camilla et Steven, les parents de Will ; Katrina, la sœur de Lou). Ce qui n'est pas plus mal, mais il aurait fallu que l'auteure propose d'autres voix, comme Patrick, le copain de notre héroïne, mais surtout Will.
J'aurais préféré avoir une narration principale à deux voix avec les deux protagonistes, quitte à inclure les autres dans des chapitres dédiés.

Autre souci : les personnages, justement.
Je trouve qu'ils sont trop clichés ou trop caricaturaux. A commencer par Lou, l'exemple typique de la jeune ingénue qui n'a jamais rien vécu de sa vie et qui découvre petit à petit le monde, grâce notamment aux voyages, à la musique classique et j'en passe.
Bon, qu'elle habite dans un bled paumé et qui vit dans la pauvreté, soit. Mais j'ai quand même du mal à croire en cette héroïne qui pose parfois des questions incongrues sur le handicap de Will et qui s'extasie devant des trucs qui, pour moi, semblent évidents.

Sa famille est une grosse caricature. Entre les parents qui n'hésitent pas à balancer des piques à leur fille sur son avenir, sur son poids, no comment. Et la sœur qui fait de brillantes études, ultra intelligente et qui, évidemment, veut sortir du carcan pauvre, encouragée par toute la famille. Ceci dit, c'est encore celle que j'ai préféré de toute la cellule familiale.

Je suis très partagée envers Will.
D'un côté, il m'a beaucoup touchée de par son histoire et sa vie qui a totalement basculé ; mais d'un autre côté, le mec demande à Lou de profiter de la vie alors qu'il veut mettre fin à la sienne... Bien sûr, je n'oublie pas le fait qu'il soit tétraplégique. Oui, étant valide, je ne peux pas comprendre cette situation. Clairement. Mais, je sais pas, je trouve ça dingue quand même !

De plus, il a un caractère assez détestable, même s'il finit par se dévoiler progressivement. Cependant, je reste très partagée en ce qui le concerne.

Et là encore, sa famille m'a totalement déplu. Là où je trouvais que celle de Lou était caricaturale, chez Will, je n'ai pas ressenti d'empathie pour aucun membre. Camille, Steven, Georgina, aucun ne m'a plu. Et même les chapitres qui leur sont dédiés ne m'ont jamais convaincue.
Seul Nathan, l'aide-soignant, tire son épingle du jeu et parvient à être attachant. J'ai beaucoup aimé sa façon d'être avec Will et Lou. Le meilleur perso du bouquin, selon moi !

L'écriture de Jojo Moyes n'est pas exceptionnelle ; elle raconte son histoire sans chichis, sans jamais en faire trop. Elle nous propose une histoire entre deux êtres que tout oppose, mais qui vont apprendre à se connaître et découvrir leurs univers respectifs. C'est joliment raconté.

Avant toi n'est pas le coup de cœur attendu, bien au contraire ; les personnages sont trop clichés pas assez attachants et le choix de la narration n'est pas judicieux. En revanche, les sujets délicats sont abordés avec justesse et sensibilité, le tout raconté d'une jolie manière, bien que pas extraordinaire.
Pour résumer l'ensemble : sympa, mais sans plus.

mercredi 29 novembre 2017

Deuils de miel

HISTOIRE

Franck Sharko n'a pas le temps de panser ses blessures : il doit faire face à une enquête particulièrement difficile. En effet, une femme a été retrouvée nue, entièrement rasée, dans une église.
Pour le commissaire, c'est un voyage dans la psyché du tueur mais aussi dans la sienne qui commence...

CRITIQUE

De Franck Thilliez, je n'avais lu que La forêt des ombres que j'avais énormément apprécié. Et après Deuils de miel, mon intérêt pour l'auteur se confirme, tant j'ai passé un excellent moment !

Avant de donner mon avis, il faut savoir que ce récit se passe après Train d'enfer pour Ange Rouge. N'ayant pas lu ce titre, je me suis fait méchamment spoiler l'intrigue et surtout le final !
Donc, petit conseil : lisez d'abord Train d'enfer pour Ange Rouge avant d'entamer celui-ci.

Franck Sharko traverse une passe très difficile. Mais il n'a pas le temps de s'apitoyer sur lui-même car le corps d'une femme est retrouvé dans une église. Cette découverte est le point de départ d'une enquête qui va le mener dans l'horreur de la psyché humaine, mais aussi dans la sienne.

Ce que j'ai adoré dans ce récit, c'est l'enquête policière, menée tambour battant. On ne s'ennuie pas une seconde ; l'auteur enchaîne les rebondissements et offre même quelques scènes mémorables.
Cela lui permet d'ailleurs de présenter un univers assez méconnu, bien qu'on les croise souvent dans notre quotidien : celui des insectes et des araignées.
Ces derniers occupent une place prépondérante dans le récit, étant même les pièces maîtresses de toute l'intrigue. M. Thilliez en profite du coup pour nous donner quelques informations concernant ces bestioles ; et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été très surprise ! Je ne m'attendais pas à autant de variétés, avec cette plongée au cœur de la noirceur des insectes et des araignées...

Certaines scènes m'ont vraiment mise mal à l'aise. Si vous êtes arachnophobe, je vous conseille de ne pas trop lire ce livre la nuit : y a un moment assez glauque avec ces bêtes qui m'a vraiment fait frissonner. Je ne voulais pas du tout être à la place de Sharko à ce moment-là du récit !

Le final m'a beaucoup surprise, je ne m'y attendais pas du tout ! C'est plutôt du côté de la vie intime de Sharko que le bât blesse.
Certes, il a vécu des moments très difficiles, mais vu la façon dont l'auteur traite sa psychologie, je n'étais pas surprise du dénouement. Mais les dernières pages apportent un beau message d'espoir, un détail non négligeable dans notre époque assez sombre.

Mais justement, je trouve Sharko assez intéressant car on le sent d'autant plus torturé qu'il s'agit de notre narrateur. Il doit jongler entre l'enquête et son quotidien bouleversé par l'arrivée d'une petite fille qui semble cacher bien des choses.
J'ai beaucoup aimé aussi la façon dont il essaie de s'auto-gérer et de gérer ses relations avec ses collègues. J'ai même eu par moment l'impression de m'y retrouver totalement, tant j'aurais réagi pratiquement pareil si j'étais dans la même situation que notre commissaire.

Etant donné que c'est Sharko qu'on suit, difficile de suivre les autres personnages, tant notre héros veut arranger les choses à sa manière et parler beaucoup de ses problèmes. Mais j'ai bien aimé son unique collègue féminine (dont j'ai oublié le nom). Elle aussi se sent minée par cette affaire, même si l'impact est moindre que chez Franck, puisqu'on ne suit pas ses pensées.

La plume est fluide, sans fioritures. On va droit à l'essentiel, autre point que j'ai aimé dans ce livre. C'est addictif et immersif ; je me suis sans souci imaginé les scènes dans ma tête. Et vu les descriptions par rapport aux insectes et autres bestioles, on sent que l'auteur a fait pas mal de recherches et veut nous informer, sans jamais tomber dans le piège du "trop d'explications qui feraient encyclopédie".

Deuils de miel, malgré ses méchants spoils et son dénouement à moitié surprenant, est un thriller d'excellente facture qui me donne plus que jamais envie de découvrir d'autres ouvrages de Franck Thilliez !

lundi 27 novembre 2017

L’Écorce d'Or

HISTOIRE

Thomas Robin, un acteur populaire, revient dans sa ville natale après des mois d'absence. Là, il va découvrir que ses relations amicales et amoureuses ne sont plus ce qu'elles étaient. De plus, de curieux phénomènes vont le pousser à vivre une aventure qui va le transformer.

CRITIQUE

J'ai acheté ce livre en brocante par hasard car le résumé me tentait bien.
Heureusement qu'ils existent, cela permet au moins un investissement moindre dans les livres, mais on se dit qu'on n'aura pas investi tout notre argent pour un mauvais livre !

Il faut savoir que L’Écorce d'Or est un livre auto-édité. C'est toujours délicat de traiter d'un tel bouquin, sans vouloir attirer les foudres de l'auteur.
Mais ce roman accumule tellement les défauts qu'il m'est difficile d'en parler en bien.

Déjà, le pitch de base peut sembler intéressant : un acteur célèbre revient dans sa ville natale et est victime de phénomènes étranges. Cela va le pousser à vivre une aventure qui va changer sa vie.
Le souci, c'est que le récit est très mal mené.

Déjà l'un des éléments fantastiques arrive comme un cheveu sur la soupe, ce qui fait qu'on n'y croit pas trop (je ne peux en dire plus sous peine de spoiler). Ensuite, les autres aspects fantastiques sont mal amenés ; non pas qu'on n'y croit pas, mais on a du mal à comprendre ce qui se passe.
Et les explications finales sont fournies par les personnages, certes, mais ils nous offrent leur propre vision de l'affaire. Ils nous racontent donc ce qu'ils croient avoir compris, ce qui ajoute davantage de confusion dans l'ensemble. Et la désagréable impression de ne pas avoir toutes les cartes en main à l'arrivée.

Tout le récit est décousu également : certaines révélations sont amenées de manière très brutales, ce qui apporte un effet comique qui n'est pas voulu du tout (enfin, la façon dont c'est amené m'a fait plus rire que de la peine).
Autre souci : certaines situations sont peu crédibles, je trouve. Par exemple, l'arrivée de Nora ; sa façon de la présenter et de débarquer dans la vie de Thomas... Mais WTF ?!
Pareil pour la façon dont Thomas résout l'énigme concernant son tatouage. C'est un peu trop facile et trop vite réglé.
Mais ce n'est pas le pire.
En fait, je me sentais si peu concernée par ce que les protagonistes vivaient que j'ai lu ce roman d'une traite, certes, mais sans m'investir dans leurs aventures. Je ne m'ennuyais pas non plus, mais c'était pas l'extase.

Autre gros défaut : la ponctuation. Les "..." pullulent dans ce livre. Autant on peut les utiliser pour exprimer une réflexion ou un silence, mais trop en abuser et cela rend le texte assez étrange... Cela m'a donnée l'impression que l'auteure a retranscrit un discours au format papier.
Il manque aussi des points là où il faut, ainsi que des points d'interrogation. Je ne relève que très rarement ce genre de détails, mais ici, c'est tellement flagrant que je ne peux passer outre.

J'ai aussi constaté des inégalités entre narration, descriptions et dialogues. Si la narration est plutôt pauvre, les descriptions sont réduites au strict minimum. Quand aux dialogues, ils sont si nombreux qu'on n'a qu'une envie : entre dans le bouquin pour dire aux personnages de fermer leur bouche et de se bouger les fesses pour faire avancer l'histoire !

Si l'histoire est peu intéressante à suivre, les personnages le sont tout autant.
A commencer par Thomas, le héros, qui déjà est peu mis en avant, mais se révèle assez fade.
Sam, son meilleur ami flic est par contre plus intéressant. Il souffre énormément de part sa situation amoureuse, mais s'implique vraiment dans la vie de l'acteur, en tant que véritable pilier. C'est incontestablement le personnage qui j'ai préféré suivre. J'ai d'ailleurs trouvé étonnant qu'on suivait davantage Sam, perso secondaire que Thomas, personnage principal. Mais vu comment ce dernier est inintéressant au possible, ce n'est pas plus mal...

Je ne retiens rien de spécial concernant les autres persos puisqu'ils ne m'ont pas du tout marquée. De plus, vu comment ils débarquent dans l'histoire, c'est assez peu crédible...

Le style est assez simple, mais comme je l'ai écrit plus haut, la ponctuation est désastreuse et souffre de gros déséquilibres entre narration, descriptions et dialogues. Et cela rend tout extrêmement confus.

L'Ecorce d'Or est une très grosse déception. Tout est mal amené, ce qui est d'autant plus dommageable que le produit fini semblait pas mal.

samedi 25 novembre 2017

Le musée des monstres, tome 1 : La tête hurlante

HISTOIRE

Pippa, Sam, Max et Thomas sont quatre adolescents qui vivent dans un endroit un peu particulier : le musée des monstres. Là, ils font la démonstration de leurs incroyables facultés.
Mais ils vont rapidement se retrouver mêlés à une histoire de meurtres...

CRITIQUE

Si la couverture est attrayante, j'avoue ne pas avoir été plus séduite que ça. Je l'ai emprunté, en me disant qu'au pire, s'il ne me plaisait pas, je n'aurais rien perdu financièrement.
Et ce fut bien plus qu'une découverte : c'est une véritable pépite !

On suit quatre adolescents, qui possèdent chacun des capacités très spéciales. Ainsi, Pippa est mentaliste ; Sam possède une force surhumaine ; Thomas possède une colonne vertébrale en caoutchouc ; et Max est une redoutable lanceuse de couteaux, qui ne rate jamais sa cible.
Ils vivent dans un musée très bizarre où ils vont rapidement être mêlés à une affaire de meurtres.

Le contexte posé est déjà en soi bizarre ; on est dans un musée de "monstres", mais je dirais plutôt un cabinet de curiosités. Cela me rappelle les cabinets de l'époque où l'on présentait des objets "étranges" pour le plaisir des yeux. Ici, c'est pareil ; on présente des objets et des personnages dotés de curieuses aptitudes pour épater la galerie.
J'ai beaucoup aimé cette ambiance assez mystérieuse, assez étrange... mais aussi assez sombre.

Car très vite, le récit part dans le policier, avec plusieurs meurtres et une enquête menée par nos quatre adolescents.
Là encore, j'ai adoré ce point de l'histoire ; c'est mené tambour battant, sans temps mort. J'étais tellement à fond dedans que j'ai dévoré ce roman de 350 pages en un après-midi ! Ma curiosité était piquée, je voulais absolument connaître le coupable et savoir ce qui allait se passer !
Et vu les révélations fracassantes que le final nous réserve, je suis plus que jamais impatiente de lire le tome 2 ! En espérant qu'il nous apporte encore d'autres révélations car, dans ce premier volet, beaucoup e questions restent sans réponses.

L'ensemble est superbement bien mené ; l'enquête d'un côté et le musée de l'autre, juxtaposés. Mais surtout, le travail de Benjamin Lacombe sur les illustrations est magnifique. J'adore le travail de ce type, il possède un coup de crayon incroyable ! Et là encore, il s'en sert pour nous offrir de belles images qui apportent un petit plus au récit ! Du coup, ça fait un mélange entre Tim Burton et Lemony Snicket, je trouve (mélange qui m'avait déjà effleuré l'esprit avec la couverture et le résumé).

Certains reprocheront que les quatre adolescents parviennent à résoudre l'enquête, au détriment des adultes, mais chez moi, ça passe ; déjà leurs facultés vont énormément leur servir, mais c'est surtout leur personnalité qui priment. J'ai eu l'impression d'avoir à faire avec de jeunes adultes et pas vraiment des ados, tant ils possèdent une maturité incroyable.

Parmi les quatre, mon chouchou est Sam. Il possède une force herculéenne et peut soulever n'importe quel objet, défoncer toutes les portes... Bref, elle ne possède aucune limite.
Mais cette capacité montre rapidement ses défauts. Et c'est d'ailleurs ce qui transparaît le plus chez Sam. Il me rappelle énormément Elsa dans La Reine des Neiges. Comme elle, le jeune garçon a du mal à accepter, mais surtout à maîtriser cette incroyable force. Il doit sans cesse faire attention aux objets qu'il touche et évite un maximum les contacts physiques, sous peine de blesser des personnes.
Bref, Sam rêve d'être normal et vit retranché du monde.
Petit à petit, à mesure qu'on avance dans l'histoire, il s'ouvre aux autres et va même éprouver un attachement particulier pour Max. Au final, le solitaire du groupe va accepter sa force et se rendre compte qu'elle peut aussi être bénéfique. Exactement comme Elsa à la fin du film où elle maîtrise et s'accepte enfin comme elle est !

Pippa est la deuxième que je préfère dans le quatuor. Mentaliste, elle a aussi le plus grand mal à maîtriser son don. Elle peut se montrer assez distante, mais je l'ai trouvée tout aussi attachante que Sam.
J'ai eu plus de mal avec Thomas et Max. Si pour le premier, son intelligence lui permet de sortir du lot, pour Max, c'est encore loin d'être gagné. Elle a un sacré caractère, n'hésite jamais à balancer une bonne réplique et se montre très sarcastique. J'espère qu'elle va s'adoucir un peu dans le deuxième tome.

Ajoutons à ceux-là des personnages secondaires qui ont chacun leur petit charme : de Betty, la femme-barbe, en passant par le directeur du musée ou encore Phoebe et Hugo, deux membres du musée qui ont bien des choses à cacher...

Les deux auteurs ont réussi à écrire un superbe texte, le tout avec une plume certes simple, mais addictive. Même si je trouve que ça reste très sombre pour un roman jeunesse. Il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment !

Ce premier tome est (presque) une réussite : une histoire palpitante, des personnages attachants (enfin pas tous) et travaillés, le tout servi par une plume à quatre mains très appréciable. Je regrette juste l'étiquette "jeunesse" collée à ce roman assez sombre et une Max assez caractérielle.
Mais il reste une très belle pépite que je vous invite à lire sans tarder !

mercredi 22 novembre 2017

La trilogie Arkandias, tome 1 : Le grimoire d'Arkandias

HISTOIRE

Théophile a 12 ans. Lecteur assidu, il fréquente la bibliothèque une fois par semaine.
Lors de ses visites, il tombe sur un curieux ouvrage :
Manuel pratique de magie rouge. Et parmi les pages, il tombe sur la recette de la bague d''invisibilité !
Ni une ni deux, avec l'aide de son ami Bonaventure, il décide de la confectionner...

CRITIQUE

Cela fait très longtemps que je voulais lire cette trilogie, avant même que mes pannes de lectures prennent le pas. C'est chose faite désormais et je vais poursuivre car ce fut une lecture qui m'a surprise et dans le bon sens (heureusement) !

On suit deux adolescents, Théophile et Bonaventure, qui se lancent dans une aventure dingue : confectionner une bague d'invisibilité ! Mais les ingrédients nécessaires pour la créer sont très spécifiques et ne se trouvent pas n'importe où. Leur tâche s'annonce d'autant plus compliquée qu'un mystérieux individu les suit à la trace...

Je craignais un récit trop enfantin avec ce premier tome. Mais pas du tout ! Non seulement j'ai pris plaisir à suivre les aventures de ces deux garçons, mais vu comment l'auteur amène les choses, j'ai trouvé que l'ensemble n'était pas si enfantin que ça !

On passe la majeure partie du récit à la recherche des ingrédients pour fabriquer la bague d'invisibilité, mais on se pose aussi beaucoup de questions sur ce fameux livre rouge et ses étranges "recettes" ainsi que sur Agénor Arkandias. S'il se dévoile à la toute fin du récit, on sent quand même que l'auteur n'a pas tout révélé sur lui et nous réserve sûrement quelques surprises dans les tomes suivants.

Si j'ai trouvé quelques facilités dans le scénario, j'ai été prise dedans, désireuse de savoir si les garçons atteindraient leur objectif. Et le côté fantastique est amené d'une façon qui m'a totalement surprise ; je ne m'attendais pas à un tel traitement ! Du coup, je me demande si on aura un complément d'informations parce que je suis très curieuse d'en apprendre davantage sur cet aspect de l'univers d'Arkandias !

L'ensemble est très intéressant à suivre, d'autant plus que l'auteur fait en sorte que le tout soit très vivant : je visualisais sans souci les scènes grâce aux descriptions. Ni trop longues, ni trop courtes, elles ont aussi le mérite de proposer un vocabulaire riche, fait assez rare pour un livre destiné à la jeunesse.

Les personnages sont attachants, mais ce que j'ai surtout aimé, c'est que notre duo d'ados a de la suite dans les idées ! Dès qu'il s'agit de récupérer un ingrédient ou de raconter des bobards, Théophile et Bonaventure ont de l'imagination à revendre ! En même temps, je les ai trouvés attachants, assez naïfs dans leur découverte de la magie rouge... ce qui va provoquer bien des remous et des complications !
Concernant Agénor Arkandias, à ce stade, je ne sais pas quoi penser. J'espère être davantage fixée dans les tomes 2 et 3 pour me forger un avis définitif.

Comme écrit plus haut, le vocabulaire est assez recherché, ce qui est à la fois surprenant et agréable. Surprenant parce que je ne m'y attendais pas et agréable car, pour un roman jeunesse, cela permet d'élargir son vocabulaire et de découvrir de nouveaux mots. Ça a été totalement le cas pour ma part ! Et Eric Boisset mène son récit tambour battant, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais !

Ce premier tome est une belle surprise ; les personnages sont attachants et très futés, le côté fantastique est bien amené et d'une manière spéciale, sans compter la plume de l'auteur à la fois vivante et riche !

lundi 20 novembre 2017

Le château des Carpathes

HISTOIRE

Le château des Carpathes... Un lieu qui fait frémir les habitants du village de Werst, d'autant plus que de la fumée a été aperçue récemment dans les ruines.
Le comte de Télek, de passage au village, est bien décidé à percer ce mystère. Après tout, il n'a plus grand chose à perdre.

CRITIQUE

Je n'ai lu qu'un livre de Jules Verne : Le tour du monde en 80 jours. Etant une lecture imposée par l'école, j'avais moyennement apprécié. Je l'ai relu une deuxième fois, mais là encore, ça ne m'avait pas fait rêver.
Du coup, j'ai voulu me lancer dans l'un de ses plus courts ouvrages, à savoir Le château des Carpathes. Et qu'est-ce que j'en pense ? Je vous le dis tout de suite.

On se retrouve en pleine Transylvanie, dans un petit village où les superstitions et les peurs ont la vie dure. La preuve : de la fumée sort des ruines du château des Carpathes. La nouvelle se répand très vite et va titiller la curiosité de plusieurs personnages. Dont le compte de Télek, déterminé à s'y rendre, d'autant plus que ce lieu n'est pas sans lien avec son passé...

Le début a été laborieux. Il est vrai que c'est un classique et que le langage utilisé est peu courant à l'heure actuelle. L'auteur prend vraiment le temps de poser le cadre et les personnages. Du coup, j'ai galéré à lire les cinquante premières pages.

Et puis, le déclic s'est fait et le reste de ma lecture s'est déroulé sans accroc. Je me suis habituée à la plume de Jules Verne et je me suis prise au jeu. Car je voulais aussi découvrir le mystère entourant le château des Carpathes.

L'histoire en elle-même est plutôt agréable à suivre ; la fin m'a d'ailleurs surprise car je trouve que l'auteur a un esprit vraiment novateur pour l'époque... alors qu'à la nôtre, ce genre de pratiques est monnaie courante.
Ce que j'ai apprécié, c'est qu'il prend le temps de planter le décor (même si c'est ce point qui m'a rebutée au début), ainsi que le passé de certains personnages. Le mystère s'épaissit donc jusqu'à aux dernières pages, qui apportent les réponses aux questions que l'on se pose à mesure qu'on avance dans le récit.

La touche fantastique arrive doucement d'abord, puis de façon plus spectaculaire. Et c'est là tout le charme de ce court roman (168 pages), ce qui fait que j'ai apprécié ce livre, malgré un début difficile.

Je n'ai pas eu de véritables atomes crochus avec les personnages, malgré leur passé développé pour certains d'entre eux (du moins deux). La brièveté du texte y est pour beaucoup, mais j'ai eu du mal avec eux car je trouvais que les traits de caractères n'étaient pas très mis en avant. C'est dommage car ils avaient beaucoup de potentiel.

C'est superbement bien écrit, avec un vocabulaire bien ancré dans l'époque, ce qui est déroutant durant les premières pages. Et finalement, on se laisse aller, on se laisse porter par le conteur qu'est Jules Verne et on embarque dans cette histoire. Au final, j'en suis ressortie très satisfaite !

Le château des Carpathes est un bon récit fantastique, avec une très belle plume et une histoire emplie de mystère. Les gros bémols sont des personnages peu attachants malgré leur background travaillé et un début laborieux.

dimanche 19 novembre 2017

Big Easy

HISTOIRE

Josie est une adolescente de 17 ans qui n'a pas la vie facile : sa mère est une prostituée et tout la pousse à suivre le même chemin. Mais elle refuse : elle souhaite quitter la Nouvelle-Orléans et entrer dans une prestigieuse université. Et elle va tout faire pour y parvenir !

CRITIQUE

Big Easy n'était pas un titre qui me tentait au départ ; il faut dire que l'Amérique des années 50 n'est pas ce qui m'attire dans un roman historique. Je préfère largement ceux qui se déroulent au Moyen-Âge et dans l'Antiquité.
Mais l'auteure ne m'était pas inconnue : j'avais lu Ce qu'ils n'ont pas pu nous prendre que j'avais adoré. C'est donc sur cette pensée positive que je me suis lancée.
Et je ne regrette pas car j'ai passé un excellent moment !

Nous sommes à la Nouvelle-Orléans, dans les années 50. Josie, 17 ans, ne veut pas finir comme sa mère, à savoir prostituée. Elle va alors tout faire pour sortir de sa condition et accomplir son rêve : faire ses études dans la prestigieuse université Smith.

Ici, pas d'éléments fantastiques : j'avais peur de m'ennuyer durant ma lecture. Et ce ne fut pas le cas !
Déjà, on est plongé dans un contexte très spécifique : celui de la prostitution. La mère de l'héroïne est une prostituée et cette dernière travaille en tant que femme de ménage dans un bordel. La grosse joie, quoi !

J'ai trouvé l'immersion très réussie ; les descriptions, les dialogues et la narration font qu'on se plonge très vite dans ce quartier et qu'on découvre rapidement les us et coutumes des uns et des autres. Une plongée au cœur de la Nouvelle-Orléans des années 50 qui m'a donnée envie de m'informer davantage sur cette période historique américaine !
On sent que Ruta Sepetys s'est beaucoup documentée pour nous fournir un texte aussi immersif et c'est incontestablement le gros point fort du roman !

L'histoire en elle-même est un régal à suivre : entre enquête policière (puisqu'un meurtre a lieu), estime de soi, une pincée de romance, un milieu très particulier, le tout accompagnés de personnages savoureux et de références littéraires et vous avez un récit qui vous transporte ailleurs et qui ne vous ennuie pas une seconde !

J'ai adoré les références littéraires dont sont truffés ce roman. Car, en plus de travailler dans un bordel en tant qu'aide-ménagère, Josie bosse également dans une librairie. L'auteure en profite ainsi pour nous offrir de belles références littéraires de l'époque, sans jamais alourdir le texte et sans en faire trop. En tant que lectrice, je n'ai pu être que séduite par ce procédé !

Josie est une jeune fille qui m'a énormément plue. Ça fait du bien de suivre une héroïne qui ne tombe (presque) pas en pâmoison à chaque fois qu'un mec (ou deux) est (sont) dans les parages. Elle sait ce qu'elle veut et va tout faire pour atteindre son objectif : intégrer l'université Smith.
Car Josie ne veut pas finir comme sa mère ; elle souhaite quitter la Nouvelle-Orléans et faire de grandes études, malgré l'opposition de certaines personnes de son entourage (Willie, notamment). Elle se révèle très débrouillarde, même si je n'ai pas toujours approuvé ses choix (je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler).

Pas mal de personnages gravitent autour de l'adolescente, et certains m'ont davantage plu que d'autres, comme Willie. Véritable pilier dans la vie de Josie, c'est une femme incroyable, avec son fichu caractère. Elle m'a presque semblé une mère de substitution pour l'héroïne (sa vraie mère est haïssable au possible) et m'a beaucoup touchée.
Cokie, le chauffeur de Willie, m'a aussi énormément touchée. De part son caractère et son accent, ses interactions avec Josie sont succulentes !

On a aussi Patrick, un de ses amis, tenancier de la librairie, aussi passionné de livres qu'elle. Ils échangent sur leurs lectures, mais doivent aussi gérer la boutique, ainsi que Charles, le père de Patrick, qui souffre de problèmes de santé.
Jesse n'est pas en reste, même s'il reste plus en retrait par rapport à ceux déjà cités. Il m'a donc moins plue mais lui aussi va se révéler un allié précieux pour Josie.

On a aussi en vrac les prostituées qui travaillent pour Willie, chacune avec leur trait de caractère ; Frankie, qui sait tout sur tout ; ou encore Charlotte, aux antipodes de Josie (surtout du point de vue social) qui va tout faire pour pousser cette dernière à suivre ses rêves.

Bref, une galerie de personnages vivants et attachants que j'ai pris plaisir à suivre. Ruta Sepetys apporte un soin particulier à chacun d'entre eux, malgré leur nombre plutôt conséquent, ce qui fait qu'on n'est jamais perdu et qu'on se rappelle d'eux.

Comme je l'ai écrit plus haut, c'est très immersif et bien écrit. On sent que Josie adore lire car elle possède une plume, une façon de s'exprimer incroyable ; la narration à la première personne du singulier sert très bien le texte car on découvre les nouvelles et les révélations en même temps qu'elle. Cela la rend encore plus attachante !

J'en attendais pas grand chose de Big Easy et finalement, c'est une très belle surprise ! Ruta Sepetys est assurément une auteure à suivre ; elle a le don de nous plonger dans ses romans historiques et de proposer des personnages vivants et une superbe plume !

samedi 18 novembre 2017

L'homme qui voulait être heureux

HISTOIRE

Un touriste vient voir un vieux guérisseur, impressionné par sa réputation. S'ensuivent alors des discussions et des épreuves qui vont transformer le jeune homme.

CRITIQUE

De Laurent Gounelle, j'ai lu Et tu trouveras le trésor qui dort en toi. J'avais bien aimé cette lecture, malgré les conditions désastreuses dans lesquelles je m'y suis plongée.
Pour celui-ci, je l'ai lu bien plus tranquillement. Et, à l'inverse, j'ai pas du tout aimé !

On découvre Julian, professeur, qui veut rencontrer un guérisseur très réputé. Ce dernier va lui apprendre pas mal de choses et va lui faire passer quelques "devoirs", dans le but qu'il puisse évoluer sa pensée...

Le premier problème que je relève est la brièveté du récit : à peine 168 pages. Et comme c'est très court, on pose des bases scientifiques, psychologiques sans jamais les approfondir. C'est dommage car certains points très intéressants méritaient vraiment d'être davantage développés (je pense aux passages avec les placebos).

Ceci dit, les fameux points psychologiques en question ne sont finalement pas si nouveaux que ça. Ce que je veut dire par là ? Disons que si vous vous intéressez un minimum au social, alors les dires de l'auteur dans ce roman vont sûrement vous évoquer quelque chose.
Pour ma part, j'avais déjà eu vent des dires du guérisseur au travers de mes expériences et de mes lectures sur les sujets abordés. Du style : "Nous sommes maîtres de notre destinée", "On a toujours le choix", "On renvoie une image de nous aux autres", etc.
Bref, rien de nouveau sous le soleil.

Et c'est (presque) pareil en ce qui concerne la science.
Je dis "presque" parce que, pour reprendre les passages sur les placebos, je ne me rappelais plus à quel point les croyances peuvent avoir un énorme impact sur les gens. Après tout, il reste encore tellement de zones d'ombres concernant la psyché humaine...
Par contre, j'ai remarqué un truc : le guérisseur nous parle pas mal d'expériences scientifiques, sans jamais citer ses sources. Je ne doute pas que Laurent Gounelle ait fait un travail de recherche considérable concernant ces expériences, mais quand même, il aurait pu au moins citer un site et/ou un livre... Mais c'est mon côté "documentaliste" qui ressort, c'est pour cette raison que j'en parle dans cette chronique.

Pour le reste : comme je l'ai écrit plus haut, c'est tellement court qu'on n'a pas le temps d'assimiler une chose qu'on passe à la suivante. Du coup, ça m'est passé complètement à travers, en plus d'avoir déjà entendu ou lu certains trucs quelque part.

Et c'est pareil pour les personnages. Ils sont soit antipathiques, soit clichés.
Julian, notre narrateur est totalement antipathique. Non seulement il s'étonne des dires du guérisseur (le gars est censé être prof et il a jamais entendu parler du fait qu'on renvoie une image aux autres ?! Il a jamais suivi de cours de psychologie durant ses études ou quoi ?!), mais devient à la fin du roman très imbu de lui-même et se permet de juger les autres sur base de simples observations (cf. scène du café-glacier).
Et je m'interroge du coup sur le but véritable de ce livre : à quoi ça sert de vouloir améliorer quelqu'un si c'est pour le rendre arrogant à la fin de l'histoire ? Ça n'a pas sens et ça loupe complètement le coche.

Quand au guérisseur, il passe son temps à nous abreuver de phrases toutes faites, sans surprise et sans citer ses sources. Bref, j'en retiens rien de spécial le concernant ; je l'ai même trouvé assez cliché par moments.

Il faut quand même reconnaître que L'homme qui voulait être heureux est un roman très accessible, très simple à comprendre. Il peut poser les bases pour commencer des livres sur le développement personnel, mais en ce qui me concerne, ça a un goût de trop peu.

Une lecture très décevante, avec une histoire banale, saupoudré de détails scientifiques et/ou psychologiques dont je connaissais déjà l'existence, ajouté à des personnages soit clichés ou pas du tout attachants.
C'est un bon point de départ en matière de développement personnel, certes, mais si je veux me lancer dans ce genre de lectures, ce n'est clairement pas ce que je recherche.

jeudi 16 novembre 2017

Moi et Becca

HISTOIRE

Une nouvelle élève arrive au pensionnat de Manderley. Elle est très vite prise en grippe par les autres élèves car elle "remplace" Becca, une étudiante adulée par tous, qui a mystérieusement disparu. Que lui est-il arrivé ? C'est ce que notre héroïne va tenter de découvrir...

CRITIQUE

En parcourant ma PAL, je suis tombée sur ce titre et le résumé m'a de suite tapée dans l’œil. Et qu'est-ce que ça donne à l'arrivée ? Une lecture assez médiocre, malgré quelques petits points positifs.

Déjà la particularité de ce roman, c'est que l'héroïne n'est jamais nommée. Elle est toujours appelée "la nouvelle" par ses camarades ou "ma grande" par ses parents. C'est la toute première fois que je lis un livre où l'auteure ne fournit pas le prénom du personnage principal. Ceci n'est qu'un détail, cela ne m'a pas dérangée ; mais je trouve que c'est un détail plutôt sympa !

On suit donc notre adolescente dans sa nouvelle année à Manderley où elle s'aperçoit très rapidement que l'endroit est "hanté" (si je puis dire) par l'aura de Becca, une jeune demoiselle qui a disparu du jour au lendemain, sans laisser de trace. Elle était totalement adulée, traitée comme une reine et sa disparition jette un froid parmi les élèves. Au point qu'ils ne vont pas accueillir la nouvelle dans la meilleure atmosphère possible...

Dès le départ, on entre dans le vif du sujet avec la disparition de Becca. Et, comme l'héroïne, on se pose des questions sur elle. On veut savoir ce qui lui est arrivé et tenter de percer le mystère planant sur elle.
Et l'auteure a l'excellente idée de fournir deux narrations : la nouvelle, qui parle en "je" et Becca. On a deux narratrices qui racontent donc leur parcours à Manderley, à peu près à la même période de l'année.
On apprend dès lors à connaître les filles à mesure qu'on avance dans le bouquin. Et si la nouvelle m'a beaucoup plue au début, j'ai rapidement déchanté. Mais je reviendrais sur elle plus loin.

L'intérêt principal de l'intrigue réside dans l'idée de savoir ce qui s'est réellement passé la nuit où Becca a disparu. Et Paige Harbison sait instaurer une ambiance assez sombre, assez intrigante, ce qui fait qu'on dévore ce livre d'une traite.
Mais c'est malheureusement la seule chose positive que je retiens de l'intrigue, pour deux points : déjà, la fin.
Je m'attendais à un truc énorme, une grosse révélation et quand j'ai tourné la dernière page, je me suis dis : "Tout ça pour ça ?!". Énorme déception concernant la fin.

Le deuxième point concerne l'intrigue en général. Si on est intrigué par la disparition de Becca, tout le reste est finalement assez banal, voire sans surprise (la nouvelle qui se tape l'ancien copain de Becca... le genre de choses que vous devinez à l'avance).

Mais certains points de l'histoire m'ont semblé invraisemblable. Par exemple, l'adulation que vouent les élèves à Becca.
Qu'on admire une jeune fille visiblement très dévergondée... Bon, ça passe.
Mais cette manière de l'adorer comme ils le font... J'ai eu l'impression à certains passages de me trouver, non pas dans un pensionnat, mais dans une secte où Becca est le gourou. C'est juste incroyable ! Tellement que j'ai fini par ne plus y croire, tant que trouvais ce point gros comme une maison.

Il y a aussi le comportement des personnages qui ne m'a pas semblé crédible. Et ça tombe bien, on va en profiter pour parler d'eux.
Et bien sûr, on va commencer avec notre héroïne.
Au début, elle me plaisait bien. Elle semblait assez sûre d'elle, désireuse de suivre ses études et ne semblait pas se laisser démonter par les mauvais traitements des autres.
Mais plus on avançait, plus elle m'a parue "soumise". Je pense à la scène de la gifle : aucune réaction, aucun reproche, RIEN. Elle ne cherche pas vraiment à se défendre et a un comportement parfois curieux.
Par exemple, à un moment, elle dit qu'elle ne supporte pas l'alcool. Mais quelques chapitres plus loin, alors qu'elle le sait, elle ne trouve rien de mieux que de se bourrer, avec une jolie gueule de bois en prime le lendemain.
Sans compter le fait sa façon de décrire les garçons (leur torse surtout), comme si elle était en chaleur. Oui, j'ose l'écrire ; dès que le mec qu'elle aime est dans les parages, torse nu de préférence, c'est parti pour le festival des descriptions censés nous montrer que le gars est juste trop hot. Non, ça ne me plaît pas, ça ne m'émoustille pas et ça me fait lever les yeux au ciel !

Passons maintenant à Becca. Alors elle, c'est typiquement le genre de fille que je hais : manipulatrice, égoïste, séductrice (elle ne trouve rien de mieux que de briser une amitié en se tapant les deux garçons...), etc. Bref, la garce poussée à son paroxysme. En un mot : BEURK !

Quand aux garçons, Max et Johnny, je ne les ai pas aimé non plus. Si Max s'en sort un peu mieux, Johnny est le cliché du gars qui réfléchit plus avec son entrejambe qu'avec son cerveau. Là aussi, c'est un un gros BEURK pour moi.
Max est un peu mieux comme je viens de l'écrire, mais c'est toujours pas ça. Il trouve des excuses bidons pour ne pas sortir avec l'héroïne et a une bien curieuse façon de se comporter avec elle. Là encore, ça passe pas trop.

On a aussi Dana, la coloc de notre héroïne, qui a un sérieux problème psychologique. La meuf harcèle la nouvelle, l'humilie de plusieurs manières... On découvre à la fin du bouquin pourquoi elle a agit de cette façon, mais c'est juste pas possible ! Encore une fois, c'est pas crédible et cela la rend encore plus insupportable !

Je ne dirais rien concernant le style, puisqu'il n'a rien d'exceptionnel. Ça se lit vite et bien, mais là encore, y a rien de sensationnel à en tirer.

Malgré le mystère planant autour de la disparition de Becca et un côté "lecture détente" avec son style, ce livre reste médiocre sur bien des points : histoire pas originale et personnages totalement détestables.
Pourtant, j'en attendais pas grand chose, mais cela ne m'empêche pas d'être déçue !


mercredi 15 novembre 2017

Hanako, fille du soleil levant

HISTOIRE

Hanako, une adolescente de 13 ans, doit suivre des cours d'ikebana, imposés par son père. Mais cette dernière refuse et veut plutôt passer du temps avec ses amis.
Cependant, ces cours vont lui permettre d'en apprendre davantage sur elle-même et sur sa propre famille...


CRITIQUE

J'avais acheté ce livre pour la couverture et le résumé. Et je dois dire que j'ai plutôt apprécié l'ensemble, même si ce ne fut pas un coup de cœur.

On découvre donc Hanako, une jeune demoiselle de 13 ans, mi-japonaise mi-française, qui se voit imposer par ses pères des cours d'ikebana (l'art de fabriquer des compositions florales). Si elle refuse cette situation dans un premier temps, elle va peu à peu l'accepter et même finir par découvrir d'incroyables éléments sur sa propre famille...

L'histoire est plutôt agréable à suivre, même si pas exceptionnelle, et surtout, empreinte de quelques clichés.
L'intérêt principal du roman est de connaître les fameux secrets de la famille d'Hanako, notamment au travers d'une mystérieuse boîte détenue par le père et qui interdit à sa fille d'y toucher. Et naturellement, la curiosité de cette dernière va la pousser à découvrir le contenu de cette fameuse boîte.
Et je dois reconnaître que j'ai été agréablement surprise par les révélations finales ! J'avais quelques doutes à mesure qu'on avançait dans les investigations d'Hanako, mais quand même, je suis ressortie satisfaite.

On suit aussi ses amitiés, ses amours naissantes et ses différents cours ; sans compter sa volonté de percer le mystère entourant la boîte de son père.
Bref, c'est pas un récit empli d'actions ; on est clairement dans un roman contemporain où l'on découvre une tranche de vie, à la façon d'un journal intime... sauf que c'est écrit à la troisième personne. Mais le choix de la narration est un peu faussé je trouve, car j'aurais aimé connaître les autres personnages, voir les réactions de chacun au cours d'une même scène. Cela aurait rendu l'ensemble plus riche.

J'ai bien aimé aussi les références à la culture japonaise ; les cours d'ikebana évidemment, mais aussi le kendo et quelques termes utilisés qui correspondent d'ailleurs aux titres des chapitres. Astucieux, je trouve !

Par contre, on n'échappe pas aux clichés : genre la peste du collège qui a des vues sur l'amoureux de l'héroïne et qui va semer le doute chez elle à coup de piques bien senties. S'ensuivent alors les crises de larmes, d'hystérie, de doutes, et j'en passe.
C'est tellement éculé que ça en devient lassant. Et très chiant !

Concernant les personnages, à part Hanako, je n'ai pas eu d'affinité spécifique avec eux.
Hanako donc, est le personnage central, qui va apprendre un pan de la culture japonaise, mais aussi son passé familial. 
Si je l'ai trouvée cruche par moments (cf. les scènes où la peste lui balancent ses réflexions sur son copain et sur elle-même), je l'ai trouvée quand même attachante et j'ai pris plaisir à suivre son histoire.
Ses amis et sa famille gravitent autour d'elle, mais étant donné qu'on ne suit que l'adolescente dans sa quête de vérité et dans sa vie personnelle, ils restent en second plan. Dommage, car certains avaient le potentiel pour être vraiment intéressants et attachants (je cible surtout les parents).

C'est un texte court, plutôt agréable à lire, parfait pour les jeunes qui souhaitent découvrir un morceau de la culture japonaise. En ce qui me concerne, c'est trop peu bien sûr, mais c'est un excellent point de départ pour partir à la rencontre du Japon, même dans les très grandes lignes.

Hanako, fille du soleil levant est une lecture agréable, pas exceptionnelle, mais qui a le mérite de faire découvrir aux plus jeunes un peu de culture japonaise.

dimanche 12 novembre 2017

Le coma des mortels

HISTOIRE

Qui est Pierre ? Le sait-il lui-même ? Une chose est sûre : on meurt autour de lui. Et rarement de mort naturelle...

CRITIQUE

J'avoue avoir pris ce livre un peu au hasard, même si cela fait quelques mois que j'ai lu Chattam avec Que ta volonté soit faites. Mais si ce titre m'avait bien plu, il n'en n'est rien pour Le coma des mortels. Histoire, personnages, style : rien ne va dans ce roman.

Pour commencer, l'auteur nous annonce que ce roman n'est pas un thriller, malgré ce qu'en dit l'éditeur. Et je confirme : ce n'est pas un thriller. Du coup, durant toute ma lecture, je me suis demandée ce que je lisais exactement.

Un policier ? Non, les meurtres ne sont pas assez mis en avant. Un contemporain ? Non plus. Un roman noir ? Si oui, c'est raté (pour moi en tout cas).
Alors, qu'est-ce donc ? Et de quoi ça parle ?

De Pierre, de Pierre et encore de Pierre. En fait, durant 389 pages, on suit un gars dans un trip narcissique-religieux-philosophique, qui nous raconte sa vie et qui se plaint d'être soi-disant "maudit", sous prétexte que les gens qu'ils côtoient meurent.
Mais surtout, il nous abreuve de réflexions sur l'amour, l'amitié, la société actuelle et autres choses à coups de marteaux, sans aucune subtilité. Cela donne naissance à un type insupportable, qui croit connaître la Vérité, qui veut nous apprendre la vie alors qu'il est superficiel et obsédé par la baise (pour lui, un homme ne vit que pour ça) et par la vie de luxe.
Déjà, ce point m'a horripilée au plus haut point !

Et si seulement ce n'était que le seul souci de l'intrigue ! Car on parle quand même de morts peu naturelles dans la quatrième de couverture. On imagine donc une sombre histoire de meurtres. Alors oui, y en a, mais ils sont tellement noyés dans tout ce gloubi-boulga de discours pompeux et de racontage de life que finalement, ils sont en mode "on s'en bat le steack". Et quand finalement, le twist final arrive, c'est tellement énorme qu'on n'y croit pas du tout. Et c'est pareil pour la grande majorité de l'histoire (par exemple, le Pierre drogue des animaux pour être plus pépère au boulot... Non seulement, personne ne s'en rend compte - ou presque - mais on frôle la maltraitante animale !). Et le revirement avec Antoine est tout aussi incroyable qu'incrédule. Je n'en dirais pas plus pour ne pas spoiler.

Si l'histoire ne m'a pas plu, les personnages encore moins !
Pierre est détestable au possible, entre son cynisme chiant et ses états d'âme. Mais il me fait l'impression d'être un ado qui a tout compris à la vie alors que nous, lecteurs, pourrions être ses parents. A gerber !
Concernant les autres... Je ne suis pas contre les personnages originaux et excentriques, mais là, trop, c'est trop ! Entre la nymphomane, la véto zoophile, le psy un peu cinglé sur les bords et j'en passe... On est servi ! Personne n'est attachant, mais chacun d'eux donne lieu à des scènes surréalistes, comme la scène de sexe dans un cimetière. Oui, vous avez bien lu : une scène intime dans un cimetière ! On croit rêver !!! Ce n'est pas sexy, ni excitant, c'est juste glauque !!!!!

Et le style n'arrange rien ; comme je l'ai écrit plus haut, Pierre nous abreuve de discours qui, pour lui, sont la Vérité absolue et indiscutable, sans compter ses réflexions philosophiques sur beaucoup de sujets... Cela rend le livre pompeux et indigeste. Cela me désole d'autant plus que le dernier livre lu de Chattam ne m'avait pas fait cet effet.

Entre une histoire peu intéressante, des personnages détestables et un style pompeux, ce roman n'a rien pour lui. Mais je ne perds par espoir avec cet auteur car je sais qu'il a une dizaine de livres à son actif et que j'ai envie d'en lire certains. Mais pour celui-ci, c'est un ÉNORME flop !

samedi 11 novembre 2017

Quand vient l'orage

HISTOIRE

Antoine et ses parents passent leurs vacances dans un petit village, près des montagnes. Le jeune garçon a une cheville bandée, mais cela ne l'empêche pas de découvrir l'histoire locale et surtout, une légende qui circule depuis des siècles au sein des rues. Très vite, il décide d'enquêter sur cette légende qui le mènera au-delà du réel...

CRITIQUE

Le titre et la couverture me donnaient très envie de me replonger dans la lecture et j'ai bien fait : ce roman m'a fait passer un excellent moment !

On suit Antoine et ses parents, passant leurs vacances dans un village se situant près des montagnes. Là, l'adolescent découvre une légende qui hante les rues et les vies des habitants depuis des siècles. Il va enquêter sur cette légende ; cela va le mener bien plus loin que ce qu'il avait imaginé...

Ce qui m'a attirée, c'est le titre, la couverture, mais surtout le pitch de base. Et après lecture, je suis conquise !
L'auteure nous propose une histoire voguant entre réalité et imaginaire, au travers du texte qu'écrit Antoine (puisqu'il voudrait être écrivain) et de ce qu'il vit. Le tout mâtiné du suspens et de mystère.

J'ai trouvé que tout était amené en douceur, sans précipitation. Cela laisse du temps pour découvrir les personnages et s'attacher à eux. Mais même si Marie-Hélène Delval nous prend par la main et nous guide, elle sait aussi accrocher le lecteur. Le premier chapitre donne ainsi le ton et le lecteur n'a qu'une envie : découvrir le texte ! En tout cas, en ce qui me concerne, ça a marché.

Tout est dosé : mystère, suspens, fantastique. On est curieux de connaître la suite, ce qui fait que ce roman est un vrai page-turner. Quand j'ai vu que la narration était à la troisième personne, j'ai eu peur car je craignais de gros spoilers qui gâcheraient l'ensemble du récit. Mais, heureusement, ce n'est pas le cas : on ne suit pas qu'Antoine, on a aussi quelques passages qui mettent en lumière ses parents et les habitants du village qu'on rencontre. Le puzzle se complète petit à petit, apportant finalement son lot de révélations à la fin du livre.

Je reconnais cependant que la résolution finale me semble un peu facile ; mais je pardonne ce défaut, au vu de l'histoire, très bien construite.

Les personnages sont plutôt bien menés, mais évidemment, le plus développé d'entre eux est Antoine.
Cet adolescent rêve de devenir écrivain et son genre de prédilection est le fantastique. Son imagination débordante va le pousser à s'intéresser à la légende locale et le mener vers une aventure incroyable.
Je me suis attachée et reconnue en ce garçon assez aventureux et souvent dans son monde. J'ai adoré le suivre dans ses pérégrinations et ses "délires" d'écrivains.

Concernant les autres personnages, j'ai beaucoup aimé les parents aussi, même si je ne me pas autant attachée à eux qu'à leur fils. Idem pour les quelques habitants qui croisent leurs routes. Mais ils vont tous apporter leur rôle dans l'intrigue.

J'ai adoré aussi le style d'écriture. Ce qui est génial dans ce roman, c'est le texte de Marie-Hélène Delval, mélangé avec celui d'Antoine, qui nous offre les prémices de son premier roman. C'est très bien écrit et immersif. Les descriptions ne sont pas nombreuses, mais vu la façon de raconter de l'auteure, on est totalement plongé dans le contexte. On est donc d'autant plus happé dans l'histoire.

Un roman fantastique très bon, avec une histoire mystérieuse et passionnante, malgré une fin facile, des personnages attachants et une très belle écriture !