HISTOIRE
Franck Sharko n'a pas le temps de panser ses blessures : il doit faire face à une enquête particulièrement difficile. En effet, une femme a été retrouvée nue, entièrement rasée, dans une église.
Pour le commissaire, c'est un voyage dans la psyché du tueur mais aussi dans la sienne qui commence...
CRITIQUE
De Franck Thilliez, je n'avais lu que La forêt des ombres que j'avais énormément apprécié. Et après Deuils de miel, mon intérêt pour l'auteur se confirme, tant j'ai passé un excellent moment !
Avant de donner mon avis, il faut savoir que ce récit se passe après Train d'enfer pour Ange Rouge. N'ayant pas lu ce titre, je me suis fait méchamment spoiler l'intrigue et surtout le final !
Donc, petit conseil : lisez d'abord Train d'enfer pour Ange Rouge avant d'entamer celui-ci.
Franck Sharko traverse une passe très difficile. Mais il n'a pas le temps de s'apitoyer sur lui-même car le corps d'une femme est retrouvé dans une église. Cette découverte est le point de départ d'une enquête qui va le mener dans l'horreur de la psyché humaine, mais aussi dans la sienne.
Ce que j'ai adoré dans ce récit, c'est l'enquête policière, menée tambour battant. On ne s'ennuie pas une seconde ; l'auteur enchaîne les rebondissements et offre même quelques scènes mémorables.
Cela lui permet d'ailleurs de présenter un univers assez méconnu, bien qu'on les croise souvent dans notre quotidien : celui des insectes et des araignées.
Ces derniers occupent une place prépondérante dans le récit, étant même les pièces maîtresses de toute l'intrigue. M. Thilliez en profite du coup pour nous donner quelques informations concernant ces bestioles ; et le moins que l'on puisse dire, c'est que j'ai été très surprise ! Je ne m'attendais pas à autant de variétés, avec cette plongée au cœur de la noirceur des insectes et des araignées...
Certaines scènes m'ont vraiment mise mal à l'aise. Si vous êtes arachnophobe, je vous conseille de ne pas trop lire ce livre la nuit : y a un moment assez glauque avec ces bêtes qui m'a vraiment fait frissonner. Je ne voulais pas du tout être à la place de Sharko à ce moment-là du récit !
Le final m'a beaucoup surprise, je ne m'y attendais pas du tout ! C'est plutôt du côté de la vie intime de Sharko que le bât blesse.
Certes, il a vécu des moments très difficiles, mais vu la façon dont l'auteur traite sa psychologie, je n'étais pas surprise du dénouement. Mais les dernières pages apportent un beau message d'espoir, un détail non négligeable dans notre époque assez sombre.
Mais justement, je trouve Sharko assez intéressant car on le sent d'autant plus torturé qu'il s'agit de notre narrateur. Il doit jongler entre l'enquête et son quotidien bouleversé par l'arrivée d'une petite fille qui semble cacher bien des choses.
J'ai beaucoup aimé aussi la façon dont il essaie de s'auto-gérer et de gérer ses relations avec ses collègues. J'ai même eu par moment l'impression de m'y retrouver totalement, tant j'aurais réagi pratiquement pareil si j'étais dans la même situation que notre commissaire.
Etant donné que c'est Sharko qu'on suit, difficile de suivre les autres personnages, tant notre héros veut arranger les choses à sa manière et parler beaucoup de ses problèmes. Mais j'ai bien aimé son unique collègue féminine (dont j'ai oublié le nom). Elle aussi se sent minée par cette affaire, même si l'impact est moindre que chez Franck, puisqu'on ne suit pas ses pensées.
La plume est fluide, sans fioritures. On va droit à l'essentiel, autre point que j'ai aimé dans ce livre. C'est addictif et immersif ; je me suis sans souci imaginé les scènes dans ma tête. Et vu les descriptions par rapport aux insectes et autres bestioles, on sent que l'auteur a fait pas mal de recherches et veut nous informer, sans jamais tomber dans le piège du "trop d'explications qui feraient encyclopédie".
Deuils de miel, malgré ses méchants spoils et son dénouement à moitié surprenant, est un thriller d'excellente facture qui me donne plus que jamais envie de découvrir d'autres ouvrages de Franck Thilliez !
« Il y a certainement plus de richesse en un seul livre que dans tout le butin rapporté par les pirates de l'Île au Trésor. » Walt Disney
mercredi 29 novembre 2017
lundi 27 novembre 2017
L’Écorce d'Or
HISTOIREThomas Robin, un acteur populaire, revient dans sa ville natale après des mois d'absence. Là, il va découvrir que ses relations amicales et amoureuses ne sont plus ce qu'elles étaient. De plus, de curieux phénomènes vont le pousser à vivre une aventure qui va le transformer.
CRITIQUE
J'ai acheté ce livre en brocante par hasard car le résumé me tentait bien.
Heureusement qu'ils existent, cela permet au moins un investissement moindre dans les livres, mais on se dit qu'on n'aura pas investi tout notre argent pour un mauvais livre !
Il faut savoir que L’Écorce d'Or est un livre auto-édité. C'est toujours délicat de traiter d'un tel bouquin, sans vouloir attirer les foudres de l'auteur.
Mais ce roman accumule tellement les défauts qu'il m'est difficile d'en parler en bien.
Déjà, le pitch de base peut sembler intéressant : un acteur célèbre revient dans sa ville natale et est victime de phénomènes étranges. Cela va le pousser à vivre une aventure qui va changer sa vie.
Le souci, c'est que le récit est très mal mené.
Déjà l'un des éléments fantastiques arrive comme un cheveu sur la soupe, ce qui fait qu'on n'y croit pas trop (je ne peux en dire plus sous peine de spoiler). Ensuite, les autres aspects fantastiques sont mal amenés ; non pas qu'on n'y croit pas, mais on a du mal à comprendre ce qui se passe.
Et les explications finales sont fournies par les personnages, certes, mais ils nous offrent leur propre vision de l'affaire. Ils nous racontent donc ce qu'ils croient avoir compris, ce qui ajoute davantage de confusion dans l'ensemble. Et la désagréable impression de ne pas avoir toutes les cartes en main à l'arrivée.
Tout le récit est décousu également : certaines révélations sont amenées de manière très brutales, ce qui apporte un effet comique qui n'est pas voulu du tout (enfin, la façon dont c'est amené m'a fait plus rire que de la peine).
Autre souci : certaines situations sont peu crédibles, je trouve. Par exemple, l'arrivée de Nora ; sa façon de la présenter et de débarquer dans la vie de Thomas... Mais WTF ?!
Pareil pour la façon dont Thomas résout l'énigme concernant son tatouage. C'est un peu trop facile et trop vite réglé.
Mais ce n'est pas le pire.
En fait, je me sentais si peu concernée par ce que les protagonistes vivaient que j'ai lu ce roman d'une traite, certes, mais sans m'investir dans leurs aventures. Je ne m'ennuyais pas non plus, mais c'était pas l'extase.
Autre gros défaut : la ponctuation. Les "..." pullulent dans ce livre. Autant on peut les utiliser pour exprimer une réflexion ou un silence, mais trop en abuser et cela rend le texte assez étrange... Cela m'a donnée l'impression que l'auteure a retranscrit un discours au format papier.
Il manque aussi des points là où il faut, ainsi que des points d'interrogation. Je ne relève que très rarement ce genre de détails, mais ici, c'est tellement flagrant que je ne peux passer outre.
J'ai aussi constaté des inégalités entre narration, descriptions et dialogues. Si la narration est plutôt pauvre, les descriptions sont réduites au strict minimum. Quand aux dialogues, ils sont si nombreux qu'on n'a qu'une envie : entre dans le bouquin pour dire aux personnages de fermer leur bouche et de se bouger les fesses pour faire avancer l'histoire !
Si l'histoire est peu intéressante à suivre, les personnages le sont tout autant.
A commencer par Thomas, le héros, qui déjà est peu mis en avant, mais se révèle assez fade.
Sam, son meilleur ami flic est par contre plus intéressant. Il souffre énormément de part sa situation amoureuse, mais s'implique vraiment dans la vie de l'acteur, en tant que véritable pilier. C'est incontestablement le personnage qui j'ai préféré suivre. J'ai d'ailleurs trouvé étonnant qu'on suivait davantage Sam, perso secondaire que Thomas, personnage principal. Mais vu comment ce dernier est inintéressant au possible, ce n'est pas plus mal...
Je ne retiens rien de spécial concernant les autres persos puisqu'ils ne m'ont pas du tout marquée. De plus, vu comment ils débarquent dans l'histoire, c'est assez peu crédible...
Le style est assez simple, mais comme je l'ai écrit plus haut, la ponctuation est désastreuse et souffre de gros déséquilibres entre narration, descriptions et dialogues. Et cela rend tout extrêmement confus.
L'Ecorce d'Or est une très grosse déception. Tout est mal amené, ce qui est d'autant plus dommageable que le produit fini semblait pas mal.
samedi 25 novembre 2017
Le musée des monstres, tome 1 : La tête hurlante
HISTOIRE
Pippa, Sam, Max et Thomas sont quatre adolescents qui vivent dans un endroit un peu particulier : le musée des monstres. Là, ils font la démonstration de leurs incroyables facultés.
Mais ils vont rapidement se retrouver mêlés à une histoire de meurtres...
CRITIQUE
Si la couverture est attrayante, j'avoue ne pas avoir été plus séduite que ça. Je l'ai emprunté, en me disant qu'au pire, s'il ne me plaisait pas, je n'aurais rien perdu financièrement.
Et ce fut bien plus qu'une découverte : c'est une véritable pépite !
On suit quatre adolescents, qui possèdent chacun des capacités très spéciales. Ainsi, Pippa est mentaliste ; Sam possède une force surhumaine ; Thomas possède une colonne vertébrale en caoutchouc ; et Max est une redoutable lanceuse de couteaux, qui ne rate jamais sa cible.
Ils vivent dans un musée très bizarre où ils vont rapidement être mêlés à une affaire de meurtres.
Le contexte posé est déjà en soi bizarre ; on est dans un musée de "monstres", mais je dirais plutôt un cabinet de curiosités. Cela me rappelle les cabinets de l'époque où l'on présentait des objets "étranges" pour le plaisir des yeux. Ici, c'est pareil ; on présente des objets et des personnages dotés de curieuses aptitudes pour épater la galerie.
J'ai beaucoup aimé cette ambiance assez mystérieuse, assez étrange... mais aussi assez sombre.
Car très vite, le récit part dans le policier, avec plusieurs meurtres et une enquête menée par nos quatre adolescents.
Là encore, j'ai adoré ce point de l'histoire ; c'est mené tambour battant, sans temps mort. J'étais tellement à fond dedans que j'ai dévoré ce roman de 350 pages en un après-midi ! Ma curiosité était piquée, je voulais absolument connaître le coupable et savoir ce qui allait se passer !
Et vu les révélations fracassantes que le final nous réserve, je suis plus que jamais impatiente de lire le tome 2 ! En espérant qu'il nous apporte encore d'autres révélations car, dans ce premier volet, beaucoup e questions restent sans réponses.
L'ensemble est superbement bien mené ; l'enquête d'un côté et le musée de l'autre, juxtaposés. Mais surtout, le travail de Benjamin Lacombe sur les illustrations est magnifique. J'adore le travail de ce type, il possède un coup de crayon incroyable ! Et là encore, il s'en sert pour nous offrir de belles images qui apportent un petit plus au récit ! Du coup, ça fait un mélange entre Tim Burton et Lemony Snicket, je trouve (mélange qui m'avait déjà effleuré l'esprit avec la couverture et le résumé).
Certains reprocheront que les quatre adolescents parviennent à résoudre l'enquête, au détriment des adultes, mais chez moi, ça passe ; déjà leurs facultés vont énormément leur servir, mais c'est surtout leur personnalité qui priment. J'ai eu l'impression d'avoir à faire avec de jeunes adultes et pas vraiment des ados, tant ils possèdent une maturité incroyable.
Parmi les quatre, mon chouchou est Sam. Il possède une force herculéenne et peut soulever n'importe quel objet, défoncer toutes les portes... Bref, elle ne possède aucune limite.
Mais cette capacité montre rapidement ses défauts. Et c'est d'ailleurs ce qui transparaît le plus chez Sam. Il me rappelle énormément Elsa dans La Reine des Neiges. Comme elle, le jeune garçon a du mal à accepter, mais surtout à maîtriser cette incroyable force. Il doit sans cesse faire attention aux objets qu'il touche et évite un maximum les contacts physiques, sous peine de blesser des personnes.
Bref, Sam rêve d'être normal et vit retranché du monde.
Petit à petit, à mesure qu'on avance dans l'histoire, il s'ouvre aux autres et va même éprouver un attachement particulier pour Max. Au final, le solitaire du groupe va accepter sa force et se rendre compte qu'elle peut aussi être bénéfique. Exactement comme Elsa à la fin du film où elle maîtrise et s'accepte enfin comme elle est !
Pippa est la deuxième que je préfère dans le quatuor. Mentaliste, elle a aussi le plus grand mal à maîtriser son don. Elle peut se montrer assez distante, mais je l'ai trouvée tout aussi attachante que Sam.
J'ai eu plus de mal avec Thomas et Max. Si pour le premier, son intelligence lui permet de sortir du lot, pour Max, c'est encore loin d'être gagné. Elle a un sacré caractère, n'hésite jamais à balancer une bonne réplique et se montre très sarcastique. J'espère qu'elle va s'adoucir un peu dans le deuxième tome.
Ajoutons à ceux-là des personnages secondaires qui ont chacun leur petit charme : de Betty, la femme-barbe, en passant par le directeur du musée ou encore Phoebe et Hugo, deux membres du musée qui ont bien des choses à cacher...
Les deux auteurs ont réussi à écrire un superbe texte, le tout avec une plume certes simple, mais addictive. Même si je trouve que ça reste très sombre pour un roman jeunesse. Il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment !
Ce premier tome est (presque) une réussite : une histoire palpitante, des personnages attachants (enfin pas tous) et travaillés, le tout servi par une plume à quatre mains très appréciable. Je regrette juste l'étiquette "jeunesse" collée à ce roman assez sombre et une Max assez caractérielle.
Mais il reste une très belle pépite que je vous invite à lire sans tarder !
Pippa, Sam, Max et Thomas sont quatre adolescents qui vivent dans un endroit un peu particulier : le musée des monstres. Là, ils font la démonstration de leurs incroyables facultés.
Mais ils vont rapidement se retrouver mêlés à une histoire de meurtres...
CRITIQUE
Si la couverture est attrayante, j'avoue ne pas avoir été plus séduite que ça. Je l'ai emprunté, en me disant qu'au pire, s'il ne me plaisait pas, je n'aurais rien perdu financièrement.
Et ce fut bien plus qu'une découverte : c'est une véritable pépite !
On suit quatre adolescents, qui possèdent chacun des capacités très spéciales. Ainsi, Pippa est mentaliste ; Sam possède une force surhumaine ; Thomas possède une colonne vertébrale en caoutchouc ; et Max est une redoutable lanceuse de couteaux, qui ne rate jamais sa cible.
Ils vivent dans un musée très bizarre où ils vont rapidement être mêlés à une affaire de meurtres.
Le contexte posé est déjà en soi bizarre ; on est dans un musée de "monstres", mais je dirais plutôt un cabinet de curiosités. Cela me rappelle les cabinets de l'époque où l'on présentait des objets "étranges" pour le plaisir des yeux. Ici, c'est pareil ; on présente des objets et des personnages dotés de curieuses aptitudes pour épater la galerie.
J'ai beaucoup aimé cette ambiance assez mystérieuse, assez étrange... mais aussi assez sombre.
Car très vite, le récit part dans le policier, avec plusieurs meurtres et une enquête menée par nos quatre adolescents.
Là encore, j'ai adoré ce point de l'histoire ; c'est mené tambour battant, sans temps mort. J'étais tellement à fond dedans que j'ai dévoré ce roman de 350 pages en un après-midi ! Ma curiosité était piquée, je voulais absolument connaître le coupable et savoir ce qui allait se passer !
Et vu les révélations fracassantes que le final nous réserve, je suis plus que jamais impatiente de lire le tome 2 ! En espérant qu'il nous apporte encore d'autres révélations car, dans ce premier volet, beaucoup e questions restent sans réponses.
L'ensemble est superbement bien mené ; l'enquête d'un côté et le musée de l'autre, juxtaposés. Mais surtout, le travail de Benjamin Lacombe sur les illustrations est magnifique. J'adore le travail de ce type, il possède un coup de crayon incroyable ! Et là encore, il s'en sert pour nous offrir de belles images qui apportent un petit plus au récit ! Du coup, ça fait un mélange entre Tim Burton et Lemony Snicket, je trouve (mélange qui m'avait déjà effleuré l'esprit avec la couverture et le résumé).
Certains reprocheront que les quatre adolescents parviennent à résoudre l'enquête, au détriment des adultes, mais chez moi, ça passe ; déjà leurs facultés vont énormément leur servir, mais c'est surtout leur personnalité qui priment. J'ai eu l'impression d'avoir à faire avec de jeunes adultes et pas vraiment des ados, tant ils possèdent une maturité incroyable.
Parmi les quatre, mon chouchou est Sam. Il possède une force herculéenne et peut soulever n'importe quel objet, défoncer toutes les portes... Bref, elle ne possède aucune limite.
Mais cette capacité montre rapidement ses défauts. Et c'est d'ailleurs ce qui transparaît le plus chez Sam. Il me rappelle énormément Elsa dans La Reine des Neiges. Comme elle, le jeune garçon a du mal à accepter, mais surtout à maîtriser cette incroyable force. Il doit sans cesse faire attention aux objets qu'il touche et évite un maximum les contacts physiques, sous peine de blesser des personnes.
Bref, Sam rêve d'être normal et vit retranché du monde.
Petit à petit, à mesure qu'on avance dans l'histoire, il s'ouvre aux autres et va même éprouver un attachement particulier pour Max. Au final, le solitaire du groupe va accepter sa force et se rendre compte qu'elle peut aussi être bénéfique. Exactement comme Elsa à la fin du film où elle maîtrise et s'accepte enfin comme elle est !
Pippa est la deuxième que je préfère dans le quatuor. Mentaliste, elle a aussi le plus grand mal à maîtriser son don. Elle peut se montrer assez distante, mais je l'ai trouvée tout aussi attachante que Sam.
J'ai eu plus de mal avec Thomas et Max. Si pour le premier, son intelligence lui permet de sortir du lot, pour Max, c'est encore loin d'être gagné. Elle a un sacré caractère, n'hésite jamais à balancer une bonne réplique et se montre très sarcastique. J'espère qu'elle va s'adoucir un peu dans le deuxième tome.
Ajoutons à ceux-là des personnages secondaires qui ont chacun leur petit charme : de Betty, la femme-barbe, en passant par le directeur du musée ou encore Phoebe et Hugo, deux membres du musée qui ont bien des choses à cacher...
Les deux auteurs ont réussi à écrire un superbe texte, le tout avec une plume certes simple, mais addictive. Même si je trouve que ça reste très sombre pour un roman jeunesse. Il n'en reste pas moins que j'ai passé un excellent moment !
Ce premier tome est (presque) une réussite : une histoire palpitante, des personnages attachants (enfin pas tous) et travaillés, le tout servi par une plume à quatre mains très appréciable. Je regrette juste l'étiquette "jeunesse" collée à ce roman assez sombre et une Max assez caractérielle.
Mais il reste une très belle pépite que je vous invite à lire sans tarder !
mercredi 22 novembre 2017
La trilogie Arkandias, tome 1 : Le grimoire d'Arkandias
HISTOIREThéophile a 12 ans. Lecteur assidu, il fréquente la bibliothèque une fois par semaine.
Lors de ses visites, il tombe sur un curieux ouvrage : Manuel pratique de magie rouge. Et parmi les pages, il tombe sur la recette de la bague d''invisibilité !
Ni une ni deux, avec l'aide de son ami Bonaventure, il décide de la confectionner...
CRITIQUE
Cela fait très longtemps que je voulais lire cette trilogie, avant même que mes pannes de lectures prennent le pas. C'est chose faite désormais et je vais poursuivre car ce fut une lecture qui m'a surprise et dans le bon sens (heureusement) !
On suit deux adolescents, Théophile et Bonaventure, qui se lancent dans une aventure dingue : confectionner une bague d'invisibilité ! Mais les ingrédients nécessaires pour la créer sont très spécifiques et ne se trouvent pas n'importe où. Leur tâche s'annonce d'autant plus compliquée qu'un mystérieux individu les suit à la trace...
Je craignais un récit trop enfantin avec ce premier tome. Mais pas du tout ! Non seulement j'ai pris plaisir à suivre les aventures de ces deux garçons, mais vu comment l'auteur amène les choses, j'ai trouvé que l'ensemble n'était pas si enfantin que ça !
On passe la majeure partie du récit à la recherche des ingrédients pour fabriquer la bague d'invisibilité, mais on se pose aussi beaucoup de questions sur ce fameux livre rouge et ses étranges "recettes" ainsi que sur Agénor Arkandias. S'il se dévoile à la toute fin du récit, on sent quand même que l'auteur n'a pas tout révélé sur lui et nous réserve sûrement quelques surprises dans les tomes suivants.
Si j'ai trouvé quelques facilités dans le scénario, j'ai été prise dedans, désireuse de savoir si les garçons atteindraient leur objectif. Et le côté fantastique est amené d'une façon qui m'a totalement surprise ; je ne m'attendais pas à un tel traitement ! Du coup, je me demande si on aura un complément d'informations parce que je suis très curieuse d'en apprendre davantage sur cet aspect de l'univers d'Arkandias !
L'ensemble est très intéressant à suivre, d'autant plus que l'auteur fait en sorte que le tout soit très vivant : je visualisais sans souci les scènes grâce aux descriptions. Ni trop longues, ni trop courtes, elles ont aussi le mérite de proposer un vocabulaire riche, fait assez rare pour un livre destiné à la jeunesse.
Les personnages sont attachants, mais ce que j'ai surtout aimé, c'est que notre duo d'ados a de la suite dans les idées ! Dès qu'il s'agit de récupérer un ingrédient ou de raconter des bobards, Théophile et Bonaventure ont de l'imagination à revendre ! En même temps, je les ai trouvés attachants, assez naïfs dans leur découverte de la magie rouge... ce qui va provoquer bien des remous et des complications !
Concernant Agénor Arkandias, à ce stade, je ne sais pas quoi penser. J'espère être davantage fixée dans les tomes 2 et 3 pour me forger un avis définitif.
Comme écrit plus haut, le vocabulaire est assez recherché, ce qui est à la fois surprenant et agréable. Surprenant parce que je ne m'y attendais pas et agréable car, pour un roman jeunesse, cela permet d'élargir son vocabulaire et de découvrir de nouveaux mots. Ça a été totalement le cas pour ma part ! Et Eric Boisset mène son récit tambour battant, ce qui fait qu'on ne s'ennuie jamais !
Ce premier tome est une belle surprise ; les personnages sont attachants et très futés, le côté fantastique est bien amené et d'une manière spéciale, sans compter la plume de l'auteur à la fois vivante et riche !
lundi 20 novembre 2017
Le château des Carpathes
HISTOIRE
Le château des Carpathes... Un lieu qui fait frémir les habitants du village de Werst, d'autant plus que de la fumée a été aperçue récemment dans les ruines.
Le comte de Télek, de passage au village, est bien décidé à percer ce mystère. Après tout, il n'a plus grand chose à perdre.
CRITIQUE
Je n'ai lu qu'un livre de Jules Verne : Le tour du monde en 80 jours. Etant une lecture imposée par l'école, j'avais moyennement apprécié. Je l'ai relu une deuxième fois, mais là encore, ça ne m'avait pas fait rêver.
Du coup, j'ai voulu me lancer dans l'un de ses plus courts ouvrages, à savoir Le château des Carpathes. Et qu'est-ce que j'en pense ? Je vous le dis tout de suite.
On se retrouve en pleine Transylvanie, dans un petit village où les superstitions et les peurs ont la vie dure. La preuve : de la fumée sort des ruines du château des Carpathes. La nouvelle se répand très vite et va titiller la curiosité de plusieurs personnages. Dont le compte de Télek, déterminé à s'y rendre, d'autant plus que ce lieu n'est pas sans lien avec son passé...
Le début a été laborieux. Il est vrai que c'est un classique et que le langage utilisé est peu courant à l'heure actuelle. L'auteur prend vraiment le temps de poser le cadre et les personnages. Du coup, j'ai galéré à lire les cinquante premières pages.
Et puis, le déclic s'est fait et le reste de ma lecture s'est déroulé sans accroc. Je me suis habituée à la plume de Jules Verne et je me suis prise au jeu. Car je voulais aussi découvrir le mystère entourant le château des Carpathes.
L'histoire en elle-même est plutôt agréable à suivre ; la fin m'a d'ailleurs surprise car je trouve que l'auteur a un esprit vraiment novateur pour l'époque... alors qu'à la nôtre, ce genre de pratiques est monnaie courante.
Ce que j'ai apprécié, c'est qu'il prend le temps de planter le décor (même si c'est ce point qui m'a rebutée au début), ainsi que le passé de certains personnages. Le mystère s'épaissit donc jusqu'à aux dernières pages, qui apportent les réponses aux questions que l'on se pose à mesure qu'on avance dans le récit.
La touche fantastique arrive doucement d'abord, puis de façon plus spectaculaire. Et c'est là tout le charme de ce court roman (168 pages), ce qui fait que j'ai apprécié ce livre, malgré un début difficile.
Je n'ai pas eu de véritables atomes crochus avec les personnages, malgré leur passé développé pour certains d'entre eux (du moins deux). La brièveté du texte y est pour beaucoup, mais j'ai eu du mal avec eux car je trouvais que les traits de caractères n'étaient pas très mis en avant. C'est dommage car ils avaient beaucoup de potentiel.
C'est superbement bien écrit, avec un vocabulaire bien ancré dans l'époque, ce qui est déroutant durant les premières pages. Et finalement, on se laisse aller, on se laisse porter par le conteur qu'est Jules Verne et on embarque dans cette histoire. Au final, j'en suis ressortie très satisfaite !
Le château des Carpathes est un bon récit fantastique, avec une très belle plume et une histoire emplie de mystère. Les gros bémols sont des personnages peu attachants malgré leur background travaillé et un début laborieux.
Le château des Carpathes... Un lieu qui fait frémir les habitants du village de Werst, d'autant plus que de la fumée a été aperçue récemment dans les ruines.
Le comte de Télek, de passage au village, est bien décidé à percer ce mystère. Après tout, il n'a plus grand chose à perdre.
CRITIQUE
Je n'ai lu qu'un livre de Jules Verne : Le tour du monde en 80 jours. Etant une lecture imposée par l'école, j'avais moyennement apprécié. Je l'ai relu une deuxième fois, mais là encore, ça ne m'avait pas fait rêver.
Du coup, j'ai voulu me lancer dans l'un de ses plus courts ouvrages, à savoir Le château des Carpathes. Et qu'est-ce que j'en pense ? Je vous le dis tout de suite.
On se retrouve en pleine Transylvanie, dans un petit village où les superstitions et les peurs ont la vie dure. La preuve : de la fumée sort des ruines du château des Carpathes. La nouvelle se répand très vite et va titiller la curiosité de plusieurs personnages. Dont le compte de Télek, déterminé à s'y rendre, d'autant plus que ce lieu n'est pas sans lien avec son passé...
Le début a été laborieux. Il est vrai que c'est un classique et que le langage utilisé est peu courant à l'heure actuelle. L'auteur prend vraiment le temps de poser le cadre et les personnages. Du coup, j'ai galéré à lire les cinquante premières pages.
Et puis, le déclic s'est fait et le reste de ma lecture s'est déroulé sans accroc. Je me suis habituée à la plume de Jules Verne et je me suis prise au jeu. Car je voulais aussi découvrir le mystère entourant le château des Carpathes.
L'histoire en elle-même est plutôt agréable à suivre ; la fin m'a d'ailleurs surprise car je trouve que l'auteur a un esprit vraiment novateur pour l'époque... alors qu'à la nôtre, ce genre de pratiques est monnaie courante.
Ce que j'ai apprécié, c'est qu'il prend le temps de planter le décor (même si c'est ce point qui m'a rebutée au début), ainsi que le passé de certains personnages. Le mystère s'épaissit donc jusqu'à aux dernières pages, qui apportent les réponses aux questions que l'on se pose à mesure qu'on avance dans le récit.
La touche fantastique arrive doucement d'abord, puis de façon plus spectaculaire. Et c'est là tout le charme de ce court roman (168 pages), ce qui fait que j'ai apprécié ce livre, malgré un début difficile.
Je n'ai pas eu de véritables atomes crochus avec les personnages, malgré leur passé développé pour certains d'entre eux (du moins deux). La brièveté du texte y est pour beaucoup, mais j'ai eu du mal avec eux car je trouvais que les traits de caractères n'étaient pas très mis en avant. C'est dommage car ils avaient beaucoup de potentiel.
C'est superbement bien écrit, avec un vocabulaire bien ancré dans l'époque, ce qui est déroutant durant les premières pages. Et finalement, on se laisse aller, on se laisse porter par le conteur qu'est Jules Verne et on embarque dans cette histoire. Au final, j'en suis ressortie très satisfaite !
Le château des Carpathes est un bon récit fantastique, avec une très belle plume et une histoire emplie de mystère. Les gros bémols sont des personnages peu attachants malgré leur background travaillé et un début laborieux.
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