HISTOIRE
Sarah Fisher se réveille dans un endroit inconnu, avec des vêtements qui ne lui appartiennent pas. Très vite, la vérité s'impose : elle est devenue un fantôme !
Elle va alors enquêter pour découvrir ce qui s'est passé avant sa mort...
CRITIQUE
J'ai emprunté ce livre par curiosité car le résumé me parlait.
Le résultat donne un roman plutôt sympa pour la jeunesse. Mais je suis clairement pas (plus) le public cible !
Sarah Fisher, devenue fantôme, veut percer le mystère entourant sa mort. Pour cette raison, elle va devenir une revenante et retourner sur les lieux où elle vécu.
L'histoire, très courte (à peine 133 pages) ne souffre d'aucun temps mort et on va direct à l'essentiel. Et c'est bien là mon plus gros problème : non seulement on n'a pas le temps de souffler, mais on doit aussi composer avec les éléments qui arrivent bien trop rapidement.
Je pense notamment à la mythologie "fantômatique". On nous balance tous les éléments de façon rapide et on doit rapidement assimiler. Heureusement, y a pas grand chose, donc on retient assez vite et facilement.
Autre problème : la cohérence. Encore une fois, ça va très vite, mais je trouve quand même que certains détails sont énormes dans l'intrigue : genre un flic qui trouve tout à fait logique d'embarquer deux petites filles dans ses investigations. Je veux bien qu'on soit dans de la fiction, mais je trouve qu'on est dans le grand n'importe quoi !
Pour le reste, j'ai malgré tout été prise car je voulais aussi percer le mystère entourant la mort de Sarah. Je me doutais du nom du coupable et le twist final ne m'a pas surprise. Ceci dit, je ne me suis pas ennuyée une seconde.
Sarah est une demoiselle très attachante, avec qui on partage son aventure. La narration est à la troisième personne, mais l'auteure reste constamment avec elle. Plutôt sympa, même si j'aurais aimé avoir la même scène selon différents points de vue. Histoire d'apporter plus de richesse à l'ensemble.
Le style d'Agnès Laroche est percutant et va droit au but. Très pratique au vu du lectorat visé ; les jeunes lecteurs y trouveront leur compte, d'autant que la police de caractère est assez grande.
Le fantôme de Sarah Fisher est un bon début pour des jeunes lecteurs désireux de se lancer dans le policier, avec une touche de fantastique en plus. Je ne suis clairement pas le public cible, mais je l'ai quand même trouvé sympa !
« Il y a certainement plus de richesse en un seul livre que dans tout le butin rapporté par les pirates de l'Île au Trésor. » Walt Disney
lundi 4 décembre 2017
dimanche 3 décembre 2017
Avant toi
HISTOIREAprès avoir perdu son boulot, Lou accepte un contrat de six mois en tant qu'aide pour un tétraplégique. Mais ce dernier, Will, accueille mal la jeune femme et tout ne semble pas se dérouler sous les meilleurs auspices.
Rapidement, cependant, Lou va découvrir que son travail consiste surtout à empêcher Will de mettre fin à ses jours...
CRITIQUE
Ce roman a été encensé par pas mal de personnes sur la blogosphère. Quand c'est le cas, j'évite de lire le livre en question, de peur d'être déçue, mais surtout pour pouvoir le savourer une fois le buzz passé. Ce fut le cas pour Avant toi ; même si j'ai passé un bon moment, je suis loin des avis ultra enthousiastes que j'ai pu lire.
Lou, une jeune anglaise, perd son travail et accepte dès lors un poste d'aide pour une personne handicapée. Il s'appelle Will et veut mettre fin à ses jours. La demoiselle a six mois pour l'empêcher d'accomplir son projet...
Ce qui m'a surtout déçue, c'est que je n'ai pas ressenti l'émotion tellement décrite par d'autres lecteurs. Bien sûr, j'ai eu des moments où j'ai été touchée, mais ce fut pas l'extase.
Pourtant, ce récit parle de sujets difficiles : le handicap évidemment, mais aussi du chômage et de l'euthanasie. Et de nous rappeler que ce dernier sujet provoque encore bien des débats ; il suffit de voir les réactions des différents personnages.
Jojo Moyes aborde ces sujets avec délicatesse, sans jamais être racoleur ; elle a le mérite de présenter les problèmes sous différentes facettes. Par exemple, le handicap vécu par Will, mais aussi par les membres de sa famille, Nathan, son aide-soignant et les personnes "extérieures" à ses soucis.
Idem pour l'euthanasie et le chômage, ce qui apporte un petit plus.
J'ai écrit "petit plus" parce que le choix de la narration n'est pas vraiment propice à ce type de récit.
C'est Lou notre narratrice, avec de temps en temps des chapitres qui donnent la voix à d'autres personnages (Nathan, Camilla et Steven, les parents de Will ; Katrina, la sœur de Lou). Ce qui n'est pas plus mal, mais il aurait fallu que l'auteure propose d'autres voix, comme Patrick, le copain de notre héroïne, mais surtout Will.
J'aurais préféré avoir une narration principale à deux voix avec les deux protagonistes, quitte à inclure les autres dans des chapitres dédiés.
Autre souci : les personnages, justement.
Je trouve qu'ils sont trop clichés ou trop caricaturaux. A commencer par Lou, l'exemple typique de la jeune ingénue qui n'a jamais rien vécu de sa vie et qui découvre petit à petit le monde, grâce notamment aux voyages, à la musique classique et j'en passe.
Bon, qu'elle habite dans un bled paumé et qui vit dans la pauvreté, soit. Mais j'ai quand même du mal à croire en cette héroïne qui pose parfois des questions incongrues sur le handicap de Will et qui s'extasie devant des trucs qui, pour moi, semblent évidents.
Sa famille est une grosse caricature. Entre les parents qui n'hésitent pas à balancer des piques à leur fille sur son avenir, sur son poids, no comment. Et la sœur qui fait de brillantes études, ultra intelligente et qui, évidemment, veut sortir du carcan pauvre, encouragée par toute la famille. Ceci dit, c'est encore celle que j'ai préféré de toute la cellule familiale.
Je suis très partagée envers Will.
D'un côté, il m'a beaucoup touchée de par son histoire et sa vie qui a totalement basculé ; mais d'un autre côté, le mec demande à Lou de profiter de la vie alors qu'il veut mettre fin à la sienne... Bien sûr, je n'oublie pas le fait qu'il soit tétraplégique. Oui, étant valide, je ne peux pas comprendre cette situation. Clairement. Mais, je sais pas, je trouve ça dingue quand même !
De plus, il a un caractère assez détestable, même s'il finit par se dévoiler progressivement. Cependant, je reste très partagée en ce qui le concerne.
Et là encore, sa famille m'a totalement déplu. Là où je trouvais que celle de Lou était caricaturale, chez Will, je n'ai pas ressenti d'empathie pour aucun membre. Camille, Steven, Georgina, aucun ne m'a plu. Et même les chapitres qui leur sont dédiés ne m'ont jamais convaincue.
Seul Nathan, l'aide-soignant, tire son épingle du jeu et parvient à être attachant. J'ai beaucoup aimé sa façon d'être avec Will et Lou. Le meilleur perso du bouquin, selon moi !
L'écriture de Jojo Moyes n'est pas exceptionnelle ; elle raconte son histoire sans chichis, sans jamais en faire trop. Elle nous propose une histoire entre deux êtres que tout oppose, mais qui vont apprendre à se connaître et découvrir leurs univers respectifs. C'est joliment raconté.
Avant toi n'est pas le coup de cœur attendu, bien au contraire ; les personnages sont trop clichés pas assez attachants et le choix de la narration n'est pas judicieux. En revanche, les sujets délicats sont abordés avec justesse et sensibilité, le tout raconté d'une jolie manière, bien que pas extraordinaire.
Pour résumer l'ensemble : sympa, mais sans plus.
mercredi 29 novembre 2017
Deuils de miel
HISTOIRE
Franck Sharko n'a pas le temps de panser ses blessures : il doit faire face à une enquête particulièrement difficile. En effet, une femme a été retrouvée nue, entièrement rasée, dans une église.
Pour le commissaire, c'est un voyage dans la psyché du tueur mais aussi dans la sienne qui commence...
CRITIQUE
De Franck Thilliez, je n'avais lu que La forêt des ombres que j'avais énormément apprécié. Et après Deuils de miel, mon intérêt pour l'auteur se confirme, tant j'ai passé un excellent moment !
Avant de donner mon avis, il faut savoir que ce récit se passe après Train d'enfer pour Ange Rouge. N'ayant pas lu ce titre, je me suis fait méchamment spoiler l'intrigue et surtout le final !
Donc, petit conseil : lisez d'abord Train d'enfer pour Ange Rouge avant d'entamer celui-ci.
Franck Sharko traverse une passe très difficile. Mais il n'a pas le temps de s'apitoyer sur lui-même car le corps d'une femme est retrouvé dans une église. Cette découverte est le point de départ d'une enquête qui va le mener dans l'horreur de la psyché humaine, mais aussi dans la sienne.
Ce que j'ai adoré dans ce récit, c'est l'enquête policière, menée tambour battant. On ne s'ennuie pas une seconde ; l'auteur enchaîne les rebondissements et offre même quelques scènes mémorables.
Cela lui permet d'ailleurs de présenter un univers assez méconnu, bien qu'on les croise souvent dans notre quotidien : celui des insectes et des araignées.
Ces derniers occupent une place prépondérante dans le récit, étant même les pièces maîtresses de toute l'intrigue. M. Thilliez en profite du coup pour nous donner quelques informations concernant ces bestioles ; et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été très surprise ! Je ne m'attendais pas à autant de variétés, avec cette plongée au cœur de la noirceur des insectes et des araignées...
Certaines scènes m'ont vraiment mise mal à l'aise. Si vous êtes arachnophobe, je vous conseille de ne pas trop lire ce livre la nuit : y a un moment assez glauque avec ces bêtes qui m'a vraiment fait frissonner. Je ne voulais pas du tout être à la place de Sharko à ce moment-là du récit !
Le final m'a beaucoup surprise, je ne m'y attendais pas du tout ! C'est plutôt du côté de la vie intime de Sharko que le bât blesse.
Certes, il a vécu des moments très difficiles, mais vu la façon dont l'auteur traite sa psychologie, je n'étais pas surprise du dénouement. Mais les dernières pages apportent un beau message d'espoir, un détail non négligeable dans notre époque assez sombre.
Mais justement, je trouve Sharko assez intéressant car on le sent d'autant plus torturé qu'il s'agit de notre narrateur. Il doit jongler entre l'enquête et son quotidien bouleversé par l'arrivée d'une petite fille qui semble cacher bien des choses.
J'ai beaucoup aimé aussi la façon dont il essaie de s'auto-gérer et de gérer ses relations avec ses collègues. J'ai même eu par moment l'impression de m'y retrouver totalement, tant j'aurais réagi pratiquement pareil si j'étais dans la même situation que notre commissaire.
Etant donné que c'est Sharko qu'on suit, difficile de suivre les autres personnages, tant notre héros veut arranger les choses à sa manière et parler beaucoup de ses problèmes. Mais j'ai bien aimé son unique collègue féminine (dont j'ai oublié le nom). Elle aussi se sent minée par cette affaire, même si l'impact est moindre que chez Franck, puisqu'on ne suit pas ses pensées.
La plume est fluide, sans fioritures. On va droit à l'essentiel, autre point que j'ai aimé dans ce livre. C'est addictif et immersif ; je me suis sans souci imaginé les scènes dans ma tête. Et vu les descriptions par rapport aux insectes et autres bestioles, on sent que l'auteur a fait pas mal de recherches et veut nous informer, sans jamais tomber dans le piège du "trop d'explications qui feraient encyclopédie".
Deuils de miel, malgré ses méchants spoils et son dénouement à moitié surprenant, est un thriller d'excellente facture qui me donne plus que jamais envie de découvrir d'autres ouvrages de Franck Thilliez !
Franck Sharko n'a pas le temps de panser ses blessures : il doit faire face à une enquête particulièrement difficile. En effet, une femme a été retrouvée nue, entièrement rasée, dans une église.
Pour le commissaire, c'est un voyage dans la psyché du tueur mais aussi dans la sienne qui commence...
CRITIQUE
De Franck Thilliez, je n'avais lu que La forêt des ombres que j'avais énormément apprécié. Et après Deuils de miel, mon intérêt pour l'auteur se confirme, tant j'ai passé un excellent moment !
Avant de donner mon avis, il faut savoir que ce récit se passe après Train d'enfer pour Ange Rouge. N'ayant pas lu ce titre, je me suis fait méchamment spoiler l'intrigue et surtout le final !
Donc, petit conseil : lisez d'abord Train d'enfer pour Ange Rouge avant d'entamer celui-ci.
Franck Sharko traverse une passe très difficile. Mais il n'a pas le temps de s'apitoyer sur lui-même car le corps d'une femme est retrouvé dans une église. Cette découverte est le point de départ d'une enquête qui va le mener dans l'horreur de la psyché humaine, mais aussi dans la sienne.
Ce que j'ai adoré dans ce récit, c'est l'enquête policière, menée tambour battant. On ne s'ennuie pas une seconde ; l'auteur enchaîne les rebondissements et offre même quelques scènes mémorables.
Cela lui permet d'ailleurs de présenter un univers assez méconnu, bien qu'on les croise souvent dans notre quotidien : celui des insectes et des araignées.
Ces derniers occupent une place prépondérante dans le récit, étant même les pièces maîtresses de toute l'intrigue. M. Thilliez en profite du coup pour nous donner quelques informations concernant ces bestioles ; et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été très surprise ! Je ne m'attendais pas à autant de variétés, avec cette plongée au cœur de la noirceur des insectes et des araignées...
Certaines scènes m'ont vraiment mise mal à l'aise. Si vous êtes arachnophobe, je vous conseille de ne pas trop lire ce livre la nuit : y a un moment assez glauque avec ces bêtes qui m'a vraiment fait frissonner. Je ne voulais pas du tout être à la place de Sharko à ce moment-là du récit !
Le final m'a beaucoup surprise, je ne m'y attendais pas du tout ! C'est plutôt du côté de la vie intime de Sharko que le bât blesse.
Certes, il a vécu des moments très difficiles, mais vu la façon dont l'auteur traite sa psychologie, je n'étais pas surprise du dénouement. Mais les dernières pages apportent un beau message d'espoir, un détail non négligeable dans notre époque assez sombre.
Mais justement, je trouve Sharko assez intéressant car on le sent d'autant plus torturé qu'il s'agit de notre narrateur. Il doit jongler entre l'enquête et son quotidien bouleversé par l'arrivée d'une petite fille qui semble cacher bien des choses.
J'ai beaucoup aimé aussi la façon dont il essaie de s'auto-gérer et de gérer ses relations avec ses collègues. J'ai même eu par moment l'impression de m'y retrouver totalement, tant j'aurais réagi pratiquement pareil si j'étais dans la même situation que notre commissaire.
Etant donné que c'est Sharko qu'on suit, difficile de suivre les autres personnages, tant notre héros veut arranger les choses à sa manière et parler beaucoup de ses problèmes. Mais j'ai bien aimé son unique collègue féminine (dont j'ai oublié le nom). Elle aussi se sent minée par cette affaire, même si l'impact est moindre que chez Franck, puisqu'on ne suit pas ses pensées.
La plume est fluide, sans fioritures. On va droit à l'essentiel, autre point que j'ai aimé dans ce livre. C'est addictif et immersif ; je me suis sans souci imaginé les scènes dans ma tête. Et vu les descriptions par rapport aux insectes et autres bestioles, on sent que l'auteur a fait pas mal de recherches et veut nous informer, sans jamais tomber dans le piège du "trop d'explications qui feraient encyclopédie".
Deuils de miel, malgré ses méchants spoils et son dénouement à moitié surprenant, est un thriller d'excellente facture qui me donne plus que jamais envie de découvrir d'autres ouvrages de Franck Thilliez !
lundi 27 novembre 2017
L’Écorce d'Or
HISTOIREThomas Robin, un acteur populaire, revient dans sa ville natale après des mois d'absence. Là, il va découvrir que ses relations amicales et amoureuses ne sont plus ce qu'elles étaient. De plus, de curieux phénomènes vont le pousser à vivre une aventure qui va le transformer.
CRITIQUE
J'ai acheté ce livre en brocante par hasard car le résumé me tentait bien.
Heureusement qu'ils existent, cela permet au moins un investissement moindre dans les livres, mais on se dit qu'on n'aura pas investi tout notre argent pour un mauvais livre !
Il faut savoir que L’Écorce d'Or est un livre auto-édité. C'est toujours délicat de traiter d'un tel bouquin, sans vouloir attirer les foudres de l'auteur.
Mais ce roman accumule tellement les défauts qu'il m'est difficile d'en parler en bien.
Déjà, le pitch de base peut sembler intéressant : un acteur célèbre revient dans sa ville natale et est victime de phénomènes étranges. Cela va le pousser à vivre une aventure qui va changer sa vie.
Le souci, c'est que le récit est très mal mené.
Déjà l'un des éléments fantastiques arrive comme un cheveu sur la soupe, ce qui fait qu'on n'y croit pas trop (je ne peux en dire plus sous peine de spoiler). Ensuite, les autres aspects fantastiques sont mal amenés ; non pas qu'on n'y croit pas, mais on a du mal à comprendre ce qui se passe.
Et les explications finales sont fournies par les personnages, certes, mais ils nous offrent leur propre vision de l'affaire. Ils nous racontent donc ce qu'ils croient avoir compris, ce qui ajoute davantage de confusion dans l'ensemble. Et la désagréable impression de ne pas avoir toutes les cartes en main à l'arrivée.
Tout le récit est décousu également : certaines révélations sont amenées de manière très brutales, ce qui apporte un effet comique qui n'est pas voulu du tout (enfin, la façon dont c'est amené m'a fait plus rire que de la peine).
Autre souci : certaines situations sont peu crédibles, je trouve. Par exemple, l'arrivée de Nora ; sa façon de la présenter et de débarquer dans la vie de Thomas... Mais WTF ?!
Pareil pour la façon dont Thomas résout l'énigme concernant son tatouage. C'est un peu trop facile et trop vite réglé.
Mais ce n'est pas le pire.
En fait, je me sentais si peu concernée par ce que les protagonistes vivaient que j'ai lu ce roman d'une traite, certes, mais sans m'investir dans leurs aventures. Je ne m'ennuyais pas non plus, mais c'était pas l'extase.
Autre gros défaut : la ponctuation. Les "..." pullulent dans ce livre. Autant on peut les utiliser pour exprimer une réflexion ou un silence, mais trop en abuser et cela rend le texte assez étrange... Cela m'a donnée l'impression que l'auteure a retranscrit un discours au format papier.
Il manque aussi des points là où il faut, ainsi que des points d'interrogation. Je ne relève que très rarement ce genre de détails, mais ici, c'est tellement flagrant que je ne peux passer outre.
J'ai aussi constaté des inégalités entre narration, descriptions et dialogues. Si la narration est plutôt pauvre, les descriptions sont réduites au strict minimum. Quand aux dialogues, ils sont si nombreux qu'on n'a qu'une envie : entre dans le bouquin pour dire aux personnages de fermer leur bouche et de se bouger les fesses pour faire avancer l'histoire !
Si l'histoire est peu intéressante à suivre, les personnages le sont tout autant.
A commencer par Thomas, le héros, qui déjà est peu mis en avant, mais se révèle assez fade.
Sam, son meilleur ami flic est par contre plus intéressant. Il souffre énormément de part sa situation amoureuse, mais s'implique vraiment dans la vie de l'acteur, en tant que véritable pilier. C'est incontestablement le personnage qui j'ai préféré suivre. J'ai d'ailleurs trouvé étonnant qu'on suivait davantage Sam, perso secondaire que Thomas, personnage principal. Mais vu comment ce dernier est inintéressant au possible, ce n'est pas plus mal...
Je ne retiens rien de spécial concernant les autres persos puisqu'ils ne m'ont pas du tout marquée. De plus, vu comment ils débarquent dans l'histoire, c'est assez peu crédible...
Le style est assez simple, mais comme je l'ai écrit plus haut, la ponctuation est désastreuse et souffre de gros déséquilibres entre narration, descriptions et dialogues. Et cela rend tout extrêmement confus.
L'Ecorce d'Or est une très grosse déception. Tout est mal amené, ce qui est d'autant plus dommageable que le produit fini semblait pas mal.
samedi 25 novembre 2017
Le musée des monstres, tome 1 : La tête hurlante
HISTOIRE
Pippa, Sam, Max et Thomas sont quatre adolescents qui vivent dans un endroit un peu particulier : le musée des monstres. Là, ils font la démonstration de leurs incroyables facultés.
Mais ils vont rapidement se retrouver mêlés à une histoire de meurtres...
CRITIQUE
Si la couverture est attrayante, j'avoue ne pas avoir été plus séduite que ça. Je l'ai emprunté, en me disant qu'au pire, s'il ne me plaisait pas, je n'aurais rien perdu financièrement.
Et ce fut bien plus qu'une découverte : c'est une véritable pépite !
On suit quatre adolescents, qui possèdent chacun des capacités très spéciales. Ainsi, Pippa est mentaliste ; Sam possède une force surhumaine ; Thomas possède une colonne vertébrale en caoutchouc ; et Max est une redoutable lanceuse de couteaux, qui ne rate jamais sa cible.
Ils vivent dans un musée très bizarre où ils vont rapidement être mêlés à une affaire de meurtres.
Le contexte posé est déjà en soi bizarre ; on est dans un musée de "monstres", mais je dirais plutôt un cabinet de curiosités. Cela me rappelle les cabinets de l'époque où l'on présentait des objets "étranges" pour le plaisir des yeux. Ici, c'est pareil ; on présente des objets et des personnages dotés de curieuses aptitudes pour épater la galerie.
J'ai beaucoup aimé cette ambiance assez mystérieuse, assez étrange... mais aussi assez sombre.
Car très vite, le récit part dans le policier, avec plusieurs meurtres et une enquête menée par nos quatre adolescents.
Là encore, j'ai adoré ce point de l'histoire ; c'est mené tambour battant, sans temps mort. J'étais tellement à fond dedans que j'ai dévoré ce roman de 350 pages en un après-midi ! Ma curiosité était piquée, je voulais absolument connaître le coupable et savoir ce qui allait se passer !
Et vu les révélations fracassantes que le final nous réserve, je suis plus que jamais impatiente de lire le tome 2 ! En espérant qu'il nous apporte encore d'autres révélations car, dans ce premier volet, beaucoup e questions restent sans réponses.
L'ensemble est superbement bien mené ; l'enquête d'un côté et le musée de l'autre, juxtaposés. Mais surtout, le travail de Benjamin Lacombe sur les illustrations est magnifique. J'adore le travail de ce type, il possède un coup de crayon incroyable ! Et là encore, il s'en sert pour nous offrir de belles images qui apportent un petit plus au récit ! Du coup, ça fait un mélange entre Tim Burton et Lemony Snicket, je trouve (mélange qui m'avait déjà effleuré l'esprit avec la couverture et le résumé).
Certains reprocheront que les quatre adolescents parviennent à résoudre l'enquête, au détriment des adultes, mais chez moi, ça passe ; déjà leurs facultés vont énormément leur servir, mais c'est surtout leur personnalité qui priment. J'ai eu l'impression d'avoir à faire avec de jeunes adultes et pas vraiment des ados, tant ils possèdent une maturité incroyable.
Parmi les quatre, mon chouchou est Sam. Il possède une force herculéenne et peut soulever n'importe quel objet, défoncer toutes les portes... Bref, elle ne possède aucune limite.
Mais cette capacité montre rapidement ses défauts. Et c'est d'ailleurs ce qui transparaît le plus chez Sam. Il me rappelle énormément Elsa dans La Reine des Neiges. Comme elle, le jeune garçon a du mal à accepter, mais surtout à maîtriser cette incroyable force. Il doit sans cesse faire attention aux objets qu'il touche et évite un maximum les contacts physiques, sous peine de blesser des personnes.
Bref, Sam rêve d'être normal et vit retranché du monde.
Petit à petit, à mesure qu'on avance dans l'histoire, il s'ouvre aux autres et va même éprouver un attachement particulier pour Max. Au final, le solitaire du groupe va accepter sa force et se rendre compte qu'elle peut aussi être bénéfique. Exactement comme Elsa à la fin du film où elle maîtrise et s'accepte enfin comme elle est !
Pippa est la deuxième que je préfère dans le quatuor. Mentaliste, elle a aussi le plus grand mal à maîtriser son don. Elle peut se montrer assez distante, mais je l'ai trouvée tout aussi attachante que Sam.
J'ai eu plus de mal avec Thomas et Max. Si pour le premier, son intelligence lui permet de sortir du lot, pour Max, c'est encore loin d'être gagné. Elle a un sacré caractère, n'hésite jamais à balancer une bonne réplique et se montre très sarcastique. J'espère qu'elle va s'adoucir un peu dans le deuxième tome.
Ajoutons à ceux-là des personnages secondaires qui ont chacun leur petit charme : de Betty, la femme-barbe, en passant par le directeur du musée ou encore Phoebe et Hugo, deux membres du musée qui ont bien des choses à cacher...
Les deux auteurs ont réussi à écrire un superbe texte, le tout avec une plume certes simple, mais addictive. Même si je trouve que ça reste très sombre pour un roman jeunesse. Il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment !
Ce premier tome est (presque) une réussite : une histoire palpitante, des personnages attachants (enfin pas tous) et travaillés, le tout servi par une plume à quatre mains très appréciable. Je regrette juste l'étiquette "jeunesse" collée à ce roman assez sombre et une Max assez caractérielle.
Mais il reste une très belle pépite que je vous invite à lire sans tarder !
Pippa, Sam, Max et Thomas sont quatre adolescents qui vivent dans un endroit un peu particulier : le musée des monstres. Là, ils font la démonstration de leurs incroyables facultés.
Mais ils vont rapidement se retrouver mêlés à une histoire de meurtres...
CRITIQUE
Si la couverture est attrayante, j'avoue ne pas avoir été plus séduite que ça. Je l'ai emprunté, en me disant qu'au pire, s'il ne me plaisait pas, je n'aurais rien perdu financièrement.
Et ce fut bien plus qu'une découverte : c'est une véritable pépite !
On suit quatre adolescents, qui possèdent chacun des capacités très spéciales. Ainsi, Pippa est mentaliste ; Sam possède une force surhumaine ; Thomas possède une colonne vertébrale en caoutchouc ; et Max est une redoutable lanceuse de couteaux, qui ne rate jamais sa cible.
Ils vivent dans un musée très bizarre où ils vont rapidement être mêlés à une affaire de meurtres.
Le contexte posé est déjà en soi bizarre ; on est dans un musée de "monstres", mais je dirais plutôt un cabinet de curiosités. Cela me rappelle les cabinets de l'époque où l'on présentait des objets "étranges" pour le plaisir des yeux. Ici, c'est pareil ; on présente des objets et des personnages dotés de curieuses aptitudes pour épater la galerie.
J'ai beaucoup aimé cette ambiance assez mystérieuse, assez étrange... mais aussi assez sombre.
Car très vite, le récit part dans le policier, avec plusieurs meurtres et une enquête menée par nos quatre adolescents.
Là encore, j'ai adoré ce point de l'histoire ; c'est mené tambour battant, sans temps mort. J'étais tellement à fond dedans que j'ai dévoré ce roman de 350 pages en un après-midi ! Ma curiosité était piquée, je voulais absolument connaître le coupable et savoir ce qui allait se passer !
Et vu les révélations fracassantes que le final nous réserve, je suis plus que jamais impatiente de lire le tome 2 ! En espérant qu'il nous apporte encore d'autres révélations car, dans ce premier volet, beaucoup e questions restent sans réponses.
L'ensemble est superbement bien mené ; l'enquête d'un côté et le musée de l'autre, juxtaposés. Mais surtout, le travail de Benjamin Lacombe sur les illustrations est magnifique. J'adore le travail de ce type, il possède un coup de crayon incroyable ! Et là encore, il s'en sert pour nous offrir de belles images qui apportent un petit plus au récit ! Du coup, ça fait un mélange entre Tim Burton et Lemony Snicket, je trouve (mélange qui m'avait déjà effleuré l'esprit avec la couverture et le résumé).
Certains reprocheront que les quatre adolescents parviennent à résoudre l'enquête, au détriment des adultes, mais chez moi, ça passe ; déjà leurs facultés vont énormément leur servir, mais c'est surtout leur personnalité qui priment. J'ai eu l'impression d'avoir à faire avec de jeunes adultes et pas vraiment des ados, tant ils possèdent une maturité incroyable.
Parmi les quatre, mon chouchou est Sam. Il possède une force herculéenne et peut soulever n'importe quel objet, défoncer toutes les portes... Bref, elle ne possède aucune limite.
Mais cette capacité montre rapidement ses défauts. Et c'est d'ailleurs ce qui transparaît le plus chez Sam. Il me rappelle énormément Elsa dans La Reine des Neiges. Comme elle, le jeune garçon a du mal à accepter, mais surtout à maîtriser cette incroyable force. Il doit sans cesse faire attention aux objets qu'il touche et évite un maximum les contacts physiques, sous peine de blesser des personnes.
Bref, Sam rêve d'être normal et vit retranché du monde.
Petit à petit, à mesure qu'on avance dans l'histoire, il s'ouvre aux autres et va même éprouver un attachement particulier pour Max. Au final, le solitaire du groupe va accepter sa force et se rendre compte qu'elle peut aussi être bénéfique. Exactement comme Elsa à la fin du film où elle maîtrise et s'accepte enfin comme elle est !
Pippa est la deuxième que je préfère dans le quatuor. Mentaliste, elle a aussi le plus grand mal à maîtriser son don. Elle peut se montrer assez distante, mais je l'ai trouvée tout aussi attachante que Sam.
J'ai eu plus de mal avec Thomas et Max. Si pour le premier, son intelligence lui permet de sortir du lot, pour Max, c'est encore loin d'être gagné. Elle a un sacré caractère, n'hésite jamais à balancer une bonne réplique et se montre très sarcastique. J'espère qu'elle va s'adoucir un peu dans le deuxième tome.
Ajoutons à ceux-là des personnages secondaires qui ont chacun leur petit charme : de Betty, la femme-barbe, en passant par le directeur du musée ou encore Phoebe et Hugo, deux membres du musée qui ont bien des choses à cacher...
Les deux auteurs ont réussi à écrire un superbe texte, le tout avec une plume certes simple, mais addictive. Même si je trouve que ça reste très sombre pour un roman jeunesse. Il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment !
Ce premier tome est (presque) une réussite : une histoire palpitante, des personnages attachants (enfin pas tous) et travaillés, le tout servi par une plume à quatre mains très appréciable. Je regrette juste l'étiquette "jeunesse" collée à ce roman assez sombre et une Max assez caractérielle.
Mais il reste une très belle pépite que je vous invite à lire sans tarder !
Inscription à :
Articles (Atom)





