mercredi 31 janvier 2018

Les Ailes d'Alexanne, tome 3 : Le Faucheur

HISTOIRE

Après ce qui s'est passé avec la secte, Alexei cherche à protéger les gens qu'il aime à tout prix. C'est sans compter sur la détermination de sa nièce, Alexanne, à vouloir le secourir et à ses amis qui s'unissent contre leur ennemi.
Parviendront-ils enfin à venir à bout de leur adversaire ?

CRITIQUE

J'avais dans l'idée de poursuivre des sagas en 2018 et j'ai choisi ce volet pour mon challenge ABC Jeunesse/Young Adult. J'avais bien aimé les deux premiers tomes, même si le deuxième m'avait un peu plus déçue que le premier.
Or, ce troisième épisode des aventures d'Alexanne est une énorme déception. Je ne sais pas encore à ce stade si je lirais la suite.

Nous retrouvons la famille Kalinovsky quelques temps après les événements du tome deux. Alexei est en danger de mort et veut protéger sa famille à tout prix. Mais le Faucheur possède de terribles pouvoirs et veut attirer le jeune homme droit dans un piège. Avec sa nièce Alexanne, sa sœur Tatiana, sa compagne Danielle et ses amis, il va tenter de mettre son ennemi hors d'état de nuire.

Par où commencer ? Par l'histoire et y a déjà pas mal de choses à dire.
Commençons d'abord par ce qui s'y passe ; en fait, y a pas grand chose. On a bien quelques scènes qui essaient de donner un peu de suspens et de tension, mais ce n'est pas toujours cohérent (je vais revenir là-dessus plus loin).
En fait, durant 358 pages, on tourne en rond, tant du côté des gentils que du côté des méchants. On attend désespérément qu'ils se bougent les fesses pour agir en conséquence, mais il faut attendre les cinquante dernières pages pour qu'il se passe ENFIN un truc !
Et encore, le combat est tellement rapide que, finalement, ça se règle en deux temps trois mouvements !

Deuxième souci : l'incohérence.
J'ai relevé surtout une scène assez incroyable : Christian et Mélissa sont enfermés dans le bureau du commissariat car ils sont prisonniers d'un sortilège maléfique. Ils cherchent à défoncer la porte, alors que leurs collègues sont A COTE OU EN FACE DU BUREAU.
Comment se fait-il que personne ne les entendent en train d'essayer de défoncer la porte ?! Il faut attendre que Mélissa hurle pour qu'ils réagissent !
Autre incohérence : les relations entre les personnages. Le coup de foudre, ça va bien deux minutes, mais à force de placer le karma comme seule explication aux relations amoureuses bâclées et sans réelle profondeur, je dis non. A un moment donné, faut donner plus d'explications et ne pas se cantonner au même discours.

Troisième souci : l'inégalité dans les différentes intrigues.
L'auteure amène deux histoires différentes dans ce troisième volet : la traque du Faucheur et une enquête sur une série de meurtres d'enfants.
Or, ce dernier aspect est quasiment occulté par la partie "Faucheur", alors que l'enquête est le point de départ du livre ! Mais on parle pratiquement pas, à part dans quelques scènes finalement avares en détails et explications en tout genre. OK, on n'est pas dans un roman policier, mais mince : j'aurais aimé que Mme Robillard développe un peu tout ça, quitte à ajouter une centaine de pages supplémentaires.

Sauf qu'elle occulte l'enquête et qu'elle se centre essentiellement sur les attaques du Faucheur.
Mais dans les quarante dernières pages, l'auteure semble se rappeler subitement qu'elle avait instauré une enquête en cours dans son histoire ; il faut donc rapidement apporter une conclusion, histoire de bien montrer que ça n'a pas été placé en vain !
Mais la résolution de l'enquête est tellement surréaliste que je n'y ai pas cru une seconde ! Tout se résout en même pas vingt pages !

Quatrième souci : les facilités scénaristiques.
J'en avait déjà parlé dans mes chroniques des deux tomes précédents, mais là, c'est tellement abusé que ça en devient risible.
Télépathie, télékinésie, lire dans les pensées, guérir les blessures, sentir la présence d'un ennemi, et j'en passe. A ce stade, les Kalinovsky ne sont même plus des fées, ce sont carrément des dieux !
Je sais qu'on est dans une saga fantastique, mais c'est pas une excuse, bien au contraire ! Il faut montrer les limites des pouvoirs des personnages et clairement faire comprendre au lecteur qu'on n'a pas affaire à des demi-dieux, mais à des êtres humains dotés de facultés exceptionnelles.
Là, c'est beaucoup trop facile ; on se demande même sérieusement pourquoi ils tournent autant en rond en attendant que le Faucheur se manifeste.

Mais surtout, ces facilités n'offrent aucun véritable enjeu dans le livre.
A partir du moment où vous avez des personnages dotés de pouvoirs (presque) divins, y a pas vraiment de scène dramatique, par exemple. Et pourtant, y en a bien une dans ce bouquin qui aurait mérité d'apporter une touche dramatique : mais non ! L'auteure arrange le coup et "tout est bien qui finit bien". NON ! La vie ne marche pas comme ça, même pour un récit jeunesse avec des éléments fantastiques !

Cinquième et dernier point négatif trouvé dans le récit : le fait que pratiquement tous les personnages soient en couple.
Sérieux, Mme Robillard avait un contrat qui l'obligeait à caser tout le monde ? Parce que nos héros sont (quasi) tous en couple ! Même les célibataires trouvent une compagne, et parfois de façon assez poussée !
Pourquoi c'est négatif ? Déjà parce qu'on sent que l'auteure veut caser ses persos de manière forcée, mais je vois pas l'intérêt de montrer tout le monde (ou presque) en couple ! Je pars du principe qu'on peut être heureux sans être avec quelqu'un dans sa vie !

Parlons maintenant des personnages. Et là aussi, le bilan n'est pas terrible.
Alexanne et Tatiana qui m'avaient beaucoup touchée, surtout dans le premier tome, perdent leur intérêt, même si, dans le cas d'Alexanne, elle acquiert une certaine assurance. Et vu ce qui lui arrive à la fin de ce tome-ci, je serais curieuse de voir ce qu'elle va faire... même si je sais pas encore si je lirais la suite.

En revanche, Alexei est devenu insupportable. J'ai détesté sa façon d'agir, alors que cela ne m'avait pas posé autant de problème auparavant.
Mais il est bien entouré maintenant ; il devrait même avoir trouvé un semblant de paix dans sa vie. Seulement, encore dicté par la colère et la haine, il passe son temps à dire qu'il doit éliminer le Faucheur seul, s'enfuit à la moindre contrariété... Bref, c'est comme ça durant les deux tiers du livre. Je suis très déçue, je pensais quand même que son comportement avait évolué, avec ce qui lui est arrivé dans les tomes précédents ; ben, pas du tout.

Les personnages secondaires restent clairement secondaires, même s'ils apportent leur soutien à la famille Kalinovsky. Mais je n'ai pas relevé de personnalité vraiment marquante chez eux.
Encore une fois, ce sont les gentils d'un côté et les méchants de l'autre.

Et puisqu'on parle du méchant, le Faucheur n'a jamais réussi à me convaincre. Déjà parce qu'il mets trois plombes à intervenir, mais surtout, avec la puissance qu'il possède, il pourrait se débarrasser de ses ennemis sans aucun problème. Franchement, pire méchant... tu meurs !

Je reconnais que le style d'Anne Robillard est simple et ne s'encombre pas de détails inutiles. On sent qu'il s'agit d'un livre destiné à la jeunesse... mais là, c'est beaucoup trop jeunesse pour moi.

Ce troisième volet ne m'a pas du tout convaincue. L'histoire est mal construite, les personnages perdent de leur intérêt, voire leur capital sympathie pour certains d'entre eux et le méchant n'est pas du tout convaincant. Reste la plume, mais ce n'est pas suffisant pour remonter le niveau.

lundi 29 janvier 2018

Code 93

HISTOIRE

Victor Cose est dans une mauvaise passe : le cadavre qu'il a ramené à l'Institut médico-légal n'est pas vraiment un cadavre. Sans compter ces lettres anonymes qui font référence au Code 93...
Il va tenter de résoudre le mystère autour du ressuscité et de comprendre ce qu'est vraiment le Code 93.

CRITIQUE

J'avais choisi ce titre pour mon challenge ABC Thriller/Policier. De plus, il est assez bien noté et je voulais voir ce qu'il donne.
Olivier Norek est un nouvel auteur à suivre, même si, avec le recul, Code 93 n'est pas, à mes yeux, un thriller exceptionnel.

L'affaire sur laquelle Victor Cose travaille n'est pas ordinaire : déjà, un mort renaît à la vie et un certain Code 93 apparaît dans sa vie. Ces deux éléments vont le plonger dans les tréfonds de l'âme humaine...

Ces deux aspects du résumé m'avaient convaincue d'acheter le livre. Et c'est plutôt bien mené, même si j'ai une nette préférence pour la partie Code 93 que pour l'enquête en elle-même.
L'auteur sait entretenir son suspens et arrive à nous intriguer avec ses deux histoires. J'étais curieuse de lire la suite, même si je n'étais pas non plus pressée de le poursuivre.

En fait, même si ce thriller est bien mené, j'ai trouvé que ce n'était pas original, mais surtout assez... banal. Je sais qu'on n'est pas chez Franck Thilliez, mais je pensais que ça allait être plus palpitant que cela.
Les deux intrigues en elle-même ne sont pas hyper prenantes, même si celle du Code 93 est un poil mieux. Il nous montre jusqu'où les hommes peuvent aller pour assouvir leurs désirs, quitte à tout sacrifier au passage.
Mais le gros souci, c'est que l'auteur ne brouille pas assez les pistes. Il nous donne la solution sur un plateau d'argent ; un procédé auquel je n'adhère pas beaucoup. Oui, cela permet de tout expliquer ; oui, c'est à la fin du livre qu'on nous livre toutes ces révélations ; mais je trouve que ça détruit toute l'enquête. Je veux lire un thriller avec une enquête digne de ce nom, avec un psychopathe qu'on peut suivre, mais qui reste justement mystérieux ! Or, nous dévoiler l'intégralité du déroulement des meurtres, avec nom du coupable en prime me donne l'impression que tout ce qui a précédé ne compte pas vraiment.
Finalement, même si j'ai apprécié la lecture, ça ne m'a pas non plus transportée.

En revanche, le gros point positif de l'ouvrage est l'authenticité et les dialogues.
On sent que l'auteur est flic et nous parsème de descriptions et de scènes très réalistes, qui offrent une belle immersion dans le milieu.
Les dialogues sont savoureux à lire : Victor Cose et ses collègues sont unis, et ça se voit dans leur façon d'agir et de parler. J'ai adoré les vannes qu'ils se lancent, les références qu'ils se balancent à tour de bras... Rien que pour ça, je dis chapeau bas M. Norek !

Un autre point que j'ai apprécié, ce sont les relations qui se nouent, qu'elles soient professionnelles ou personnelles. Surtout du côté de Victor dont le cœur bat pour la belle Léa, médecin légiste. J'ai tout particulièrement aimé la façon dont il cherche à l'aborder, sans jamais arriver à quoi que ce soit ; c'était trop mignon !

Et puisqu'on parle de Victor, je l'ai trouvé très attachant ; il possède un passé amoureux douloureux, qui fait qu'il n'ose pas entamer une nouvelle relation. J'ai surtout aimé sa façon d'être avec ses collègues, à la fois un pote et un père pour eux. J'ai beaucoup aimé aussi sa façon de réagir par rapport aux événements.

Les autres qui gravitent autour de lui ont tout aussi l'air intéressant, mais j'attends de les voir davantage à l'action dans les autres romans. Mais je peux déjà dire que Léa m'a tapée dans l’œil avec son ironie (en même temps, vu qu'un macchabée ressuscite sous ses yeux, pas étonnant qu'elle balance des petites répliques bien senties).

C'est bien écrit, immersif. L'auteur a vraiment ce souci du détail qui apporte vraiment de la crédibilité à son ouvrage. Ce qui ne l'empêche pas de pondre de temps à autre des situations cocasses qui, perso, m'ont fait sourire.

Un petit thriller très sympa, qui m'a permis de découvrir un nouvel auteur prometteur ! J'espère que ses histoires seront plus palpitantes dans ses autres récits, mais j'ai hâte de revoir Victor Cose et sa bande !

dimanche 28 janvier 2018

Hantée

HISTOIRE

Delilah tombe sous le charme de Gavin, un garçon qu'elle avait jadis défendu, ce qui lui a d'ailleurs causé de sérieux ennuis. Ce dernier semble éprouver la même attirance, au point de l'inviter chez lui.
Mais la maison de Gavin n'est pas ordinaire : elle est vivante. Et elle compte bien montrer à la jeune fille que Gavin lui appartient...

CRITIQUE

J'avais repéré ce livre à sa sortie en grand format. Une maison vivante qui cherche à éliminer sa rivale, cela ne vous rappelle rien ? Eh oui : Christine de Stephen King. Sauf qu'au lieu d'une voiture, c'est carrément tout une maison que Delilah doit affronter.
L'ensemble est globalement bon, même si cette lecture ne restera pas dans les annales.

Delilah vient de retourner dans sa famille, après avoir passé sa scolarité dans un pensionnat pour filles. Là, elle retrouve Gavin, un garçon qu'elle a défendu des années auparavant. Elle tombe sous son charme et lui aussi : il l'invite même dans sa maison. Mais cette dernière n'est pas ordinaire : en effet, elle est vivante et va vite montrer à Delilah qui est la véritable patronne !

Le concept d'une maison vivante sur le papier est vraiment géniale ! Et les auteures ont su assez bien mettre l'idée en place. Certaines scènes sont assez flippantes (je pense à celle de la salle de bain) et apporte de la tension dans ce récit. Bon, soyons francs, c'est pas non plus des scènes d'horreur qui vont vous faire VRAIMENT frémir. On n'est pas chez Stephen King.

Mais la maison en elle-même devient un personnage à part entière et ça, c'est le gros point positif du roman. Elle a une conscience propre, au point que le couple dénomme les objets en les appelant par leur nom quotidien, avec une majuscule (Chaise, Lit, Pelouse, etc). Et ces objets, banals à priori, peuvent se transformer en armes de destruction massive ; quand ce n'est pas Maison elle-même qui provoque d'étranges phénomènes.

En revanche, l'explication sur ses origines magiques ne m'a pas spécialement convaincue. Disons qu'il s'agit surtout d'hypothèses et pas de réelles conclusions sur les événements qui s'y déroulent. D'autant plus qu'elles arrivent assez tardivement dans le roman.

L'histoire en elle-même est plutôt plaisante à suivre ; on oscille facilement entre le fantastique et la romance. Et cette dernière est non seulement bien menée mais ne prend pas trop de place ! Et ça fait du bien de lire une histoire d'amour pas niaise, mais au contraire bien construite, avec des personnages francs, qui se lancent de temps en temps des petites piques et se soutiennent mutuellement.

Et ce que j'ai aussi aimé, c'est la narration à deux voix. On alterne entre les points de vue de Delilah et Gavin qui vont donc nous apporter deux éclairages différents sur une même situation. Et c'était très intéressant de voir leur manière de réagir par rapport à Maison. Entre la première qui la découvre et le deuxième qui baigne dedans depuis son plus jeune âge, sans jamais s'être posé des questions (ce qui m'a d'ailleurs posé problème. Mais je vais y revenir).

Concernant l'aspect fantastique, si Maison possède un caractère à la fois rassurant et menaçant, on s'aperçoit vite qu'elle possède un champ d'actions bien plus vaste que ce qu'on croyait. Du coup, la tension monte de plus en plus à mesure qu'on avance dans la lecture. Jusqu'au final qui m'a scotchée, tant Maison nous démontre l'étendue de ses "dons".

Le mélange fantastique/romance est bien dosé, mais il n'en reste pas moins que j'ai relevé quelques incohérences. Je pense surtout au meilleur ami de Delilah qui accepte l'idée d'une maison vivante sans se poser de questions ou encore le fait que Gavin ne se soit jamais posé de questions sur Maison (mec, ta maison est vivante et t'attends d'avoir une copine dans ta vie pour te demander le pourquoi du comment ?!). Des incohérences qui ont ont entaché ma lecture, sans pour autant la gâcher.

Delilah est une jeune demoiselle qui possède un fort caractère. Ce que j'ai surtout aimé chez elle, c'est sa franchise : elle n'hésite pas à se déclarer directement à Gavin alors qu'ils ne se sont revus que depuis quelques jours.
Sa façon de réagir par rapport à Maison est réaliste : perso, à sa place, j'aurais tellement flippé que j'oserais plus y entrer ! Mais elle réagit de manière remarquable, notamment vers la fin.
Je l'ai trouvée attachante, de part son caractère mais aussi par sa famille, assez repliée sur elle-même, au point que les parents ne la regardent pas tellement.
Bref, une héroïne qui se révèle forte et dotée d'un grand courage que j'ai beaucoup aimé.

Gavin est tout aussi intéressant ; j'ai surtout aimé la manière dont il aborde les choses par rapport à Maison... même s'il mets du temps à réagir.
J'ai surtout aimé sa manière d'être avec Delilah, son discours sur ses sentiments. Par contre, je l'ai trouvé moins attachants que sa petite amie. Je trouve qu'il réalise tardivement les effets de Maison sur son couple et sa vie et qu'elle peut être vraiment dangereuse. J'avais envie par moment d'entrer dans le bouquin et de le secouer !

Les personnages secondaires sont vraiment en retrait, même si j'ai apprécié le meilleur ami de Delilah. Bon, il ne m'a pas marquée et j'ai trouvé qu'il acceptait facilement les facultés fantastiques de Maison, mais il reste un pilier pour notre héroïne.

L'ensemble est fluide à lire et les auteures ont réussi à proposer une romance paranormale assez sympathique.

Hantée est un roman Young Adult très sympa, avec une histoire alternant romance et fantastique, avec un couple tout mignon (surtout l'héroïne). Une jolie découverte !

[Challenge] VALENTINES DAY CHALLENGE


Hello tout le monde !

Je reviens aujourd'hui avec la présentation de ma PAL pour le challenge Valentine's Day 2018 !
Pour connaître toutes les infos, c'est par ICI.

J'ai choisi le deuxième menu du challenge, qui se présente comme tel :


Et voici ma PAL qui correspond au menu :

  • Thème 1 : Les Emmurés de Serge Brussolo
  • Thème 2 : Le carnet de Théo, tome 3 : Tous en scène d’Éléonore Cannone
  • Thème 3 : La jeune fille dans le jardin de Kamala Nair
  • Thème 4 : Le Livre Perdu des Sortilèges de Deborah Harkness
  • Thème 5 : Hush de Kate White
  • BONUS => Prépare ta St Valentin... (un roman qui as sur la couverture des fleurs, du chocolat, un homme, des gateaux..) : La pâtissière de Long Island de Sylvia Lott
Le challenge démarre le 1er Février et se termine le 28 du même mois. J’essayerais de vous faire un article bilan du challenge dès qu'il sera fini !


jeudi 25 janvier 2018

La ferme

HISTOIRE

Daniel reçoit un coup de fil de son père : sa mère, qui tient apparemment des propos incohérents, vient de se faire interner.
Quelques instants plus tard, c'est sa mère qui sonne : elle prétend ne pas être folle et a besoin de la police. Elle soupçonne en effet un terrible complot autour de la ferme qu'elle a acquit en Suède, avec son mari.
Qui dit vrai, qui ment ? Daniel va tenter de démêler le vrai du faux et percer le mystère autour de la ferme familiale.

CRITIQUE

De Tom Rob Smith, j'ai lu Enfant 44 des années auparavant et j'avais adoré. Du coup, je voulais le retrouver dans un registre que j'aime beaucoup : le thriller. Même si les derniers que j'ai lu n'ont pas été des lectures exceptionnelles.
Et cela a encore été le cas ici.

Daniel reçoit deux coups de fils différents. Son père prétend que sa mère est folle alors que cette dernière raconte qu'elle a, au contraire, besoin de la police, car elle a de terribles révélations à faire.
Qui croire ? Et comment démêler le vrai du faux ? C'est ce que Daniel va tenter de faire, en confrontant les récits de ses géniteurs.

Un pitch pareil ne pouvait que me plaire. Si le résumé donne envie, le fond ne l'est pas tant que ça.
En fait, c'est la façon de raconter l'histoire qui me chiffonne : je pensais que Daniel chercherais à résoudre l'énigme lui-même, notamment sur cette fameuse ferme acquise par ses parents.
Sauf que cet élément arrive tardivement dans le récit, et est mal exploité en plus. Mais je vais y revenir.

La première grosse moitié du roman se centre sur les monologues de la mère qui réussira à rejoindre son fils et à lui expliquer les tenants et les aboutissants de l'affaire. Et même si elle apporte des preuves, le doute subsiste : dit-elle vraiment la vérité ? Parce ce qu'elle raconte est quand même si énorme que ça semble invraisemblable. Pourtant, elle a un discours plausible et les quelques objets qu'elle montre à Daniel (et au lecteur) peuvent crédibiliser son récit.

C'est clairement la partie du roman que j'ai le plus apprécié. J'étais vraiment à fond, à me poser plein de questions, comme Daniel. Et comme écrit plus haut, le doute subsiste. De plus, comme la narration est la première personne du singulier, on partage les doutes, les angoisses de Daniel. Du coup, j'étais curieuse de voir comment l'auteur allait conclure son bouquin.
Et c'est malheureusement là que le bât blesse.

A partir du moment où Daniel cherche à résoudre l'enquête, l'intrigue perd de son intérêt. En fait, je me demandais où l'auteur voulait m'emmener. Et le comportement de certains personnages ne m'ont pas aidée à clarifier les choses. Je trouvais que ça devenait vraiment confus.
Et quand on découvre le twist final, je me suis dit : "En fait, tout un foin pour pas grand chose". J'ai été très déçue par cette fin, qui n'en n'est même pas une d'ailleurs !

Parce que vu le final, il manque clairement une grosse partie. On a, certes, toutes nos réponses à nos questions, mais on ne sait pas ce qu'il advient des personnages. J'aurais bien voulu avoir des pages supplémentaires pour connaître leur fin, voir comment ils ont évolué par rapport aux événements. Grosse déception, donc, pour cette fin qui, pour moi, n'en n'est pas une.

Et que dire des personnages ? Déjà qu'en plus de 300 pages avec une narration en "je", tu peux pas développer grand chose, mais ici, c'est flagrant.

Daniel, notre narrateur, est clairement divisé, malgré son soutien évident à sa mère. Mais il nous fait par de ses doutes, de ses soupçons et doit assister en tant que spectateur aux événements qui se sont déroulés en Suède (et encore, il doit se contenter d'une version - peut-être - édulcorée par sa mère).
Mais je trouve qu'il manque cruellement de charisme. On dirait qu'il assiste constamment aux événements, sans jamais y prendre vraiment part. Même s'il tente de connaître la vérité dans les cent dernières pages, on dirait qu'il n'y met pas du sien. Et cela rend l'histoire pas super palpitante du coup...

Les parents sont finalement peu développés et manquent aussi d'attachement. Surtout le père, assez en retrait finalement.
La mère est plus consistante, mais je ne savais jamais sur quel pied danser avec elle. Déjà à cause de ses dires qui peuvent prêter à confusion malgré leur crédibilité, mais aussi parce qu'elle manque de personnalité.

Celui qui semblait le plus intéressant, c'est Mark, le compagnon de Daniel. J'aurais aimé le voir davantage participer à l'intrigue, mais il reste un personnage tertiaire qui apporte finalement très peu son concours. De plus, le fait qu'il soit le compagnon caché de Daniel aurait pu apporter un arc très intéressant à l'histoire : la difficulté pour le narrateur de faire son coming-out devant ses parents. Mais ce point n'est même pas abordé !

Par contre, je reconnais que l'écriture de Tom Rob Smith est bien menée ; il sait distiller un certain malaise chez le lecteur, ainsi qu'une ambiance pesante, qui fait que tout n'est pas à jeter dans le roman. C'est d'ailleurs en grande partie ce point qui m'a donnée envie de poursuivre ma lecture.

Un roman assez mitigé dans l'ensemble, avec ses personnages creux et son histoire intéressante, mais qui perd de son intérêt dans les dernières pages. Sans compter la fin qui n'apporte pas de réelle conclusion à l'histoire.

lundi 22 janvier 2018

La fille d'avant

HISTOIRE

Afin de commencer une nouvelle vie après le drame qu'elle a vécu, Jane emménage dans une curieuse maison, à la pointe de la technologie. Elle doit cependant se soumettre aux étranges exigences de l'architecte.
Parallèlement à son emménagement, elle va apprendre que la propriétaire précédente, Emma, est décédée dans des circonstances tragiques. Jane va alors enquêter et découvrir peu à peu le passé de la fille d'avant.

CRITIQUE

Ce livre faisait partie des nouveautés arrivées au rayon romans adultes de la bibliothèque que je fréquente souvent. Le résumé me tentait énormément et je m'y suis plongée, confiante.
J'aurais peut-être pas dû, parce que c'est une énorme déception !

Dans ce roman, on suit deux femmes : Jane et Emma. Leur point commun : elles emménagent dans une maison à la pointe de la technologie, après avoir vécu un traumatisme.
Là, elles vont non seulement connaître les étranges règles qui régissent cette maison, mais aussi rencontrer l'architecte à l'origine de cette bâtisse : Edward Mankfield. Ce dernier se révèle mystérieux, mais surtout dominateur...

Déjà, je tiens à dire une chose : je ne lis pas de thriller pour me retrouver avec un ersatz de Cinquante Nuances de Grey.
Je sais pas si l'auteur a voulu faire d'Edward Mankfield un sous Christian Grey pour émoustiller les lectrices et apporter de la tension dans son récit, mais c'est complètement raté.

Durant la première moitié du récit, on n'est pas dans le thriller proprement dit, mais plutôt dans une espèce d'ambiance (soi-disant) sensuelle où nos deux héroïnes flirtent avec Edward. Enfin, je devrais plutôt dire qu'elles baisent avec lui, alors qu'elles le connaissent à peine !
Désolée, mais les histoires où le mec annonce clairement ses intentions à la fille alors qu'ils n'ont fait que se croiser, très peu pour moi. Le peu de littérature érotique contenant ce genre de scènes que j'ai pu lire (Grey évidemment, mais aussi la série Crossfire) m'a suffisamment convaincue pour ne pas me donner envie d'en lire d'autres ! Et voilà que je vois ça dans un THRILLER !!!!

Bordel, mais un thriller à mes yeux, c'est de la tension, c'est du suspens, un peu d'actions aussi, mais c'est aussi la psychologie des personnages qu'on aborde à travers leur passé. C'est aussi un bon genre pour permettre à un auteur d'explorer les facettes de la psyché humaine, bonne ou mauvaise (mais souvent mauvaise).
Et je n'en lis pas pour me retrouver avec des scènes de sexe mal écrites, en plus de ne pas être émoustillantes. Désolée, mais la scène de la remise des prix (et ce n'est qu'un exemple) m'a fait lever les yeux au ciel !

Et donc, la première moitié se centre donc sur nos deux demoiselles qui tentent de surmonter les douloureuses épreuves qu'elles traversent, et de s'en donner à cœur joie au lit avec le bel Edward.
Heureusement, la deuxième moitié est nettement mieux. L'auteur recentre ses propos et permet notamment à Jane de s'affirmer en enquêtant sur la disparition d'Emma. Et elle va vite se rendre compte qu'Edward a bien des choses à cacher... tout comme les murs de sa maison.

L'idée de tout centrer sur cette fameuse maison, ultra high-tech, complètement épurée, avec ses règles bizarres était géniale sur le papier. Mais, à l'arrivée, c'est peu exploité. En fait, cela n'arrive qu'à la fin du récit. Sauf que, pour moi, c'est déjà trop tard ; il aurait fallu amener les choses bien avant. Mais bon, entre les scènes intimes et les sorties entre amoureux, y avait plus beaucoup de temps pour développer quoi que soit...

Le reste de l'histoire est plutôt pas mal, pour le peu de tension qu'on arrive à ressentir. Je n'ai pas eu de surprise par rapport à ce qui s'est passé ; l'auteur ne donne pas de fausse piste qui nous induirait en erreur.
Ce qui m'a surtout séduite, j'ai beaucoup aimé la narration à deux voix : Jane et Emma nous offre chacune leur point de vue, sur un même événement, bien qu'amené de manière différente.
J'ai bien aimé aussi la petite enquête menée par Jane pour percer la vérité ; c'était sympa, même si je relève une nouvelle fois le manque de véritable suspens dans l'intrigue.

Un autre gros point noir du roman, ce sont justement les personnages. Alors qu'ils auraient dû être attachants, seule Jane a trouvé grâce à mes yeux.
La perte qu'elle a vécu la pousse à chercher une nouvelle maison, pour démarrer avant tout une nouvelle vie. Au début, elle m'a fait très peur : le fait qu'elle tombe si vite dans les bras d'Edward et qu'elle accepte très facilement son côté dominateur m'ont fait craindre une redite d'Anastasia Steele, dans Cinquante Nuances de Grey.
Heureusement, elle se ressaisit vite et démontre qu'elle peut avoir du caractère. Et surtout, une volonté à toute épreuve. Elle a su me faire changer d'avis à son sujet, grâce à la deuxième moitié et surtout la fin.

Ce n'est pas du tout le cas d'Emma.
Déjà, j'ai eu du mal à la cerner. Et puis, son comportement ne m'a pas aidée à m'attacher davantage au personnage. Son rapport aux autres et surtout à Edward que j'ai trouvé totalement incompréhensible. Difficile dans ces conditions d'éprouver de l'empathie envers elle.

Edward, lui, est le cliché du beau mâle hyper mystérieux, très dominateur et qui cherche absolument à imposer sa vision des choses aux autres. Cela ne vous rappelle rien ? Si, comme moi, vous avez directement pensé à Christian Grey, vous avez tout bon.
Là encore, je n'ai éprouvé aucun attachement ; je ne peux pas blairer ce genre d'individus, sous prétexte qu'il est mystérieux, hyper beau et est un dieu au lit. Il me bien plus que ça.

L'ensemble se lit facilement, même si, je me répète, je déplore un vrai manque de suspens et d’approfondissement des personnages, malgré des événements marquants. J'attends de voir si l'auteur pourra me surprendre dans un autre roman, avec davantage d'attention sur ces éléments et pas sur des relations intimes à deux balles, sous prétexte que ça a hyper bien marché.

La fille d'avant avait tout pour plaire, mais au final, c'est une énorme déception. J'attends autre chose d'un thriller qu'un récit globalement en manque de suspens, avec des personnages peu travaillés, au profil d'une intrigue amoureuse chiante et pas émoustillante pour un sou.

samedi 20 janvier 2018

Les apparences

HISTOIRE

Nick Dunne vit une vie paisible avec sa femme Amy. Ayant tous les deux perdu leur travail, ils doivent emménager dans un petit appartement et vivre dans une nouvelle cité.
Un jour, Amy disparaît. Pour Nick, commence alors l'enquête pour retrouver sa femme. Parallèlement, il va se rendre compte qu'elle lui cachait bien des choses...

CRITIQUE

Dans le cadre du challenge ABC Policier/Thriller, j'ai choisi ce titre afin de découvrir Gillian Flynn, mais aussi parce qu'il a remporté un succès monstre tant en VF qu'en VO.
Et une fois encore, voilà un best-seller qui ne m'aura pas séduite? Décidément, là où les coups de cœur s'enchaînent, j'ai l'impression que ces livres qui marchent ne sont pas fait pour moi !

Les apparences met en scène un couple à priori sans histoire : Nick et Amy. Cette dernière disparaît mystérieusement, laissant à Nick le soin de la rechercher, avec l'aide de la police. Mais rapidement, les indices accumulés semblent indiquer que Nick pourrait être un bon suspect. Comment va-t-il se sortir de ce mauvais pas pour prouver son innocence ?

Dès les premières pages, j'ai de suite senti que ça n'allait pas le faire.

En cause, la première partie, que je trouve très plate ; l'auteure prend le temps de mettre en place le contexte et les personnages, certes, mais c'est inintéressant. A cela s'ajoute des flashs-backs qui n'en finissent pas ; quitte à donner une ligne du temps, il aurait fallu placer les événements dans l'ordre chronologique et surtout, accélérer un peu les choses.

Heureusement, les deuxième et troisième parties sont nettement meilleures. Mon intérêt est remonté en flèche une fois franchi ce cap, même si je pointe un autre défaut, déjà relevé dans la première partie : la longueur.
J'ai trouvé l'ensemble du bouquin incroyablement long. Ça dure durant 570 pages et je les ai senti ; ça traîne en longueur, j'ai eu l'impression que j'en verrais jamais le bout !

C'est dommage parce que j'ai trouvé l'idée de base à la fois géniale et glaçante à souhait : voir jusqu'où on est prêt à aller par vengeance.
La fin est d'ailleurs à la hauteur de ce fameux plan ; j'avoue, même si par moments je me suis ennuyée, j'ai repensé à ce livre après l'avoir terminé.

Autre bonne idée : l'alternance des points de vue. On suit l'histoire à travers les yeux de Nick et Amy. Et chacun d'eux va donner sa version des événements, pour permettre aux lecteurs de mieux s'y retrouver. Et chacun va donner sa propre opinion sur une même scène, ce qui ajoute un plus par rapport à leur psychologie.

Et puisqu'on aborde la psychologie des personnages, ça va être l'occasion de parler d'eux, même si cette chronique se centre surtout sur Nick et Amy.
Je le dis d'emblée : j'ai détesté Nick. Il peut sembler attachant, surtout vu tout ce qui lui tombe dessus, mais je l'ai trouvé imbuvable ! Sa façon de gérer les choses (du moins au début), son comportement vis-à-vis de son entourage... Bref, je l'ai trouvé antipathique et pas vraiment attachant.

Amy est nettement mieux, même si c'est pas encore LE personnage attachant de l'histoire.
Déjà, j'ai trouvé son plan à la fois glaçant et génial ; une autre femme aurait réagi d'une manière classique après ce qu'elle a vécu. Mais pas elle.
Non, elle va nous présenter un truc complètement dingue, mais en même temps tellement cohérent qu'on pourrait se dire : et si je faisais un coup pareil aussi ?

Ensuite, elle se présente comme une personne assez particulière ; en même temps, vu les parents qu'elle se paye, c'est pas étonnant qu'elle soit comme ça. Les chapitres la concernant étaient bien mieux, plus intéressants que ceux de Nick. J'ai beaucoup aimé sa façon de réagir par rapport aux événements, même si son attitude reste, par moments, condamnable. Cela explique pourquoi elle n'est pas non plus attachante.

Le seul personnage que j'ai vraiment apprécié, c'est Go, la sœur jumelle de Nick. Elle se montre forte, malgré les bourdes de son frangin. Pour le coup, j'aurais bien aimé aussi avoir son point de vue sur les scènes auxquelles elle assiste.
En revanche, les parents d'Amy sont tout aussi imbuvables que leur beau-fils. Je n'ai pas du tout aimé la façon dont il gérait leur fille, un peu comme si elle servait à leurs fins commerciales.

Il faut cependant reconnaître que le style de Gillian Flynn est ultra fluide et que ce bouquin se lit facilement, malgré ses longueurs. J'attends de voir ce qu'elle va m'offrir dans d'autres romans, mais je ne peux pas vraiment parler d'un thriller. Il s'agit plus d'un roman psychologique.

Les apparences ne m'aura malheureusement pas séduite. En cause : des longueurs parfois interminables et des personnages pas hyper attachants (voire insupportables). J'attends ma prochaine lecture de Gillian Flynn au tournant, en espérant qu'elle m'offrira mieux.

jeudi 18 janvier 2018

Love Letters to the Dead

HISTOIRE

Laurel a perdu sa sœur, May, dans des circonstances tragiques. Depuis, elle essaie tant bien que mal de se reconstruire.
Son nouveau lycée et l'arrivée du mystérieux Sky vont être l'occasion pour elle de prendre un nouveau départ.

CRITIQUE

A chaque fois que je passais à la bibliothèque, il me faisait de l’œil. Et finalement, j'ai franchi le cap et décidé de l'emprunter. Je ne regrette pas, même si cette lecture a été moyenne dans son ensemble.

Pourtant, le pitch avait de quoi séduire : une jeune fille perd sa sœur et se rend dans un nouveau lycée pour tenter de redémarrer sa vie. Là, elle va rencontrer plusieurs personnages, dont un mystérieux garçon, qui vont peu à peu l'aider à surmonter cette épreuve.

Je m'attendais donc à un drame poignant, mais finalement, il n'en n'est rien, ou alors très peu.

En fait, la grosse majorité de l'histoire se centre sur la nouvelle vie de Laurel, avec ses amis et son petit copain. On sent malgré tout le mal-être de l'héroïne, d'autant plus qu'elle est notre narratrice.
Ceci dit, ça manque cruellement d'émotion ; je n'ai pas ressenti les pincements au cœur promis, sauf vers la toute fin. Cette dernière est véritablement touchante et m'a vraiment prise aux tripes. Le souci, c'est que ça arrive beaucoup trop tard ; j'avais déjà décroché bien avant de parvenir jusqu'à cette étape.

Mais surtout, c'est inutilement long. Laurel semble cacher un terrible secret, par rapport à la mort de sa sœur. Sauf qu'elle met trois plombes à en parler, notamment pour éviter de perdre l'amour du B.G.M. (le Beau Gosse Mystérieux). Ce genre de procédé me gave énormément ; j'avais envie d'entrer dans le bouquin et de dire à la fille : "Mais bordel, arrête de tourner autour du pot et balance ton truc !!!".
Le bouquin fait à peine 360 pages, mais pour moi, il aurait pu être amputé d'une centaine. C'est parfois long et inintéressant.

Je dis ça parce qu'on passe la plupart du temps à suivre Laurel en cours (ou plutôt, en train de sécher les cours), avec ses nouveaux amis, durant ses sorties avec Sky ou dans des soirées organisées... Bref, l'histoire en elle-même est banale. Y a rien d'exceptionnel.
Pourtant, le mystère entourant la mort de May avait de quoi intriguer. C'est finalement le seul véritable intérêt du roman.

Par contre, ce que j'ai bien aimé, c'est l'utilisation de lettres pour raconter l'histoire. En effet, au début, Laurel doit accomplir un devoir de français assez spécifique : écrire une lettre à une personne décédée. Et elle va se mettre à écrire à des personnalités célèbres défuntes pour raconter sa vie, mais aussi des flashs-backs avec sa sœur. Et on se rend compte à quel point ces personnalités influencent grandement l'héroïne, tant dans son passé que dans son présent.
Même si le produit finit ressemble davantage à un journal intime qu'à un roman épistolaire, j'ai apprécié cette petite touche, très sympa.

Etant donné que Laurel est notre narratrice, on suit ses pensées, son cheminement. Ce dernier est le plus intéressant, puisqu'il permet de suivre l'évolution du personnage, mais je n'ai éprouvé d'attachement envers elle que vers la toute fin du livre. Sachant qu'on parle d'un drame et que ça dure plus de 300 pages, je m'attendais à un personnage plus complexe.
Finalement, elle est assez lambda dans l'ensemble et ne m'a pas transcendée.

Le souci avec une narration à la première personne du singulier, c'est que les autres sont occultés, ou alors, on ne les suit qu'au travers de l'héroïne. C'est totalement le cas ici.
A commencer par Nathalie et Je-sais-plus-son-nom. Ce sont deux filles qui vont développer une relation très forte, qui va marquer les esprits. Le fait d'inclure une relation homosexuelle est géniale, mais comme on suit tout à travers les yeux de Laurel, on voit le couple se former de loin. Avec ce concept, y avait de quoi parler du coming-out des filles, le regard des autres, etc.

On a aussi Sky, cliché par excellence du Beau Gosse Mystérieux. Je n'ai pas éprouvé d'attachement spécifique le concernant, mais encore une fois, Laurel nous le décrit comme canon et quasiment parfait, malgré son côté cachottier. Ouais, chez moi, c'est plutôt moyen...

Mais ça reste malgré tout une lecture agréable à lire, même si le style de l'auteure va un peu en dent-de-scie. On a tantôt des scènes assez poétiques, qui donnent matière à réfléchir ; tantôt on tombe dans un style contemporain qu'on voit dans pas mal de romans du genre et qui ne marque pas l'esprit du lecteur.

Love Letters to the Dead aurait pu être poignant, mais ça a loupé avec moi. L'histoire est banale et le style est en dent-de-scie. Sans parler des personnages, pas vraiment travaillés. Dommage car le pitch annonçait un récit qui malheureusement n'est pas à la hauteur de son résumé.

mardi 16 janvier 2018

Au fond de l'eau

HISTOIRE

Julia doit retourner dans le village de son enfance car sa sœur a été retrouvée morte, dans des circonstances mystérieuses. Elle doit s'occuper de sa nièce, Lena, et prendre aussi la maison en charge.
Cependant, elle va s'apercevoir que les habitants ont bien des choses à cacher. Et tous les secrets semblent converger vers la rivière qui traverse le village.

CRITIQUE

La fille du train était une lecture mitigée. Je voulais malgré tout donner une deuxième chance à Paula Hawkins avec Au fond de l'eau.
Et je me demande vraiment si je vais retenter l'aventure, parce que, là encore, ça n'a pas été une lecture brillante.

Après le train, la rivière ! Cette dernière est l'élément principal de l'intrigue, car dans le village où Julia se rend, plusieurs femmes ont été retrouvées noyées, dont sa sœur. Julia va donc tenter de s'occuper de ses affaires et de Lena, sa nièce de quinze/seize ans, en pleine crise d'adolescence. Mais comme tout village qui se respecte, chacun semble porter un lourd secret. Un secret qui concerne de près ou de loin la rivière...

Avec un tel pitch, je me suis dis que ce serait intéressant de suivre l'enquête et de découvrir peu à peu les fameux secrets et le mystère planant autour de la rivière. Car on sent qu'il y a des histoires sordides autour de ce point d'eau, objet de crainte et de fascination à la fois.

Et qu'est-ce que je me suis trompée !!!

Dès le début, j'ai trouvé l'ensemble très confus. En cause : la narration.
L'auteure nous abreuve de chapitres dont la narration est la plupart du temps à la première personne du singulier. Certes, les noms des chapitres commencent par les prénoms des personnages, mais cela donne malgré tout l'impression que tout est flou.
On ne sait pas qui est qui, qui occupe tel poste au sein du village, le rôle de chacun, etc. Et pendant les soixante premières pages, c'est ce que j'ai ressenti. Après, c'est mieux passé et j'arrivais à m'y retrouver.
Mais à chaque fois que je reprenais le livre après une pause, j'avais du mal à me resituer par rapport aux personnages. Il me fallait toujours un temps d'adaptation avant de me rappeler les rôles de chacun.
Je trouve que faire parler presque tous les protagonistes à la première personne n'est pas vraiment une bonne idée ; il aurait fallu leur donner une narration à la troisième personne, pour pouvoir mieux s'y retrouver. C'est du moins l'impression que j'ai eue.

Pourtant, l'ambiance en elle-même est mieux travaillée que dans La fille du train. On sent un vrai malaise au sein de cette communauté. Tout tourne autour de cette fameuse rivière où les morts suspectes se multiplient. Entre les non-dits et les secrets dissimulés, y a quand même un énorme suspens qui se maintient pendant la première moitié du récit.

Et puis, passé la deuxième, j'ai tout de suite compris où l'auteure voulait m'emmener. De fait, j'avais deviné le gros point de l'histoire, avant d'arriver à la fin. C'est dommage parce que la première moitié me plaisait malgré le sentiment de confusion qui régnait ; je voulais vraiment savoir ce qui allait se passer.
Et la deuxième gâche un peu l'ensemble, à cause de ces révélations qui, à mes yeux, n'en sont pas vraiment. Comme pour La fille du train, Paula Hawkins ne brouille pas suffisamment les pistes, alors que c'est précisément l'intérêt de ce genre d'ouvrages.

Et puisqu'on parle de la deuxième moitié, je trouve que la fin n'en n'est pas une. Pour moi, Au fond de l'eau est un roman inachevé. Il manque une grosse partie du récit, qui prend quand même pas mal de place dans ces 400 pages. Et finalement, on les balance à la corbeille comme si de rien n'était !
Non, je ne suis pas d'accord. Et franchement, payer vingt balles pour un roman qui, toujours à mes yeux, n'est pas fini, ça me mets en rogne !

L'autre gros souci du livre, ce sont les personnages.
C'est bien simple : je ne me suis attachée à aucun d'entre eux.
Que ce soit Julia, archi fade (et c'est quoi ce délire de vouloir être appelée Jules ?!), Sean le flic qui semble constamment dopé à l'héroïne (même si son comportement s'explique, surtout vers la fin) ou encore Nikki, une espèce de pseudo-sorcière, adepte des arnaques, aucun ne m'a plu.
A la limite, Lena est encore celle qui tire le plus son épingle du jeu, mais pas vraiment dans le bon sens. Elle fait à un moment donné un mauvais choix, qui va la pousser vers un chemin que je n'ai pas apprécié du tout. Bon, elle finit par se révéler progressivement, mais franchement, c'était pas non plus la panacée.

Je dirais pas que le style de Paula Hawkins est addictif, mais elle a su instaurer une ambiance sombre et glauque, même si elle n'a pas su distiller le suspens correctement. Non pas que le roman soit difficile à lire, mais je m'attendais à être davantage transportée.

Décidément, entre cette auteure et moi, le courant ne passe pas. J'ai l'impression qu'elle a un mal de chien à proposer des personnages attachants et à placer le suspens là où il faut. Mais surtout, les révélations déjà devinées à l'avance, le choix de la narration pas judicieux et les personnages auront fait que cette lecture a été très moyenne dans l'ensemble.

lundi 15 janvier 2018

Le Cimetière des Livres Oubliés, tome 1 : L'Ombre du Vent

HISTOIRE

A dix ans, Daniel est emmené par son père dans un endroit étrange : le Cimetière des Livres Oubliés. Là, le petit garçon choisit un livre (ou le livre le choisit) qui va changer sa vie : L'Ombre du Vent de Julian Carax.
Intrigué par l'auteur dont il ne reste pratiquement aucune information, il va se lancer dans une quête éperdue, au cœur de Barcelone, pour percer le mystère Carax et, parallèlement, trouver un sens à son existence.

CRITIQUE

J'ai lu ce roman des années auparavant, grâce à un devoir que je devais remplir pour l'école. Et je me souviens avoir été transportée dans cette Barcelone de l'après-guerre.
Dans le cadre d'une lecture commune, je voulais voir si cette impression m'est restée. Et je suis effectivement ravie d'avoir retrouvé la plume de Carlos Ruiz Zafon et d'avoir à nouveau passé un merveilleux moment !

Le héros, Daniel, est emmené, à dix ans, par son père au Cimetière des Livres Oubliés. Dans cet endroit, tous les livres abandonnés ou oubliés trouvent acquéreur. Et Daniel tombe sur un roman écrit par un certain Julian Carax : L'Ombre du Vent. Non seulement il le transporte, mais cela le pousse à en apprendre davantage sur l'auteur. Or, très peu d'informations circulent sur lui. De plus, Carax semble avoir vécu une vie très mouvementée.
Il n'en faut pas plus à Daniel pour se lancer sur ses traces. Un voyage au cœur de Barcelone, à la recherche du passé, mais aussi à la découverte de lui-même...

Ce que j'ai adoré par dessus tout, c'est l'immersion dans l'histoire. A commencer par la ville de Barcelone, plongée dans le contexte d'après-guerre. Je me suis parfaitement imaginée les rues, les bâtiments, tant M. Zafon maîtrise ses descriptions. C'est particulièrement le cas pour le Cimetière des Livres Oubliés ou encore la villa des Aldaya. L'immersion est d'autant plus forte que l'auteur ne se base pas que sur la vue ; il fait aussi appel à l'ouïe, l'odorat et le toucher. De quoi marquer les esprit avec des scènes flippantes, par moment !

L'histoire en elle-même est très plaisante à suivre. Ce que j'ai surtout aimé, ce sont les passages en italiques qui nous racontent l'histoire de Julian, au travers des gens qui l'ont connu. Comme Daniel, on découvre peu à peu son parcours, et je me suis rendue compte qu'au vu de ce que l'auteur nous propose, voilà un récit que n'aurait pas renié Virginia C. Andrews. C'est une auteure américaine qui a pas mal de sagas familiales à son actif, toutes avec des secrets souvent sordides. L'Ombre du Vent m'a beaucoup rappelé ses récits.

En parallèle à Carax, on suit aussi Daniel sur plusieurs années. Et on se rend compte qu'il suit un cheminement parallèle à Julian, notamment en ce qui concerne son histoire d'amour. Sa façon d'appréhender la vie à travers son jeune âge, ses découvertes sur Carax, etc... tout cela nous est livré progressivement, et en douceur.

J'ai éprouvé beaucoup d'attachement pour notre jeune héros. Sa naïveté et sa façon d'appréhender les choses (surtout celles de l'amour) le rendent très attachants. J'ai aussi beaucoup aimé la manière dont il recueille les révélations sur Julian ; je l'ai trouvé de plus en plus mature à mesure qu'on avançait dans l'histoire. Et pas seulement parce qu'il grandit en âge.
De plus, c'est notre narrateur ; on découvre donc tout en même temps que lui. Et c'est aussi un gros souci : car comme on suit tout à travers ses yeux, l'auteur ne s'attarde pas trop sur les personnages qu'il rencontre, et même sur son entourage.

Pourtant, un autre personnage que j'ai adoré, c'est Fermin. Ancien clochard, il va peu à peu se dévoiler ; j'ai adoré ses réparties, ses discours sur les autres, et surtout sur les relations amoureuses. Il possède un langage très recherché et n'hésite jamais à balancer ses quatre vérités aux autres. Voilà un trait de caractère qui m'a conquise !

Concernant les autres, j'ai apprécié les suivre, même s'ils sont moins travaillés que Daniel et Fermin. Le père, par exemple, qui aurait mérité un plus grand approfondissement, tant dans le caractère que dans la relation père/fils.
Pareil pour Béa, la fille qui fait chavirer le cœur de Daniel ; on a bien un développement de son passé et de son caractère, mais pas suffisamment pour la rendre attachante.

Mais surtout, je regrette que le Cimetière des Livres Oubliés soit finalement peu présent, bien qu'il soit le point de départ de l'intrigue. Cet endroit semble à la fois mystérieux et magique et là encore, j'aurais aimé voir plus de développement autour de ce lieu : sa construction, qui la dirige, etc. J'ignore si on aura plus d'infos dans Le Jeu de l'Ange et Prisonnier du Ciel, mais j'espère que l'auteur va donner plus d'éléments là-dessus.

La plume de Carloz Ruiz Zafon est juste magnifique. Il maîtrise les mots à la perfection : il sait nous transporter à la fois dans la ville de Barcelone et dans l'histoire de Julian. J'ai été transportée par son style, à la fois poétique et contemporaine. Avec en prime, un bel hommage à tous les amoureux des livres. Certaines citations risquent fort de vous parler si vous êtes, comme moi, un grand lecteur.

L'Ombre du Vent est une histoire magnifique, sublimée par la plume de l'auteur et la plupart de ses personnages. Je regrette juste que certains d'entre eux soient relégués au second plan alors qu'ils méritaient plus de développement.

jeudi 11 janvier 2018

La Prophétie des Andes

HISTOIRE

Le héros se rend au Pérou après avoir entendu parler d'un mystérieux Manuscrit qui expliquerait le sens de notre vie sur Terre.
Sur place, il rencontre plusieurs personnages qui vont lui expliquer les révélations pas à pas ; mais le gouvernement, hostile au Manuscrit et à son contenu, veille...


CRITIQUE

J'avoue, j'ai choisi ce livre par hasard, mais surtout pour le New Year Book Challenge. Et plus précisément pour la thématique de Janvier qui consiste à lire un livre d'un genre qu'on n'a pas l'habitude de lire.
Et je pense pas renouveler l'expérience du développement personnel durant un moment parce que je n'ai pas du tout apprécié cette lecture.

Le roman se centre sur un homme qui cherche à en apprendre davantage sur le Manuscrit, un texte qui, apparemment, nous apprend le sens de la vie au travers de neuf révélations. Durant son séjour au Pérou, notre protagoniste va peu à peu connaître les révélations et apprendre à les appliquer dans sa vie quotidienne...

Y a pas mal de points qui me chiffonnent dans l'histoire.
Premièrement, le Manuscrit en lui-même. On ne cesse de dire que son existence est top-secrète, que le gouvernement veut tout faire pour cacher son existence... Mais pratiquement tout le monde en a entendu parler ! C'est bien simple : le héros rencontre des gens qui ont soit entendu parler du Manuscrit, soit ont commencé à appliquer les révélations et/ou à les enseigner.
Déjà, ça part mal. Mais j'ai relevé une autre incohérence : si on tient tant à ce que peu de monde connaisse le Manuscrit, pourquoi ne pas carrément buter ceux et celles qui appliquent ses principes ? Pourquoi les garder en vie et se contenter de les laisser partir ? Forcément que les révélations seront transmises à d'autres si tu les laisses gambader dans la nature !!!

Et puis, on a cette scène incroyable dans une prison, qui, pour moi ressemble davantage à une colonie de vacances qu'à un véritable milieu carcéral. Les personnages ne souffrent pas, tant physiquement que moralement, sont très bien traités... Pour des gens qu'on veut à tout prix éloigner du Manuscrit, encore une fois, c'est illogique !

L'auteur tente de nous présenter une menace, tant pour le Manuscrit que pour ceux qui pratiquent son enseignement. Mais j'y ai pas cru : oui, on a bien des scènes de fusillade, dont une où le héros voit quelqu'un mourir sous ses yeux. Mais la scène, censée être dramatique, est noyée sous un délire pseudo-mystique où le gars n'a rien de mieux à foutre que de songer à l'univers et à la façon dont il a été créée !!! Seriously ?!
Bref, cette fameuse menace n'est jamais vraiment présentée comme étant "sérieuse", au point de mettre en danger la vie des personnages. Et je n'y ai pas cru une seconde.

Deuxièmement, les révélations présentées. Déjà, le schéma narratif est toujours le même : le héros rencontre A qui lui apprend une révélation et se met à l'appliquer. Chapitre suivant, il rencontre B qui lui apprend une autre révélation et l'applique, tout en se rappelant la révélation précédente. Puis, il rencontre C et rebelote.
Bref, c'est très répétitif ; et comme y a neuf révélations, bonjour l'ennui !

Ensuite, le contenu de ces révélations est loin d'être exceptionnel. C'est un mélange d'histoire, de psychologie, de religion... Des éléments qu'on a déjà croisé quelque part, pour peu qu'on s'intéresse à ces notions. En ce qui me concerne, y a pas de surprise ; j'avais déjà lu ce que James Redfield nous pond dans ce roman, tant par mes lectures personnelles que par mon parcours professionnel. Tu parles de soi-disantes "révélations" !

En plus, le héros les apprend un peu trop facilement. Encore une fois, se pose le problème de la facilité scénaristique. OK, tout le monde peut apprendre les révélations ; mais de manière aussi fastoche et par le premier venu, faut quand même pas exagérer ! Et, bien sûr, il les assimile aussi naturellement, comme s'il les avait appris toute sa vie. Bof...

Et puisqu'on parle du héros, je l'ai trouvé très con et très fade.
Très con parce qu'il met des plombes à comprendre les révélations alors que j'avais déjà compris les grandes lignes. Mais non, on nous assène les explications à coups de marteaux, pour être bien certains qu'on a parfaitement captés les messages transmis !

Et très fade, parce qu'il n'a aucune personnalité. Il se contente juste de suivre les autres, sans jamais remettre leurs paroles en question, ni leurs actes. Lui-même suit les protagonistes, sans se poser de question, et de parfaits inconnus qui plus est !

Quand aux autres personnages, aucun ne m'a inspiré de l'empathie. Ils vont et viennent et on n'a pas le temps d'approfondir leur personnalité et/ou leur passé. L'essentiel se tient dans leurs discours et ce qu'ils ont compris et appris des neuf révélations.

Il faut quand même reconnaître que le livre se lit facilement. Heureusement d'ailleurs, parce que, malgré ses 317 pages, j'ai trouvé ce livre très mauvais. Voilà encore un livre qui surfe sur le développement personnel, mais qui le fait de manière tellement maladroite que je n'ai jamais cru à l'histoire, ni aux messages qu'il véhicule.

La Prophétie des Andes se caractérise par ses incohérences énormes et son personnage principal débile et très fade. C'est pas demain la veille que je lirais la suite !

mercredi 10 janvier 2018

Le crime d'Halloween

HISTOIRE

Lors de la soirée d'Halloween, Joyce, une enfant, prétend avoir vu un meurtre des années auparavant. Personne ne la croit et la soirée continue sans autre incident.
Mais lorsque les organisatrices remettent de l'ordre dans la maison, le cadavre de la petite fille est retrouvé dans la bibliothèque.
Bouleversée, Mrs Oliver, l'une des invitée, décide d'appeler à l'aide un vieil ami : Hercule Poirot.

CRITIQUE

Après l'excellent Le crime de l'Orient-Express, je voulais absolument lire un autre titre d'Agatha Christie. Mon choix s'est porté sur celui-ci car le résumé me tentait bien.
Malheureusement, je ne suis pas très convaincue par ce crime d'Halloween.

On retrouve Hercule Poirot pour une nouvelle enquête, assez sordide :  le corps d'une fillette a été retrouvée, noyée, après une soirée d'Halloween réussie. Elle prétendait, quelques heures auparavant, avoir assisté à un meurtre.
Notre détective va tenter de percer le mystère autour du décès de la petite Joyce...

Je m'attendais à une enquête tout aussi palpitante que celle donnée au sein de l'Orient-Express. Il n'en n'est rien.
Premièrement, on n'est plus dans un huit-clos ; Poirot se balade librement d'une maison à l'autre pour interroger les gens et ainsi glaner les informations nécessaires. Et on se rend compte que, dans une communauté où tout le monde se connaît, tout le monde semble dissimuler un cadavre dans le placard...

Deuxièmement, les discours rapportés. Le bouquin ne fait que 255 pages, mais c'est comme si j'en avais lu le double. J'ai trouvé certains passages trèèèèèèès longs ; du coup, mon intérêt pour le livre s'est amenuisé. Certes, je voulais découvrir l'identité du coupable, mais finalement, j'accrochais si peu que j'avais hâte de le terminer pour passer à autre chose.

Ceci dit, Agatha Christie a encore une fois su me surprendre sur le meurtrier. J'étais partie sur autre chose et elle m'a mise devant le fait accompli ! Je suis contente d'avoir pu terminer cette lecture laborieuse sur une note positive.

Hercule Poirot est toujours aussi drôle et fouineur : rien ne vaut l'indiscrétion, là il ne faut pas pour trouver des éléments de réponses, même si à priori, rien ne sembler lier tout ce qu'on apprend.
En fait, y a pas grand chose qui se passe, mais tout l'intérêt des romans de l'auteure est de faire travailler nos neurones pour regrouper les éléments et trouver ainsi un fil conducteur qui nous mènera au tueur. C'est ce que j'aime le plus dans ses bouquins.

De plus, son style permet vraiment de s'immerger dans l'enquête et de suivre Poirot dans ses investigations. Malgré cela, comme écrit plus haut, j'ai trouvé certains passages tellement longs qu'ils ont sapé mon intérêt pour le livre. Ce qui est dommage car je m'attendais à quelque chose de plus palpitant par rapport au résumé.

Le crime d'Halloween est un policier sans prétention, mais incroyablement long malgré ses 255 pages. Je suis très moyennement convaincue, malgré le final surprenant et un Poirot toujours aussi malicieux.

mardi 9 janvier 2018

Chaque soir à 11 heures

HISTOIRE

Willa fait partie de ces filles qui se considèrent comme insignifiante. Pourtant, elle sort avec Iago, le garçon le plus populaire du lycée.
Lors d'une soirée organisée par sa meilleure amie, Fran, elle fait la connaissance d'Edern, un garçon mystérieux qui semble dissimuler un lourd secret.
Rapidement, les deux adolescents sympathisent et Willa va se rendre compte que la famille d'Erden vit dans une maison étrange, au passé mystérieux.

CRITIQUE

Je n'étais pas spécialement attiré par ce titre au départ, mais l'ayant choisi pour mon challenge ABC Jeunesse/Young Adult 2018, je l'ai emprunté.
Le résumé présageait une romance gnian-gnian, avec un énième triangle amoureux bien dégoulinant, comme je les déteste.
Et finalement, ce n'est pas du tout ce que j'ai trouvé à l'intérieur !

Willa, notre héroïne, sort avec Iago, un garçon très beau et, forcément, très courtisé par les filles. Sa rencontre avec Erden va chambouler son existence de plusieurs manières : sa façon de percevoir les autres, notamment, mais aussi des catastrophes très graves qu'elle va frôler à plusieurs reprises.

Là où je m'attendais à de la romance pure et dure, je me suis retrouvée avec un texte traitant de secrets de famille, d'une enquête et d'étranges accidents qui pourraient ne pas en être.
J'ai été conquise par ces points, non seulement bien amenés, mais aussi bien traités. L'ensemble est addictif, même si on trouve malgré tout une petite touche de romance.

Mais cette dernière prend finalement peu de place ; ce qui compte vraiment, c'est l'atmosphère assez étrange qui se dégage et l'ambiance de plus en plus pesante à mesure qu'on avance dans la lecture.
En effet, Willa va tenter d'en apprendre davantage sur Edern et sa famille, suite à sa première visite dans leur maison. L'intrigue se centre principalement sur cet étrange domaine et le passé familial qui s'y cache. Mais Willa doit aussi faire face à d'autres événements plus dramatiques, que je ne révélerais pas pour ne pas spoiler, apportant son lot de tension à l'intrigue.

Avec tous ces éléments, j'ai été transportée par l'histoire. Je ne me suis pas ennuyée, même durant les passages où la romance prenait le dessus. J'étais curieuse de connaître la suite, mais surtout de voir comment Malika Ferdjoukh allait conclure son récit. Et je suis très satisfaite de la fin ; le dernier élément m'a surprise car je n'avais pas pensé à ce qu'elle nous propose.

Côté personnages, j'ai adoré Willa, cette ado de 16 ans, assez mature pour son âge. Il faut dire qu'avec des parents comme les siens, difficile de faire autrement. Son père est l'éternel ado qui papillonne de fille en fille et sa mère, certes plus sérieuse, manque d'autorité.
J'ai particulièrement aimé sa façon d'être ; elle reste souvent calme et affronter les situations avec justesse, sans jamais apporter de conclusion hâtive (ou presque). Que ce soit dans ses rapports amoureux, ses découvertes sur Edern et son entourage ou encore les événements auxquels elle fait face ; elle est loin de l'ado neu-neu, avec ses discours mièvres et sans intérêt.

Concernant les garçons, si Iago m'a laissée indifférente, j'ai largement préféré Edern. Ce dernier semble dissimuler un passé lourd et mystérieux. Et, effectivement, plus on avance, plus on découvre qu'il garde pour lui pas mal de choses, sur sa famille, notamment. J'étais tout aussi intriguée que Willa, d'autant plus qu'étant la narratrice, on suit son développement au travers des yeux de la jeune fille.

Fran, sa meilleure amie, est assez attachante aussi. Pourtant, ça partait mal : c'est l'ado typique issue d'une famille aisée et peut se permettre les fêtes les plus extravagantes. Mais je l'ai trouvée aussi intéressante, et complémentaire par rapport à l'héroïne : déjà par rapport à leur statut social, mais aussi au niveau de leur personnalité. Si Willa est réservée, Fran est plus dévergondée.
Bref, elle est attachante et très intéressante à suivre.

Malika Ferdjoukh apporte une plume sympa, en présentant des personnages attachants, mais surtout en apportant une ambiance étrange, parfois glauque. Cela donne très envie de continuer la lecture et d'aller jusqu'au bout !

Chaque soir à 11 heures est une excellente surprise ! Je suis (presque) totalement conquise par cette découverte jeunesse. Les personnages sont intéressants et attachants, l'histoire est géniale et la romance ne prend pas trop de place.
Bref, sans doute LA découverte du mois de Janvier !

samedi 6 janvier 2018

Le crime de l'Orient-Express

HISTOIRE

Dans le cadre de son travail, Hercule Poirot embarque à bord du célèbre Orient-Express, en compagnie d'autres passagers. Mais ce que son ami M. Bouc, directeur de la compagnie des Wagons-lits, redoute se produit : un meurtre a été commis.
Mais, entre les suspects et les alibis, pas facile de s'y retrouver ! Poirot va tenter de démêler le vrai du faux pour démasquer le coupable.

CRITIQUE

J'avais déjà lu ce roman des années auparavant. Je voulais le relire suite à la sortie du film avec Johnny Depp, mais aussi pour le Challenge des Douze Thèmes, dont celui de Janvier consistait à lire un livre adapté au cinéma ou à la télévision.
Et ce fut un plaisir de retrouver la plume d'Agatha Christie et surtout Hercule Poirot !

Nous suivons donc notre détective belge qui doit repartir à Londres pour son travail. Il embarque donc à bord de l'Orient-Express, en compagnie notamment d'un vieil ami, M. Bouc.
Rapidement, le mauvais temps oblige les responsables à stopper le train. Et, comble de malheur, l'un des passagers, Ratchett, est assassiné. A qui profite le crime ? C'est ce que Poirot va tenter de découvrir...

Ce que j'ai aimé, c'est le huit-clos que propose Agatha Christie. En effet, quasiment toute l'intrigue se passe à bord de l'Orient-Express. Les trente/quarante premières pages se passent dans un hôtel et à bord des quais. A partir du moment où on découvre le corps de Ratchett, c'est parti pour un festival d'interrogatoires et de suspects potentiels.

Du coup, cela donne un jeu de piste très intéressant à suivre ; comme Poirot, on assiste aux interrogatoires des passagers et du personnel et, comme le détective, on se pose des questions et on relève les incohérences. Qui dit vrai ? Qui ment ?
J'ai adoré, pour reprendre l'expression favorite de Poirot faire "travailler mes petites cellules grises" et tenter de percer à jour le coupable.
Bon, comme il s'agissait d'une relecture, je me souvenais assez bien de son identité. Il faut dire que ça m'avait tellement marqué que cela m'est resté !
Ce n'est pas tant (re)connaître le tueur qui m'a poussée à relire ce livre. C'était surtout pour retrouver Hercule Poirot. Et j'avais oublié à quel point il peut être drôle !

J'ai beaucoup aimé ses réparties ; il n'hésite jamais à se montrer indiscret, là où la morale oblige à la discrétion absolue. Mais son sens de l'observation et ses déductions font toujours mouche. Jusqu'au final où il démontre, point par point, sa conclusion qui l'amène à désigner le meurtrier. Brillant !

Autre point dont je ne me souvenais plus, c'était la plume d'Agatha Christie. C'est frais, agréable et sans fioriture. On va à l'essentiel, mais, avec ce titre, elle offre un formidable jeu de piste, à huit-clos, permettant aussi au lecteur d'entrer dans l'enquête et tenter de percer le mystère.

J'ai aussi aimé la manière dont elle aborde la psyché humaine à travers les quelques personnalités présentes dans le train. Entre l'hystérique, la princesse maîtresse d'elle-même et sa fidèle femme de chambre, le débonnaire, etc., y a de quoi faire. C'est très vaste, mais qu'importe : cela permet de se faire une idée sur les personnalités de chacun et de voir qui avait intérêt à voir disparaître Ratchett.

Le crime de l'Orient-Express est un excellent policier, qui propose un très bon jeu de piste, à huit-clos. J'ai pris plaisir à redécouvrir ce titre, mais surtout la plume de l'auteure et son détective fétiche. J'en lirais d'autres rapidement !


vendredi 5 janvier 2018

L'ancre des rêves

HISTOIRE

Benoît, Guinoux, Lunaire et Samson sont quatre frères qui font des rêves étranges, mais très perturbants, ce qui les empêche de dormir. L'un d'entre eux décide d'enquêter sur les origines de ces rêves. Cela va le mener à déterrer de vieux secrets de famille.

CRITIQUE

J'ai acheté ce livre grâce à sa superbe couverture. Le résumé m'intriguait, ce qui m'a donnée encore plus envie de le lire. Et j'ai passé un agréable moment !

Nous suivons une fratrie, même si Gaëlle Nohant se centre surtout sur deux frères, qui fait des rêves très étranges depuis des semaines. Leur sommeil s'en trouve très perturbé, mais ne veulent rien dire à leurs parents. D'ailleurs, leur mère leur a toujours formulé une interdiction assez étrange : celle de ne jamais approcher de la mer.
Mais Lunaire, l'un de ses fils, décide d'enquêter, suite à un rêve particulièrement réaliste. Il va déterrer des secrets de famille qui vont chambouler bien des vies...

Ce que j'ai aimé dans l'intrigue, c'est le thème des secrets de famille, revisitée d'une façon originale et onirique.
Déjà, l'idée d'utiliser les rêves pour percer à jour les cadavres dans le placard est excellente. Je n'avais jamais lu quelque chose de similaire auparavant, et cela donne un côté fantastique à cette histoire, très ancrée dans notre époque.
Surtout que les descriptions fournies par l'auteure sont tellement vivantes qu'on s'immerge rapidement dans les rêves des garçons. Mais même dans le monde réel, on s'imagine sans problème les lieux.

Par contre, j'ai eu beaucoup de mal à suivre l'ensemble ; en effet, y a pas mal de personnages, pas mal de flashs-backs. Il faut garder constamment l'attention, au risque de s'y perdre. Cela a malheureusement été le cas en ce qui me concerne. Il a donc fallu que je relise plusieurs passages à plusieurs reprises pour bien comprendre tous les tenants et les aboutissants.

Après, le récit en lui-même est sympa à suivre. J'avoue avoir préféré les parties oniriques, mais j'ai aussi aimé le côté "enquête" de Lunaire, l'un des quatre garçons et ses découvertes. J'avais deviné certains éléments, mais d'autres m'ont surprise. Autant dire que je ne me suis pas ennuyée, d'autant plus que je tenais à connaître la fin. Cette dernière me satisfait pleinement. De toute façon, je ne vois pas quelle autre conclusion l'auteure aurait pu apporter à son livre.
Je regrette juste que Lunaire soit le seul qui prennent l'initiative d'en apprendre davantage sur ce qu'il apprend dans ses rêves. Mais aussi de garder les confidences pour lui ; j'aurais également aimé qu'il les partage avec au moins Benoît, l'aîné de la fratrie.

Je relève cependant un autre point faible : l'attachement aux personnages.
J'ai eu du mal à éprouver de la sympathie pour pas mal d'entre eux (Lunaire et Benoît, notamment). J'ai préféré Guinoux, le petit frère, assez fragile et peu confiant en ses capacités, ainsi que la mère. Cette dernière semble cacher un lourd passé. Déjà, l'interdiction de se rendre en mer est assez étrange, mais on finit par en comprendre les raisons.

J'ai bien aimé aussi les personnages secondaires que rencontre Lunaire. Ils vont tous apporter leur "soutien", en révélant des éléments de réponses, par rapport aux rêves de l'adolescent. J'ai eu, là aussi, plus d'attachement pour eux que pour la moitié de la fratrie.

J'ai apprécié aussi la plume. Gaëlle Nohant, descriptive à tel point qu'on s'imagine parfaitement les scènes dans notre tête, surtout celles des rêves. Mais je trouve qu'elle sait aussi instaurer une ambiance pesante, chargée de secrets. Cela donne un côté mystérieux au récit, ce qui fait qu'on a vraiment envie de connaître la suite une fois qu'on l'a commencé.

Ma première rencontre avec l'auteure est une bonne surprise : j'ai passé un bon moment, même si L'ancre des rêves ne tient pas toutes ses promesses. Mais ce roman m'a suffisamment convaincue pour me donner envie de lire son autre récit : La part des flammes.

mercredi 3 janvier 2018

Thérapie

HISTOIRE

Josy, la fille de l'éminent psychiatre Viktor Larenz a disparu. Quatre ans s'écoulent, et toujours aucune trace de la petite.
Un séjour sur une petite île va lui permettre de faire la connaissance d'Anna, une auteur de livres pour enfants, atteinte d'une schizophrénie très particulière : les personnages de ses romans prennent vie.
Et rapidement, Viktor fait le lien entre l'histoire d'Anna et la sienne. Dès lors, il n'a plus qu'une obsession : entendre la fin du récit.

CRITIQUE

J'ai acheté ce titre d'occasion par hasard, car le résumé me tentait bien. J'ai bien fait : ce fut mon premier Sebastian Fitzek et ce ne sera pas le dernier, car j'ai adoré !

Viktor Larenz n'a jamais pu remonter la pente depuis la disparition de son unique fille, Josy. Mais sa rencontre avec la mystérieuse Anna va le bouleverser : il est persuadé que son histoire contient des indices sur la disparition de sa fille.

L'histoire est le plus gros point fort du roman. On commence en douceur pour finir par quelque chose d'énorme !
En fait, durant ma lecture, j'étais partie sur un autre scénario : mais l'auteur a su me surprendre et m'entraîner sur une autre piste qui m'a laissée sans voix ! Je ne m'y attendais pas du tout ! J'en suis ressortie presque assommée, tant je n'en revenais pas de l'épilogue !

Le récit commence donc doucement et monde peu à peu dans l'angoisse, la tension, pour se terminer sur des révélations de malade !
Je ne me suis pas du tout ennuyée : c'est un vrai page-turner, qui vous pousse à tourner les pages, jusqu'à l'ultime dénouement.

Le style de l'auteur joue à merveille sur la tension, l'angoisse, la peur ; comme Viktor, on se pose beaucoup de questions. On partage ses doutes, ses questionnements, d'autant plus que toute l'intrigue ne se centre que sur lui. On reste donc constamment dans l'ignorance, ayant les révélations par petites touches.

On pourrait regretter la brièveté du récit (dans les 300 pages), mais finalement, ce n'est pas vraiment un défaut : inutile d'en rajouter, mais surtout, je ne vois pas ce que l'auteur aurait pu nous raconter de plus. Le contenu proposé est largement suffisant.

Bien qu'on suive Viktor et qu'on partage ses émotions et sentiments, j'ai pourtant eu du mal à m'attacher à lui. Le fait qu'il soit isolé du monde durant une partie de l'intrigue, son comportement vis-à-vis des autres... Je ne sais pas ; je n'ai eu d'atomes crochus avec lui.

Pareil pour les autres ; je n'ai pas ressenti de sentiment d'attache. Sans doute parce que, finalement, tout est centré sur l'intrigue, au détriment de la sympathie qu'on peut éprouver pour les protagonistes.

Comme je l'ai écrit, la plume de l'auteur est incisive ; on va à l'essentiel, sans fioritures et on passe un moment incroyable qui nous laisse pantois. Cela me donne très envie de découvrir ses autres romans !

Ma première rencontre avec Sebastian Fitzek est une réussite : l'histoire est prenante en plus d'être géniale et sa plume est très addictive ! Je regrette juste des personnages finalement peu attachants.