dimanche 4 février 2018

Aristote et Dante découvrent les Secrets de l'Univers

HISTOIRE

Aristote se sent perdu : il n'a pas vraiment d'amis et sa famille, attentionnée, ne veut pas entendre parler de son grand frère, en prison.
Puis, il rencontre Dante et tout va changer ; entre les deux garçons, une profonde amitié se noue. Ensemble, ils vont tenter de percer les secrets de l'univers...

CRITIQUE

A la base, ce livre ne me tentait pas. Mais en visionnant cette vidéo, j'ai eu envie de découvrir ce titre, qui, au moment de sa sortie, a été encensé par les lecteurs.
Pour ma part, voilà encore un livre qui ne m'aura pas séduite. Je vais expliquer le pourquoi du comment dans cette chronique.

Globalement, je ne m'attendais pas à ce que j'ai trouvé à l'intérieur de ce livre.
Je savais d'avance que l'amitié entre Aristote et Dante deviendrait bien plus que ça, mais cela ne m'a pas dérangée, bien au contraire : l'homosexualité est un thème encore peu abordé en littérature jeunesse, et étant sensible à cette cause, j'applaudis l'auteur qui se lance là-dedans.

Mais le gros souci, c'est qu'il ne se passe pas grand chose. Je m'attendais vraiment à la découverte progressive des sentiments l'un envers l'autre, en plus de découvrir des ambiances familiales différentes pour nos deux garçons. Si ce deuxième point est respecté, le premier pas tellement.
Déjà, Ari met un temps fou à comprendre ses sentiments, et passe plus son temps à éviter les confrontations qu'à vraiment chercher les réponses aux questions qu'il se pose.

Ensuite, je pensais qu'on aurait deux points de vue : celui d'Ari et celui de Dante. Mais l'auteur a pris le parti de suivre le récit uniquement aux travers des yeux d'Ari. Ce choix m'a énormément déçue : j'aurais tellement aimé connaître l'opinion de Dante sur certains événements, voir comment il aurait pu découvrir aussi ses sentiments pour Ari, etc. Idem pour les membres de leurs familles, voir comment ils vivent l'homosexualité de leurs fils, les non-dits qui étouffent les relations, etc.

Il faut vraiment attendre les dernières pages pour qu'il se passe enfin un truc ; et l'émotion est enfin au rendez-vous, mais beaucoup trop tard. Le roman m'avait déjà perdue bien avant, j'aurais aimé que ces éléments débarquent plus tôt.

Autre point qui m'a agacée : les dialogues. J'avais l'impression par moment de lire du Amélie Nothomb. Ses romans sont souvent composés à 95% de dialogues pour 5% de narration. Bon, on n'est pas au même niveau, mais y en a énormément, et la plupart ne font pas avancer le schmilblick. De plus, les personnages répètent deux fois la même phrase, procédé très énervant qui se reproduit plus d'une dizaine de fois !

Aristote est un narrateur très agaçant. En fait, je l'ai trouvé insupportable !
Déjà qu'il capte très tardivement ses sentiments pour Dante, mais je l'ai trouvé lourd, tant dans sa manière de se comporter que dans ses dialogues (voir plus haut).
En plus, je l'ai trouvé incroyablement long à la détente. Il veut découvrir la vérité sur son grand frère, en prison, mais quand il a l'occasion de le faire (à l'insu de ses parents), non, il fait comme si de rien n'était ! J'avais juste envie d'entrer dans le bouquin et de lui dire : "Mais mec, bouge-toi les fesses !".

Heureusement, Dante est nettement mieux. C'est un peu l'archétype du gars qui aime lire, qui possède une grande culture générale et n'a pas peur d'afficher son homosexualité.
De plus, sa famille est très chaleureuse, à l'inverse de celle d'Ari, assez renfermée. On comprend vers la fin pourquoi elle se comporte de cette manière, mais j'ai eu plus d'atomes crochus avec les parents de Dante que ceux d'Ari.

Mais je reconnais un truc au roman, c'est l'écriture, très fluide. J'ai beau ne pas avoir accroché à cette lecture, elle fut rapide car l'auteur a une plume fluide, qui permet de lire à grande vitesse. Il faut dire aussi que la grande place accordée aux dialogues jouent beaucoup...

Encore un livre encensé par la blogosphère, mais qui ne m'a pas séduite. Pourtant le sujet me plaisait, mais il n'a pas été traité comme je m'y attendais. Dommage !

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