HISTOIRE
Aurora, dites Rory, arrive dans un pensionnat londonien pour entamer une nouvelle année scolaire.
Mais la ville est en émoi : un tueur reprend les crimes de Jack l’Éventreur, provoquant une vague de terreur sans précédent.
Dans cette ambiance pesante, l'adolescente va découvrir un monde bien différent du sien...
CRITIQUE
Cela fait des années que ce livre traîne dans ma PAL, alors que je l'ai acheté d'occasion. J'ai alors voulu le sortir et c'est là où j'aime les brocantes : le fait de trouver des grands formats à petits prix permet de se sentir moins "floué" parce que payer plus de vingt euros pour un roman aussi mitigé, y a de quoi râler !
Nous sommes à Londres où l'on suit Aurora (Rory pour les intimes) qui entame son année scolaire. Mais des événements extraordinaires vont totalement changer sa vie, la faisant basculer dans un monde qu'elle ne soupçonnait pas...
Le premier point que je reproche à ce récit, c'est son histoire peu accrocheuse. Pourtant, un type qui reproduit les crimes de Jack l’Éventreur, avec une touche de fantastique en plus, y avait de quoi développer.
Et finalement, là où l'enquête promettait une ambiance terrifiante, ce n'est pas ce que j'ai ressenti. On dirait plutôt que les meurtres font office d'"attraction" (principalement touristique). Du coup, même si ce tueur sème la peur dans les rues londoniennes, ce n'est pas l'émotion que je ressens. Au contraire, j'ai l'impression que ce n'est pas suffisamment bien traité pour que le lecteur soit happé dedans.
Comme je n'ai ressenti aucune peur, l'intrigue ne m'a pas attirée des masses. Je lisais, sans me sentir vraiment concernée par ce qui se passait. Déjà, les 100 premières pages servent d'introduction pour présenter les personnages et le contexte. Et comme il ne se passe pas grand chose durant ce laps de temps, je n'ai pas suivi le roman avec intérêt.
Passé ce cap, un événement vient tout chambouler, amenant le bouquin vers le fantastique. Et autant le dire : j'avais déjà capté ce à quoi on avait affaire avant même d'arriver à la moitié du livre...
Sinon, cet aspect est sympa ; on y apprend pas mal de choses, mais on sent que l'auteure ne nous a pas tout révélé.
Par contre, j'ai pas trop aimé la façon de se débarrasser des créatures : c'est trop "kitsch" pour moi. Là, c’est clairement mon côté "chieuse" qui ressort, mais j'ai pas du tout adhéré à cette façon de procéder.
L'action arrive tardivement et tout est expédié finalement assez facilement. Y a pas d'enjeu vraiment colossal ; même la fin clairement ouverte ne m'a fait ni chaud ni froid.
Le côté fantastique est donc sympa, même si très prévisible. En revanche, l'intrigue autour des crimes ne m'a pas plu également... Encore une fois, je n'ai pas été concernée par ce qui se passait ; et quand on découvre la cause de tout ce bazar, je l'ai trouvé risible : tout ça pour ça ?!
Cela me donne la désagréable impression que le nom de Jack l’Éventreur est utilisé à des fins commerciales, uniquement pour appâter le lecteur. Parce que c'est mal traité ; je pensais à la base qu'on allait nous servir le coup du copycat fana de ce tueur en série et que l'auteure irait jusqu'à donner sa petite idée sur l'identité de l’Éventreur. Mais pas du tout !
Encore un point négatif qui m'a frustrée en sortant de cette lecture. Déjà que l'histoire ne m'intéressait pas des masses, mais là, c'est carrément ennuyant !
Je vais avoir du mal à parler des personnages car je me rends compte que je ne me suis attachée à aucun d'entre eux.
Comme pour l'histoire, je suivais leurs pérégrinations, mais je ne me suis pas sentie concernée par ce qui leur arrivait.
Rory est une héroïnes sympa, ni parfaite, ni chiante. Elle est juste... banale. Je ne l'ai pas trouvée exceptionnelle.
Et c'est pareil pour les autres personnages : que ce soit la colocataire, Steven ou encore Boo, je n'ai pas eu d'atomes crochus envers eux.
Si l'auteure arrive à bien restituer une certaine ambiance, son récit est parfois lourd et aurait mérité d'être coupé de plusieurs pages. C'est mon deuxième roman de cette auteure et je n'accroche toujours pas à son style que je trouve banal... comme l'héroïne.
Ennuyeux, c'est le mot qui me vient à l'esprit pour parler de ce premier tome. Pourtant, l'aspect fantastique est sympa et la fin ouverte a de quoi intriguer.
Mais l"intrigue et les personnages sont plats, sans compter le nom de l’Éventreur utilisé à des fins purement commerciales pour attirer le lecteur et le pousser à acheter ce roman.
« Il y a certainement plus de richesse en un seul livre que dans tout le butin rapporté par les pirates de l'Île au Trésor. » Walt Disney
dimanche 16 avril 2017
samedi 15 avril 2017
Anna et le French Kiss
HISTOIRESuite à une décision parentale, Anna doit passer un an en France.
Entre sa scolarité et son apprentissage de la langue de Molière, ses nouvelles amitiés et son amour naissant pour le beau Etienne, cette année risque bien de chambouler sa vie !
CRITIQUE
Anna et le French Kiss n'était pas un titre qui me tentait à la base. Surtout parce que c'est une romance et que ce n'est pas mon genre littéraire de prédilection. Mais j'ai voulu dépasser mes a priori et j'ai bien fait : même si ce n'est pas original, j'ai passé un bon moment en compagnie d'Anna et de ses amis !
On suit donc notre héroïne qui doit passer un an en France. Elle va tomber amoureuse d'un garçon déjà pris et se lier d'amitié avec des gens tous plus attachants les uns que les autres.
Comme je l'ai écrit plus haut, l'histoire n'est pas originale. On sait d'office comment ça va se terminer, mais ce n'est pas un point dérangeant en soi. Je craignais surtout que ce soit trop gnan-gnan.
Finalement, c'est plutôt bien passé. On suit Anna à Paris durant un an, ses pérégrinations amicales et amoureuses et sa passion pour le cinéma. Elle va vivre une année pleine de rebondissements, bonnes ou mauvaises, ce qui apporte d'ailleurs sont lot de surprises bienvenues au récit.
J'ai donc découvert un récit très sympa à lire, qui m'a fait passer le temps. J'ai d'ailleurs éprouvé tellement d'attachement aux personnages que j'ai eu du mal à les quitter. Je suis ressortie de ce livre avec un petit pincement au cœur.
La romance en elle-même est très sympathique aussi : on a quand même Anna et Etienne qui passent leur temps à se tourner autour, ce qui en devient agaçant à la longue. Mais ils se dévoilent progressivement au contact l'un de l'autre. J'ai adoré cette façon qu'ils ont de se sentir totalement eux-mêmes quand ils sont ensemble.
J'ai adoré la galerie de personnages proposés par l'auteure.
Anna est américaine et se retrouve propulsée dans une école qu'elle n'a pas choisi, dans un pays dont elle ne maîtrise pas (ou très peu) la langue. Elle va petit à petit s'habituer à son nouvel environnement et prendre ses marques.
Je l'ai trouvée attachante, même si parfois nunuche dans ses réflexions par rapport à Etienne (en même temps, c'est un aspect négatif que je reproche souvent aux romances).
Etienne, justement, est tout aussi attachant. Il nous dévoile sa véritable nature à mesure qu'on avance dans le récit et j'ai été agréablement surprise par cette façon dont l'auteure a traité ce personnage.
Meredith, la première personne qu'Anna rencontre est sympa, même si j'ai été étonnée de sa réaction à la fin du roman.
On a aussi Josh, sans doute le plus prometteur de tous, mais pas suffisamment développé pour que j'en parle bien. Mais lui aussi est attachant.
De toute façon, c'est pas compliqué, toute la petite bande l'est !
C'est très bien écrit et fluide. J'ai surtout beaucoup aimé les descriptions de Paris ; ses rues, ses monuments, sa culture... Un portrait qui semble "magique" aux yeux d'Anna, notre narratrice. Elle découvre un univers radicalement différent du sien et elle nous le sait bien sentir lorsqu'elle en parle. Incontestablement le point fort de ce bouquin.
Une romance contemporaine loin d'être originale mais qui apporte une belle description de la vile parisienne. Le tout accompagné de personnages vivants et attachants.
Une jolie découverte !
jeudi 13 avril 2017
Les Ailes d'Alexanne, tome 2 : Mikal
HISTOIRE
Depuis qu'elle vit chez sa tante, Alexanne s'épanouit pleinement dans sa nouvelle vie.
Elle cherche maintenant à utiliser son don pour permettre à son oncle, Alexei, de reprendre son existence en main après des années de captivité au sein de la secte de la montagne.
Mais elle va vite se rendre compte qu'elle peut aussi bien l'aider que le nuire...
CRITIQUE
Après ma énième lecture du premier tome, je voulais poursuivre la série. Et même si ce deuxième volet est tout aussi plaisant à suivre, il reste encore très jeunesse. Autant ce point ne m'avais pas encore trop dérangée dans 4h44, autant là, c'est tellement flagrant que je ne peux pas ne pas y prêter attention.
On retrouve la famille Kalinovsky, quelques temps seulement après le tome un. Alexanne est bien décidée à faire en sorte qu'Alexei, son oncle, trouve enfin le bonheur. Seulement voilà, en l'aidant à retrouver son âme-sœur, elle va déclencher une série d'événements imprévisibles...
Si le côté fantastique est toujours présent, il est plus en retrait. La spiritualité qui m'avait tant séduite dans le volet précédent est relégué au second plan, au profil d'Alexei et de son passé tourmenté.
En soit, cela ne me dérange pas ; j'ai apprécié en apprendre davantage sur le personnage (mon préféré de la série, jusqu'à présent) et sur ce qu'il a subit durant son séjour dans la secte.
Malgré tout, l'auteure arrive à nous offrir des éléments supplémentaires à son univers, notamment via les âmes jumelles et les âmes-sœurs. C'est surtout ce point dont il est principalement question dans Mikal.
L'histoire est toujours aussi sympa à suivre, même si le côté "jeunesse" se ressent davantage dans ce tome.
Parce que l'auteure utilise quand même beaucoup de raccourcis pour avancer dans l'intrigue. Genre, Alexei a des pouvoirs mais personne ne s'en étonne (ou presque). Et comme nous sommes au royaume des gentils, tout le monde l'accepte sans souci et aide le jeune homme très (trop) facilement.
Et du côté des méchants, on cherche à l'enfoncer, voire pire.
Bref, c'est très manichéen tout ça. Y a pas vraiment de développement de ce côté-là. Et je ne pense pas que ce sera le cas dans les tomes suivants.
Et puis, tout est résolu en un clin d’œil. On a pas vraiment l'impression qu'un gros enjeu se joue, tellement l'histoire s'englue dans la facilité. C'est l'impression très désagréable que j'ai ressenti durant toute ma lecture (un peu comme dans le premier tome du Clan de la Louve).
L'intrigue n'est pas super développée, certes, mais les personnages, eux, le sont. En tout cas, certains d'entre eux qui étaient apparus dans le premier livre prennent plus d'importance ici.
C'est notamment le cas d'Alexei, vraiment propulsé sur le devant de la scène, au détriment de sa sœur et de sa nièce. J'aime toujours autant cet homme qui, sous des allures bourrus, se cache une énorme souffrance et un véritable désir de réintégrer la société. J'ai surtout adoré la relation qu'il a avec Christian ; un peu des larrons en foire ces deux-là !
Et puisque je parle de lui ; c'est certainement un personnage qui risque d'être récurrent dans la série. De part son métier et la relation qu'il a avec Alexei, il m'a agréablement surprise. Je n'ai pas encore éprouvé de véritable attachement pour lui, mais vu comment se termine ce bouquin, cela ne saurait tarder !
Autre personnage qui acquiert de l'importance : Danielle Léger, l'assistante sociale qui aide Alexanne au début du premier tome.
Elle joue un rôle capital, ce qui la propulse dans un rôle auquel je ne l'attendais pas. Elle devient dès lors un petit bout de femme incroyable qui se révèle à mesure que l'intrigue avance. Là encore, j'attends le tome trois pour me faire un avis plus complet sur elle.
Sans compter aussi Sylvain Paré qui joue un rôle minime dans 4h44, mais qui, là encore, se révèle davantage. Je l'ai bien aimé, mais sans plus.
Je suis par contre déçue du traitement d'Alexanne et de Tatiana. Elles sont plus en retrait ; j'espère qu'elles seront plus présentes dans le volet suivant parce qu'elles m'ont beaucoup manquée pendant cette lecture.
C'est très fluide et immersif ; Anne Robillard sait employer les mots pour accrocher son lecteur et l'entraîner dans son univers, même s'il est très jeunesse. Il en ressort du coup une lecture apaisante, mais manichéenne au possible.
Un deuxième tome toujours aussi sympa à lire, mais trop de facilités scénaristiques ont gâché ma lecture. De plus, c'est très manichéen, même si certains personnages sont plus présents dans ce volet. J'attends de voir la suite pour voir comment l'auteure va poursuivre son univers !
Depuis qu'elle vit chez sa tante, Alexanne s'épanouit pleinement dans sa nouvelle vie.
Elle cherche maintenant à utiliser son don pour permettre à son oncle, Alexei, de reprendre son existence en main après des années de captivité au sein de la secte de la montagne.
Mais elle va vite se rendre compte qu'elle peut aussi bien l'aider que le nuire...
CRITIQUE
Après ma énième lecture du premier tome, je voulais poursuivre la série. Et même si ce deuxième volet est tout aussi plaisant à suivre, il reste encore très jeunesse. Autant ce point ne m'avais pas encore trop dérangée dans 4h44, autant là, c'est tellement flagrant que je ne peux pas ne pas y prêter attention.
On retrouve la famille Kalinovsky, quelques temps seulement après le tome un. Alexanne est bien décidée à faire en sorte qu'Alexei, son oncle, trouve enfin le bonheur. Seulement voilà, en l'aidant à retrouver son âme-sœur, elle va déclencher une série d'événements imprévisibles...
Si le côté fantastique est toujours présent, il est plus en retrait. La spiritualité qui m'avait tant séduite dans le volet précédent est relégué au second plan, au profil d'Alexei et de son passé tourmenté.
En soit, cela ne me dérange pas ; j'ai apprécié en apprendre davantage sur le personnage (mon préféré de la série, jusqu'à présent) et sur ce qu'il a subit durant son séjour dans la secte.
Malgré tout, l'auteure arrive à nous offrir des éléments supplémentaires à son univers, notamment via les âmes jumelles et les âmes-sœurs. C'est surtout ce point dont il est principalement question dans Mikal.
L'histoire est toujours aussi sympa à suivre, même si le côté "jeunesse" se ressent davantage dans ce tome.
Parce que l'auteure utilise quand même beaucoup de raccourcis pour avancer dans l'intrigue. Genre, Alexei a des pouvoirs mais personne ne s'en étonne (ou presque). Et comme nous sommes au royaume des gentils, tout le monde l'accepte sans souci et aide le jeune homme très (trop) facilement.
Et du côté des méchants, on cherche à l'enfoncer, voire pire.
Bref, c'est très manichéen tout ça. Y a pas vraiment de développement de ce côté-là. Et je ne pense pas que ce sera le cas dans les tomes suivants.
Et puis, tout est résolu en un clin d’œil. On a pas vraiment l'impression qu'un gros enjeu se joue, tellement l'histoire s'englue dans la facilité. C'est l'impression très désagréable que j'ai ressenti durant toute ma lecture (un peu comme dans le premier tome du Clan de la Louve).
L'intrigue n'est pas super développée, certes, mais les personnages, eux, le sont. En tout cas, certains d'entre eux qui étaient apparus dans le premier livre prennent plus d'importance ici.
C'est notamment le cas d'Alexei, vraiment propulsé sur le devant de la scène, au détriment de sa sœur et de sa nièce. J'aime toujours autant cet homme qui, sous des allures bourrus, se cache une énorme souffrance et un véritable désir de réintégrer la société. J'ai surtout adoré la relation qu'il a avec Christian ; un peu des larrons en foire ces deux-là !
Et puisque je parle de lui ; c'est certainement un personnage qui risque d'être récurrent dans la série. De part son métier et la relation qu'il a avec Alexei, il m'a agréablement surprise. Je n'ai pas encore éprouvé de véritable attachement pour lui, mais vu comment se termine ce bouquin, cela ne saurait tarder !
Autre personnage qui acquiert de l'importance : Danielle Léger, l'assistante sociale qui aide Alexanne au début du premier tome.
Elle joue un rôle capital, ce qui la propulse dans un rôle auquel je ne l'attendais pas. Elle devient dès lors un petit bout de femme incroyable qui se révèle à mesure que l'intrigue avance. Là encore, j'attends le tome trois pour me faire un avis plus complet sur elle.
Sans compter aussi Sylvain Paré qui joue un rôle minime dans 4h44, mais qui, là encore, se révèle davantage. Je l'ai bien aimé, mais sans plus.
Je suis par contre déçue du traitement d'Alexanne et de Tatiana. Elles sont plus en retrait ; j'espère qu'elles seront plus présentes dans le volet suivant parce qu'elles m'ont beaucoup manquée pendant cette lecture.
C'est très fluide et immersif ; Anne Robillard sait employer les mots pour accrocher son lecteur et l'entraîner dans son univers, même s'il est très jeunesse. Il en ressort du coup une lecture apaisante, mais manichéenne au possible.
Un deuxième tome toujours aussi sympa à lire, mais trop de facilités scénaristiques ont gâché ma lecture. De plus, c'est très manichéen, même si certains personnages sont plus présents dans ce volet. J'attends de voir la suite pour voir comment l'auteure va poursuivre son univers !
mercredi 12 avril 2017
Le Clan de la Louve, tome 1
HISTOIREAnaïd est une adolescente de 14 ans qui en paraît pourtant dix.
Un jour, sa mère disparaît brutalement. Elle va alors découvrir l'incroyable secret qui plane sur elle et sa famille depuis des générations : c'est une sorcière du clan des Omar.
Or, les Odish, leurs ennemies jurées, s'apprêtent à effectuer leur retour. Anaïd va alors se trouver au cœur d'une guerre ancestrale entre les deux clans.
CRITIQUE
J'ai déjà lu ce premier tome des années auparavant. Et je me souviens avoir bien aimé, mais sans plus.
Des années plus tard, je ressors beaucoup plus mitigée : encore une fois, c'est clairement trop jeunesse pour moi.
Nous suivons Anaïd, une adolescente qui va découvrir qu'elle est une sorcière, suite à la disparition de sa mère.
Au travers de son histoire, on va découvrir la mythologie abordée grâce à la sorcellerie.
On apprend ainsi qu'il existe deux grands clans de sorcières : les Omar et les Odish.
Les Omar sont les "bonnes" sorcières" qui œuvrent au bien commun ; les Odish cherchent à s'approprier la jeunesse et la beauté éternelle grâce au sang des Omar. Inutile de préciser qu'ils sont en guerre depuis des millénaires.
On découvre aussi que les Omar sont divisés en plusieurs clans : la louve, le dauphin, la couleuvre, etc. Et tous liés aux quatre éléments : eau, feu, terre et air.
J'ai beaucoup aimé cet aspect du bouquin qui nous est amené parfois de façon brutale. Paradoxalement, on assimile vite et facilement toutes ces informations.
Malheureusement, si la mythologie est bien développée, il n'en n'est pas de même pour l'apprentissage de la sorcellerie.
Car Anaïd va apprendre à utiliser ses pouvoirs. Je pensais qu'on aurait des passages complets sur son apprentissage de la magie.
Pas du tout !
Les rares moments où on parle sont expédiés très vite ; en cause, l'héroïne qui comprend tout tellement vite qu'elle se lance dans l'apprentissage en autodidacte. Au grand étonnement de son entourage, d'ailleurs.
Je suis très déçue par la manière dont l'auteure traite le sujet parce qu'au vu de la sorcellerie basée sur les quatre éléments, y avait de l'idée. C'est là où tout le côté "jeunesse" du récit ressort ; c'est trop facile, on a l'impression que pour Anaïd, tout lui tombe tout cuit dans le bec.
Du coup, on a une absence (presque) totale d'enjeu : à partir du moment où vous avez un protagoniste qui arrive à maîtriser la magie alors qu'il ne savait même pas que ça existait auparavant et résout les problèmes très facilement, on ne peut pas dire que ce soit passionnant à suivre. Parce que comme tout est facile pour le personnage principal, ça en devient risible. Mais le but est, justement, de lui permettre d'évoluer en traversant une série d'épreuves. Ici, c'est pas du tout le cas !
Et c'est pareil pour l'histoire.
On a quand même un personnage qui disparaît brutalement, mais durant les 2/3 du récit, on passe notre temps à suivre Anaïd et sa découverte de la magie et de tout ce qui tourne autour des Omar et des Odish. Tout est finalement résolu dans le dernier tiers et de façon si expéditive (le combat final dure à peine deux pages !) que je n'y ai pas cru une seconde.
En plus, j'avais déjà deviné LE point central du récit avant même d'avoir entamé la lecture (il faut dire aussi que la quatrième de couverture n'est pas très discrète sur le sujet...). Le récit perd donc en suspens et en intérêt. Je ne me suis pas ennuyée non plus, mais je suivais les aventures de l'héroïne sans me sentir concernée par ce qui leur arrivait.
Quand aux personnages, je n'ai ressenti aucun attachement spécifique.
Anaïd m'a tapée sur les nerfs durant la première moitié du roman. On nous la présente comme une adolescente réfléchie et très intelligente pour son âge. A part son apprentissage où elle capte tout sans effort et les deux discours qu'elle prononce, je n'ai pas ressenti cet aspect "intelligence hors-norme" qu'on nous décrit. Elle passe son temps à enchaîner les bêtises que ses tantes doivent réparer après.
Et même arrivée à la seconde partie, même si son caractère s'améliore, c'est toujours pas ça. Elle prend des décisions sans avertir personne (faut dire aussi que son entourage est mou du genou !) et se lance tête baissée dans des situations parfois dangereuses.
Bref, je ne me suis pas attachée elle, puisque je l'ai trouvée insupportable.
Séléné, sa mère, m'est apparue indifférente. Je n'ai pas eu d'atomes crochus avec elle.
Quand aux autres Omar qu'on suit, c'est pareil. Et c'est pire pour certaines d'entre elles, parce que, comme je l'ai écrit plus haut, elles sont totalement molles ! On dirait qu'elles ne se sentent pas du tout concernées par ce qui se passe. Et c'est une gamine de 14 ans qui résout les problèmes, au nez et à la barbe de sorcières plus âgées et expérimentées qu'elle ! Certes, cela s'explique par le rôle d'Anaïd, mais quand même... C'est tellement énorme qu'on a du mal à y croire !
Je ne retiens rien de spécial concernant le style. Ça se lit vite et bien. C'est tout.
Un premier tome décevant, de part l'héroïne insupportable et son entourage à la ramasse. Sans compter l'aspect magie pas très développé et l'histoire sans surprise.
lundi 10 avril 2017
C'est Lundi, que lisez-vous ? (4)
Bonjour tout le monde !
On se retrouve aujourd'hui pour un nouveau numéro du Lundi, où je vous parle de mes lectures passées, présentes et à venir.
1. Qu'ai-je lu la semaine dernière ?
- De la part du diable => Un roman historique sympa où, à travers le point de vue de deux jeunes filles, on découvre la chasse au sorcières au 17ème siècle.
- Le Clan de la Louve, tome 1 => Un premier tome décevant où l'héroïne tape sur les nerfs mais apprend tellement vite et tellement facilement qu'on se demande comment son clan n'a pas capté plus tôt qu'elle était l'élue... En plus, le roman est très prévisible et le combat final est expédié en quelques pages.
- Les Ailes d'Alexanne, tome 2 : Mikal => Un deuxième tome où Alexei est davantage mis en avant, pour mon plus grand plaisir ! Mais l'aspect spiritualité est relégué au second plan et l'auteure utilise toujours autant de facilités pour faire avancer l'intrigue.
- Anna et le French Kiss => Etant donné que je partais avec un a priori négatif, finalement, c'est bien passé. Bon, c'est pas super original, mais j'ai beaucoup aimé suivre les relations entre les personnages.
2. Que suis-je en train de lire ?
Hantée, tome 1 : Les Ombres de la Ville de Maureen Johnson, une lecture pour l'instant pas très passionnante. J'espère que ça va s'améliorer parce que je n'accroche pas des masses, pour l'instant...
3. Que vais-je lire ensuite ?
Je n'ai pas fixé de lecture spécifique pour la semaine ; ce sera donc la surprise totale :)
On se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro du Lundi !
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